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COMMUNICATION SUR LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE

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Rapport pour le conseil régional MAI 2019 Présenté par Valérie PÉCRESSE Présidente du conseil régional d Île-de-France COMMUNICATION SUR LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE CR CONSEIL RÉGIONAL D ÎLE-DE-FRANCE
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Rapport pour le conseil régional MAI 2019 Présenté par Valérie PÉCRESSE Présidente du conseil régional d Île-de-France COMMUNICATION SUR LE DÉCROCHAGE SCOLAIRE CR CONSEIL RÉGIONAL D ÎLE-DE-FRANCE 2 RAPPORT N CR Sommaire EXPOSÉ DES MOTIFS...3 ANNEXES AU RAPPORT...26 Lettre de mission de la Présidente de la région Île-de-France...27 Liste des personnes et structures contactées dans le cadre de cette mission...30 CONSEIL RÉGIONAL D ÎLE-DE-FRANCE 3 RAPPORT N CR EXPOSÉ DES MOTIFS Rapport sur le décrochage scolaire 1.-Introduction Le décrochage scolaire est un fléau qui a des conséquences graves pour les jeunes qui en souffrent. Il n'épargne malheureusement pas la région Ile-de-France. La loi du 5 mars 2014, relative a la formation professionnelle, a l emploi et a la démocratie sociale, a confié aux régions la coordination des actions de prise en charge des jeunes sortis du système éducatif. La Présidente de la région Ile-de-France a souhaité aller plus loin que ce cadre législatif, en faisant du décrochage scolaire la grande cause régionale Cette mission s inscrit dans ce cadre. Comme l'indique la lettre de mission de la Présidente 1, elle a pour enjeu d engager une réflexion permettant une approche systémique de ce phénomène polymorphe, tant dans l analyse de ses facteurs et de ses actions que dans l interrogation sur la mise en synergie de tous les acteurs de l écosystème du décrochage. 2.-Méthodologie de la mission La mission s'est employée à dresser un diagnostic de la situation francilienne, et à évaluer les actions de lutte contre le décrochage scolaire. Elle a souhaite construire une analyse partagée des dynamiques de ces actions. Elle s'est appuyée pour cela sur des auditions d'un large panorama d'acteurs 2. Les auditions ont été menées de manière à avoir une vision systémique du problème, et représentative de l'ensemble du territoire francilien. Les chapitres 3 et 4 de ce rapport sont le fruit de la retranscription de ces auditions, en lien avec un travail bibliographique sur le sujet. Le chapitre 5, qui formule les recommandations de la mission, sont les conclusions partagées par tous les acteurs, et sur lesquelles la région Ile-de-France peut agir dans le cadre de ses compétences, notamment en direction des lycéens et des collégiens de 3ème. 3.-Panorama du décrochage scolaire Qu'est-ce que le décrochage scolaire? Le lien entre l'élève et l'école a subi de nombreuses évolutions au cours des dernières décennies. En effet, depuis 1880 et Jules Ferry, l'école élémentaire est devenue 1La lettre de mission est en annexe 1 de ce rapport. 2La liste des personnes contactées est disponible en annexe 2 de ce rapport. CONSEIL RÉGIONAL D ÎLE-DE-FRANCE 4 RAPPORT N CR obligatoire pour tous les enfants, et en 1969 ce principe de scolarité obligatoire a été étendu jusqu'à l'âge de 16 ans. En 1980, l'accroissement du chômage a induit un changement structurel : il est devenu obligatoire d'avoir un diplôme pour avoir un emploi. C'est donc tout naturellement, suite à ces évolutions, que le questionnement relatif au décrochage scolaire est apparu dans les développements de politique publique. Au cours des années 2000, les enseignants et les chercheurs ont commencé à parler du décrochage scolaire, mais le problème était souvent nié. En 2005, suite aux accords de Lisbonne instituant 80% d'une classe d'âge au baccalauréat et 50% à un diplôme de l'enseignement supérieur, le décrochage scolaire est apparu comme un problème national. La notion de «décrocheur scolaire» est une notion qui recouvre plusieurs définitions. Selon le ministère de l Éducation nationale, le décrochage scolaire est défini par «tout jeune qui quitte un système de formation initiale sans avoir le niveau de qualification minimum requis par la loi», a savoir un baccalauréat général ou un diplôme a finalité professionnelle de type CAP ou BEP (article L du Code de l'éducation). Mais certaines structures insistent plutôt sur taux d absentéisme, sur les démissions des élèves (départ volontaire de l'élève, après l'âge de 16 ans), sur les exclusions, sur les déscolarisations ou encore sur le fait qu'un élève est perdu de vue (cas d'un élève non inscrit dans les bases de données de l'éducation nationale, l'année suivant une sortie sans diplôme). Face à ces différentes notions, il est facile de comprendre que la problématique du décrochage scolaire est différente selon le niveau scolaire observé : le collège, où l'école est obligatoire, le lycée, où la scolarité n'est plus obligatoire mais où les objectifs de Lisbonne sont très présents, et l'université, où la notion de décrochage est très récente. Les conséquences du décrochage scolaire Les conséquences du décrochage scolaire sont multiples : il y a en tout premier lieu un enjeu individuel pour l'élève : l'estime de soi et la confiance en soi en sont impactées, et les solutions que les jeunes trouvent pour passer leur temps (faire semblant d'être scolarisé, regarder la télévision, jouer aux jeux vidéos, faire des petits boulots, vivre des histoires d'amour,...) ne leur permet pas de se projeter dans la reprise d'études. il y a ensuite un enjeu scolaire : suivre l'enseignement secondaire jusqu'à sa fin devient la norme pour l'ensemble de la jeunesse. Aussi, arrêter une scolarité en cours de route revient à sortir de la norme établie. il y a aussi un enjeu social : le décrochage scolaire est une des causes qui amène au chômage de longue durée. Les jeunes qui ont décroché ont deux fois plus de chances d'être sans emploi que ceux qui sont sortis avec un diplôme de CAP ou de niveau baccalauréat 3. enfin, il y a un enjeu économique : une situation de jeune en décrochage scolaire induit malheureusement souvent une situation de chômage qui représente un manque à gagner dans l'économie du pays, et des dépenses en matière de transferts sociaux. En 2012, on estimait que le coût du décrochage scolaire, pour une personne, tout au long de la vie, était de Voir Depp RERS 2017 : «En 2016, lorsqu'ils ont quitté leurs études initiales depuis 1 à 4 ans, 11,0% des jeunes diplômés de l'enseignement supérieur sont au chômage, contre 25,5% des diplômés de CAP BEP, ou d'un baccalauréat, et 52,4% des jeunes ayant pour plus haut diplôme le diplôme national du brevet ou ne possédant aucun diplôme». 4Conférence de comparaisons internationales, CNESCO 2017. CONSEIL RÉGIONAL D ÎLE-DE-FRANCE 5 RAPPORT N CR Les origines du décrochage scolaire Ce qui ressort des auditions de la mission, c'est le caractère multifactoriel et protéiforme des origines du décrochage scolaire. On trouve parmi ces causes : des difficultés d'apprentissage et d'adaptation au rythme scolaire se manifestant dès les premières années de la scolarité obligatoire; des orientations par défaut ou subies dans des filières qui ne correspondent pas à l'intérêt des jeunes ; des décalages entre l'imaginé et la réalité d'une filière ; des décalages entre les représentations de la famille et l'école, sur l'intérêt de faire d études ; la durée des trajets pour aller en classe, l accès et le coût des transports ; la fracture territoriale entre petite et grande couronne sur les inégalités d accès à l offre de formation ; des soucis de santé, et d'addiction avec le constat d une très forte médicalisation des problèmes scolaire ; des préoccupations ou troubles liés à l adolescence ; des ennuis judiciaires et problématiques de délinquance ; des situations sociales nécessitant que le lycéen cumule un emploi en parallèle de ses études ; des combinaisons de toutes ces causes venant se superposer à un parcours de vie déjà complexe. Les recherches du professeur Alain Bentolila montrent de leur côté la relation entre le décrochage scolaire et la «déprivation culturelle». Beaucoup de décrocheurs sont «peu lecteurs» et ce déficit d endurance et de compréhension des textes conduit au décrochage. Pour lui, la prévention du décrochage passe par un combat contre l illettrisme visant à redonner le goût de la lecture à ces jeunes par le biais d atelier de lecture ou d écriture en faisant de l École un lieu de passation et d attraction. Le ministère de l'éducation a réalisé une étude montrant que le décrochage scolaire est la conséquence d'un désintérêt progressif d'un élève pour l'école. Ce désintérêt est une «accumulation de facteurs qui tiennent à la fois au parcours personnel du jeune et à la façon dont fonctionne le système éducatif» 5. A ce sujet, les témoignages d'élèves décrocheurs sont très illustratifs de la situation qu'ils vivent : «J'ai décroché au collège car il y avait trop de savoirs et pas assez de relations, on était une masse et pas un singulier. On décroche car on se sent invisible, pas pris en compte.» «Réussir à l'école, c'est avant tout y rester, mais ça ne dépend pas que de nous.» «Ce que je viens chercher à l'école? Des rencontres avec les profs, avec les élèves... une socialisation. Pourtant, ce n'est pas ce que j'y trouve.» «Je n'ai vraiment trouvé aucun intérêt à suivre les cours. Ça ne m'apportait rien.» «J'avais beau faire tous les efforts du monde, je n'y arrivais pas. C'était trop difficile pour moi.» 5Voir CONSEIL RÉGIONAL D ÎLE-DE-FRANCE 6 RAPPORT N CR La conséquence directe des origines multifactorielles du décrochage scolaire, confirmée par les témoignages des élèves, explique les difficultés à lutter contre ce phénomène. Ce n'est pas la mise en place d'un seul dispositif qui réussira à régler le problème, mais bien l'intervention de nombreux acteurs porteurs d'une même politique générale de lutte, cohérente, pragmatique, et adaptée à la réalité du terrain. Les indicateurs utilisés pour quantifier le decrochage scolaire Quantifier le décrochage scolaire est un exercice très difficile. La première difficulté est liée à la définition de ce qu'est un décrocheur scolaire. Le ministère de l éducation nationale définit le décrochage comme un processus qui conduit un jeune en formation initiale à se détacher du système de formation jusqu à le quitter avant d avoir obtenu un diplôme. Mais la difficulté de suivre les cohortes de jeunes élèves qui peuvent avoir des parcours très divers ne permet pas de quantifier précisément le nombre de ceux qui s'inscrivent dans cette définition. De plus, il existe deux points de vue sur le calcul de ce nombre : si on le calcule à un instant donné, cela donne une indication sur le volume de décrocheurs, mais cela ne permet pas de connaître son évolution au cours d'une année scolaire, ni les flux entrants et sortants ; si on cherche à le calculer selon une logique de flux entrant et sortant, il faut s'appuyer sur des données disponibles et fiables, ce qui n'est pas aujourd'hui le cas pour la classe d'âge s'étalant de 16 à 25 ans. Néanmoins, il existe de nombreux indicateurs pour quantifier le décrochage scolaire : le taux de sortants sans diplôme (outre le brevet) : ce taux est disponible dans les statistiques de la Depp. Il indique le taux d'élèves ayant décroché du système scolaire, chaque année. Pour éviter les biais d'étude, il est souvent nécessaire de faire des analyses sur trois ans et plus, car des jeunes sortants peuvent revenir se scolariser quelques années plus tard. Toutefois ce biais est limite par la faiblesse du nombre de reprises de formation qualifiante par les jeunes ayant décroche au secondaire. Selon cet indicateur, la part de jeunes qui ont interrompu leurs études secondaires avant la dernière année du second degré a augmenté de plus de 2 points entre 2008 (7,8%) et 2010 (9,9%), puis de 0,4 point en 2011 (10,3%), avant de diminuer de 1,6 point en 2012 (8,7%), et rester stable jusqu'en 2014 (8,6%) 6. Toutefois, comme l'indique la Depp, cet indicateur dépend des modifications de la structure de la population scolaire. le taux de sortants précoces : ce taux mesure, parmi les ans, la part de ceux qui n'ont pas suivi de formation au cours des quatre dernières semaines, et ne sont pas diplômé (ou ont au mieux le brevet). Il s agit d un indicateur montrant le volume de décrocheur, mais il est sensible a la fois aux actions de prévention et aux actions de remédiation. Néanmoins, c'est cet indicateur qui sert de référence aux objectifs Europe 2020 pour Eurostat 7. Il permet de constater une diminution du décrochage scolaire (on passe de 12,8 % en 2007 a 8,8 % en 2016, selon les données RERS). Mais la baisse de cet indicateur peut être la conséquence d une augmentation du nombre de jeunes diplômés en formation initiale, d'une modification de la structure de formation, ou d efforts nationaux réalisés dans la formation continue (dispositifs d aide a l emploi avec formation auprès des moins diplômés). le recensement des jeunes en situation de décrochage scolaire : ce recensement national est fait depuis 2011, en croisant les informations du ministère de 6Voir RERS 2017 de la Depp, «Le niveau d'étude à la sortie du système éducatif». 7Voir CONSEIL RÉGIONAL D ÎLE-DE-FRANCE 7 RAPPORT N CR l éducation nationale, du ministère de l Agriculture et des missions locales. Il s'agit du SIEI (Système Interministériel d Échange d Informations). Il est destiné a identifier les jeunes qui ont interrompu une formation secondaire dans laquelle ils étaient inscrits l année précédente sans avoir obtenu le diplôme correspondant. Il sert surtout pour la mise en place d'un accompagnement dans le cadre des plateformes de suivi et d appui aux décrocheurs. Le SIEI permet un découpage des informations par structure scolaire et par département, et sert de courroie de transmission des listes des jeunes potentiellement «décroches» aux institutions locales chargées de trouver des solutions. Cependant, les chiffres extraits du SIEI ne sont pas fiables (certains élèves identifiés comme décrocheurs ne le sont pas toujours), et cet indicateur, par construction, peut inclure des jeunes diplômés qui abandonnent une nouvelle formation. le taux de diplômés parmi les jeunes non scolarisés de 15 à 24 ans : ce taux s'appuie sur les données Insee du recensement de la population, et quantifie la part des non diplômés (pas de CAP ou de baccalauréat) parmi les jeunes qui ne sont plus scolarisés pour l'année en cours, qu'ils soient ou non en activité professionnelle. L'évolution des politiques publiques Le décrochage scolaire, dans sa dimension polymorphe complexe, est désormais considéré comme une problématique de masse ayant des conséquences individuelles, scolaires, sociales et économiques. Ce constat alarmant a eu pour corolaire la prise en compte de ce phénomène par les politiques publiques. Considérant ainsi le décrochage comme un symptôme mais aussi un levier pour rendre l action publique plus efficace pour les jeunes et leurs familles. Au niveau de l'environnement éducatif, les principales évolutions faisant suite à cette prise de consciences sont les suivantes : l'innovation inscrite dans la définition du métier de l'enseignement, en 2010 ; création des PSAD en ; la création du réseau FoQalE 9 en 2013 ; la création des MLDS 10 en 2013 ; la généralisation des micro lycées 11 ; l accroissement de la création d'écoles hors contrat bénéficiant d une pédagogie alternative 12 ; 8Les PSAD (Plates-formes de Suivi et d'appui aux Décrocheurs) sont un mode de coordination des acteurs locaux de la formation, de l'orientation et de l'insertion des jeunes. Leur objectif est d'apporter une réponse personnalisée et rapide à chaque jeune de plus de 16 sans diplôme et sans solution. 9Le réseau FoQalE (Formation Qualification Emploi)) a été créé dans la circulaire n du 29 mars La mission générale d'insertion créée lors de la circulaire n du 8 mars 2012 a changé de nom en mars 2013 pour s'appeler MLDS : Mission de Lutte contre le Décrochage Scolaire 11Depuis les années 2000, les structures de type «Microlycées» se sont développées en France pour permettre à des jeunes totalement déscolarisés de revenir à l'école de la classe de seconde à la classe de terminale, afin d'y préparer un baccalauréat. 12Une école «hors contrat» n est pas liee a l Etat par un contrat, mais elle est soumise a un régime d inspection limite aux titres des directeurs et des enseignants, a l obligation scolaire, a l instruction obligatoire, a la prévention sanitaire et sociale, au respect de l ordre public et des bonnes mœurs. Aujourd'hui, presque élèves y suivent leur scolarité au lycée. CONSEIL RÉGIONAL D ÎLE-DE-FRANCE 8 RAPPORT N CR les compétences transférées aux régions pour le décrochage scolaire 13 ; les GPDS 14 dans les établissements scolaires. Une situation francilienne qui demeure préoccupante Le Cereq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications) et la Direction de l évaluation, de la prospective et de la performance du ministère de l éducation nationale ont étudié les disparités territoriales de conditions de vie des élèves et ses conséquence sur le risque d'échec scolaire 15. Sept variables ont été retenues pour cette étude : le niveau de revenu, le chômage, la précarité en emploi, le niveau de diplôme des parents, le fait de vivre dans une famille monoparentale, dans une famille nombreuse et les conditions de logement. Pour l'académie de Créteil (voir la figure 1), les difficultés sont concentrées dans les types «cumul de fragilités économique, familiale, culturelle en milieu urbain» (un canton sur trois pour 42 % de population) et «difficultés de vie familiale et habitat social en milieu urbain» (un canton sur deux pour 44 % de la population). Pour l'académie de Paris (voir la figure 2), la grande majorité des arrondissements parisiens (14 sur 20) relève du type le plus favorise «sécurité économique et soutien culturel». Le centre de Paris (du 1er au 9eme arrondissement) et la moitie ouest (15eme, 16eme et 17eme) se distinguent par des valeurs favorables pour tous les indicateurs retenus. Le revenu médian y varie de euros (11eme) a euros (7eme), pour euros en moyenne au plan national. La part des adultes âgés de 45 a 54 ans sans diplôme est inferieure a la moyenne (34%), atteignant 15% dans les 5eme et 6eme arrondissements. De même, la part des non diplômés parmi les jeunes âgés de 15 a 24 ans non scolarisés est minimale avec 13 a 15 %, taux parmi les plus bas de France. La part des familles monoparentales est aussi inferieure a la moyenne. Enfin, pour l'académie de Versailles (voir la figure 3), il y a une spécificité qui provient du poids du type «difficultés de vie familiale et habitat social en milieu urbain» qui concentre la moitie de la population dans la moitie des cantons face au type «sécurité économique et soutien culturel» qui englobe quant a lui un tiers des cantons et de la population. Le Cereq a également publié de nombreuses études sur le décrochage scolaire, permettant de comprendre les risques sociaux du décrochage scolaire, les ruptures de scolarité, l'analyse des plans nationaux de lutte contre le décrochage scolaire, l'analyse de l'insertion professionnelle pour les non diplômés, ou encore le décrochage en STS 16. Son expertise sur ce sujet a permis de faire une analyse circonstanciée du décrochage scolaire 13La loi du 5 mars 2014 (article 22) attribue aux régions, en lien avec les autorités académiques, à compter du 1er janvier 2015 la responsabilité de la coordination des actions de prise en charge des jeunes sortis sans qualification. Le système d information national (SIEI et RIO) reste géré et financé par l État. 14Le GPDS (Groupe de Prévention du Décrochage Scolaire) est un dispositif permanent de veille qui permet de repérer, de recenser et de prendre en charge l ensemble des élèves d un établissement, en difficulté scolaire, sociale, comportementale, démotivés, absentéistes ou en situation de rupture scolaire ou de déscolarisation. Ils se sont substitués aux groupes d'aide à l'insertion (Gain) en Voir %20decrochage-france-metropolitaine-et-dom.html 16Voir les brèves sur Cereq n , , , et CONSEIL RÉGIONAL D ÎLE-DE-FRANCE 9 RAPPORT N CR dans certaines régions de France. Aussi, cet organisme pourra être très utile pour se lancer dans l'évaluation des dispositifs en région Ile-de
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