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Base de données du Roland d'Oxford

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La «Base de données du Roland d'Oxford» est un ensemble hétéroclite, mais ce n'est pas une accumulation anarchique d'éléments. Elle a pour centre un texte en clair : l'Édition électronique du «Roland» d'Oxford. Les autres éléments
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  Base de données du  Roland  d’Oxford ∗ Hitoshi O gurisu (ogurisu@center.wakayama-u.ac.jp)22 avril 2013 La «Base de données du  Roland  d’Oxford» est un ensemble hétéroclite,mais ce n’est pas une accumulation anarchique d’éléments. Elle a pourcentre un texte en clair : l’ Édition électronique du «Roland» d’Oxford . Lesautres éléments se répartissent en deux groupes :– des ensembles de données qui concernent le texte de cette édition– des logiciels, avec lesquels on peut manipuler le texte et les donnéesqui le concernent.Ilvasansdirequela ChansonduRoland estunedesœuvresfrançaiseslesplusétudiées.Beaucoupdechercheursontmenéàsonsujetdesrecherchesapprofondies. Mais elle ne nous a pas encore livré tous ses secrets. Loin delà! Ce n’est donc pas étonnant que des chercheurs continuent de l’étudier,deux cents ans après la découverte du manuscrit d’Oxford. Mais pendantcette longue tradition d’études, s’est fait jour un problème épineux : cetteimmense montagne d’informations accumulées par nos prédécesseurs. Ene ff  et,ilestdepuislongtempstrèsdi ffi ciledelesparcouriretd’ensaisirtoutle panorama : il arrive que même des chercheurs érudits tantôt négligent,tantôt comprennent mal certains fruits apportés par d’autres chercheurs.Notre base de données est conçue comme solution de ce problème. Ellese compose de plusieurs ensembles d’informations, chacun desquels cor-respond exclusivement à un vers de notre poème : autrement dit, toutesles informations sur chaque vers s’intègrent dans un de ces ensembles.Aussi l’utilisateur n’aura-t-il qu’à saisir le numéro d’un vers, pour accéder ∗ Nous remercions Grants-in-Aid for Scientific Research de nous avoir accordé la sub-vention (JSPS KAKENHI: 21520331) dont nous avons profité pour la confection de la basede données du  Roland  d’Oxford et la rédaction de ce document. 1  à toutes les remarques, à tous les commentaires, à tous les éclaircissementsque les études rolandiennes ont présentés sur ce vers jusqu’ici... Mais celane correspond nullement encore à l’état actuel de notre base de donnéesparce que notre travail est encore loin d’être achevé. C’est seulement le butultime recherché que nous ne pourrons peut-être pas atteindre de notrevivant. Tout ce que nous avons pu faire jusqu’ici, fut de poser quelquesunes des premières pierres de cet édifice gigantesque. ( Figure 1  : Structure de notre base de données) Les informations qui portent sur le  Roland  d’Oxford sont très variéeset incalculables. Notre projet doit être réalisé étape par étape. Il nous fautdonc choisir les objets de notre premier recensement, avant d’entamernotre projet. Or, les documents les plus importants concernant une œuvre2  médiévale, ce sont les manuscrits et les éditions scientifiques de celle-ci.Il est donc naturel de commencer par recenser les corrections et lecturesconjecturales proposées par les éditeurs du manuscrit d’Oxford (à savoirles di ff  érences entre les éditions et le manuscrit 1 ). D’autre part on peutfacilement prévoir qu’il sera pratique de recueillir en même temps les re-marques et commentaires présentés par les éditeurs : sinon nous recueille-rions les leçons proposée par les éditeurs sans confirmer la justification decelles-ci.Cequirendraitnotretâchetropmonotone.Aussifaut-ilexaminertous les vers et toutes les notes de chaque édition. Mais alors, notre travailrisque de se prolonger démesurément : il existe au moins une trentained’éditions du  Roland  d’Oxford sans compter leurs nombreux tirages, niles autres éditions introuvables ou peu accessibles. C’est pourquoi, pourle moment, les éditions relativement récentes et importantes sont seulessoumises aux examens exhaustifs : celle de Bédier, de Mortier, de Moignet,de Whitehead, de Brault, de Segre, de Dufournet et de Short.Mais avant d’e ff  ectuer ce recensement, nous avons dû accomplir untravail préparatoire très important. Etant donné que notre tâche consisteà recueillir les di ff  érences entre le manuscrit et les éditions de celui-ci, ilfaut d’abord déterminer le texte du manuscrit. D’ailleurs, dans notre basede donnée, c’est le numéro de vers qui sert de clé primaire permettant àl’utilisateur d’accéder à n’importe quelle information. Ainsi faut-il numé-roter les vers du texte suivant l’ordre dans le manuscrit. Au premier abordl’édition de Mortier semble appropriée à la solution de ces deux questions.Mais comme le signale Segre, cette édition interprétative laisse beaucoupà désirer. Nous avons dû donc la réviser et la remanier de fond en combleen gardant sous les yeux le manuscrit numérisé : suppression des erreurs,modificationtotaledesponctuations,additionsdesnotespaléographiques,etc.Auboutdeceremaniement,letexten’étaitplusceluideMortier.C’étaitdéjà notre propre édition, à savoir l’ Édition électronique du Roland d’Oxford .Ainsi l’édition de Mortier s’est-elle vue enlever la qualité d’édition de basede notre projet et est devenue l’une des éditions que nous comparons avecla nôtre, qui est à son tour l’édition de base. 1. Certes il existe plusieurs manuscrits de la  Chanson de Roland . Mais, pour le présent,il faut faire abstraction des autres versions qui s’éloignent trop de celle d’Oxford, puisquenotre base de données a essentiellement pour objet du «Roland» d’Oxford. Mais bien sûrnouslesutilisonspourmieuxanalyseretmieuxcomprendreletextedecelui-ci.D’ailleursil n’est pas du tout exclu que le texte entier des autres versions soient intégré un jour oul’autre dans notre base données. 3  A vrai dire, la confection de notre édition est e ff  ectuée parallèlementà la comparaison entre celle-ci et l’ouvrage des huit éditeurs dont nousavons parlé ci-dessus. D’abord, nous avons recueilli les erreurs et les le-çons fausses ou inappropriées selon nos critères dans le texte de Mortier,non seulement pour les modifier, mais aussi pour les enregistrer commedi ff  érences entre l’édition de Mortier et la nôtre. Après cela nous avonscomparé chacune des sept éditions restantes avec la nôtre. Ainsi notreédition constitue le nœud des comparaisons des éditions (cf. la figure 2).Ce faisant nous pouvons présenter au lecteur le texte des autres éditionsexaminées, sans violer le droit d’auteur de leurs éditeurs. ( Figure 2 relations entre les éléments dans notre base de données ) Il est possible que l’explication que nous venons de proposer, donne aulecteuruneimpressionfaussesurnotreédition:soulignonsdoncquenousavons comparé celle-ci beaucoup plus souvent avec le manuscrit numériséqu’avecaucuneautreédition.Ene ff  etnousavonsexaminéminutieusementles images de folios, et cela nous a valu quelques découvertes qui peuventaméliorer l’interprétation de notre texte (cf. notre article : «De nouveau sur4  le texte du  Roland  d’Oxford», à paraître dans la  Zeitschrift für RomanischePhilologie . En outre, les autres éditions que les huit ne sont pas totalementexclues de notre recensement. A propos des parties les plus litigieuses dutexte, nous avons consulté toutes les éditions dont nous disposions (Voirlesbibliographiesommairequifiguredanslaversionpdfdenotreédition.)***En résumé, notre base de données est un texte du  Roland , dont chaquevers constitue un tiroir où s’entassent les informations qui le concernent.Mais rappelons que ce n’est qu’un de ses divers aspects. Notre éditionest aussi un texte encodé, maniable sur l’ordinateur. On peut en faire uneconcordance, y e ff  ectuer la recherche exhaustive d’une forme de mot, etc.D’ailleursnousprésentonsnonseulementletexteetlesinformations,maisaussi des logiciels pour les manipuler diversement. Par exemple, avecLexicaNEO, l’utilisateur peut obtenir en un instant toutes les occurrencesd’une forme de mot dans notre texte. Avec Oliphan, on peut e ff  ectuerdes recherches dans le manuscrit : toutes les occurrences d’une forme demot sont facilement repérables sur les images du manuscrit. Notre basede données est donc munie de ses propres interfaces, qui sont toujourssoumisesàl’améliorationetquiaugmententprogressivementennombres.Enfin, à travers la préparation de notre base de données, surtout celle denotre édition, plusieurs instruments informatiques ont été développés :des dictionnaires (GdfEdic, LexRomEdic, etc.) et des logiciels (Durendal etLexicaNEO) pour les consulter.En dernière anaylse, la «Base du données du  Roland  d’Oxford» est uncomplexe que nous avons développé et développerons, dans le but derendre service aux chercheurs et amateurs des œuvres médiévales fran-çaises dont la  Chanson de Roland  occupe le centre.5
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