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Commémoration du Centenaire de la Grande Guerre. Lettres écrites par Bastien et Alexandre, élèves de 1ES

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Commémoration du Centenaire de la Grande Guerre Lettres écrites par Bastien et Alexandre, élèves de 1ES Cher Robert, 9 octobre 1916 Cela fait deux ans aujourd hui que nous nous sommes plus vu. Je prends
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Commémoration du Centenaire de la Grande Guerre Lettres écrites par Bastien et Alexandre, élèves de 1ES Cher Robert, 9 octobre 1916 Cela fait deux ans aujourd hui que nous nous sommes plus vu. Je prends l initiative de t'écrire cette lettre afin de reprendre contact avec toi, vieil ami. La raison qui me pousse à te parler est la suivante : l envie de reparler à un vieil ami avant de mourir. Je suis actuellement en Meuse, ici c est une description parfaite de l enfer que je vois chaque jour. Je ne compte plus les cadavres de mes connaissances, mais la guerre fait de nous des machines sans cœur, j'arrive donc à supporter ces atrocités. Francis va bien, malgré sa jambe, je m en suis assuré grâce à l échange de quelques lettres. En espérant te revoir bientôt, Jean ton ami sincère. 28 octobre 1916 Cher Jean, Ici à Verdun ce n est pas facile de tenir. Chacun de nous pense à sa famille, à ses enfants qui risquent de perdre leur père à tout moments. Les blessés se comptent par milliers et les morts se font oublier dans cette boue immonde au milieu des rats. Tes lettres me font grand plaisir malgré que votre situation au front soit identique à la nôtre. Chaque jour est une boucherie, les obus arrivent en pluie, voir ses camarades tomber les uns après les autres m empêchent de dormir, les entendre gémir me fait frissonner. Ces deux années ont été trop longues chaque jour est identique, nous sommes là à attendre la mort comme de la viande. Je ne sais pas jusqu à quand ça va durer mais cette guerre Franco-Allemande ne mènera à rien au final à part à savoir laquelle de nos deux nations est la meilleure. Beaucoup deviennent fou et fuient la guerre mais sont rattrapés et fusillés. Dans l'espoir de se revoir très vite mon ami. Tiens bon et on se retrouvera. Robert ton fidèle ami. Cher Robert, 2 janvier 1917 Merci de ta réponse et continues à te battre jusqu à la fin de cette guerre d épouvante. Le froid a pris possession de nos tranchées depuis maintenant trois semaines et le doux rideau de neige recouvre peu à peu le corps des cadavres. À l heure ou je t écris, les obus tombent à quelques dizaines de mètres de moi seulement, creusent des cratères ensanglantés. Il y a une chose qu il faut que je te dise : je n ai pas peur de mourir... J ai seulement peur de m habituer à cette guerre et de devenir fou. Mes salutations les plus sincères. Jean PS : les désertions : se font de plus en plus importantes sur le front. 19 février 1917 Cher Jean, La neige à fait son apparition ici aussi. Nous sommes tous congelés, dans la tranchée Georges a glissé sur du verglas caché par la neige et est tombé sur le coccyx, ça nous a bien fait rire. La bonne ambiance s installe entre nous et nous pleurons la perte de nos amis. Cette semaine un petit nouveau est arrivé, il n a pas supporté l atrocité et a déserté mais le malheureux fut rattrapé et fusillé. Il avait tout juste 18 ans. Hier nous avons retrouvé mort un homme dans la tranchée mais personne ne connaît la cause sûrement un de ces nettoyeurs de tranchés. Le bruit des avions résonne dans ma tête m empêche de prendre du repos en arrière. Aujourd hui les boches nous ont attaqués. Le commandant m a ordonné de me poster à la mitraillette. Je les ais tirés comme des lapins mais ça me faisait mal au cœur de voir tous ses humains périr à cause de moi. Des anglais sont sur notre front pour nous aider et je dois avouer qu ils s en sortent bien. Je dois y retourner mon cher Jean, pour tenir la position et sauver notre patrie. Dans l espoir que l on se revoit indemne après cette foutue guerre. Robert 14 mars 1917 Mon cher Robert, La guerre a fait un autre blessé et cette fois ci c est moi. Un tir d obus m a arraché la main le 28 février, alors que les derniers monticules de neige fondaient. Je suis soulagé, je rentre au village dès que ma blessure aura cicatrisé, qu ils disent les médecins!!! En espérant que toi aussi la guerre te permettra de revenir vivant. Jean ton ami maintenant handicapé. PS : Tu peux remercier l'infirmière à qui je dédie cette lettre, ma seule main est maintenant la gauche. Lettres écrites par Bastien et Alexandre, ES
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