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Hausse du quota : Le produire ou le vendre?

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Le mardi Centrexpo Cogéco, Drummondville Hausse du quota : Le produire ou le vendre? Luc Gagné, B.Sc., conseiller en gestion d'entreprises agricoles Groupement de gestion agricole de l'ontario et Isabelle
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Le mardi Centrexpo Cogéco, Drummondville Hausse du quota : Le produire ou le vendre? Luc Gagné, B.Sc., conseiller en gestion d'entreprises agricoles Groupement de gestion agricole de l'ontario et Isabelle Éthier, M.Sc., conseillère en relations humaines et transfert d'entreprise Groupe ProConseil Collaboratrice Brigitte Paré, conseillère en transfert d entreprise, Accréditée par le RCQ CRÉA Chaudières-Appalaches Hausse du quota : Le produire ou le vendre? Par Luc Gagné FAITS SAILLANTS : 1. Plus d une réponse est possible à la question de vendre ou produire le quota en surplus; 2. Il faut une vision claire de son entreprise pour prendre une bonne décision; 3. Pour faire plus, il y a certainement lieu de faire mieux avec ce que l on a avant de grossir; 4. Il y a des décisions plus coûteuses que d autres, une bonne analyse s impose! 5. Mieux vaut prendre son temps que de prendre de mauvaises décisions! 6. Rassurez-vous : vendre du quota est loin d être une mauvaise décision. INTRODUCTION Depuis le mois de janvier 2015, les fermes laitières québécoises ont eu droit à des augmentations de quota totalisant 20 %. À ce moment-là, le quota alloué n était pas négociable sur le marché, mais depuis le mois de février 2017, tout est négociable. Malgré que le prix du quota ait diminué de $/kg-jour durant cette même période, il s avère que la valeur totale du quota sur nos fermes a augmenté. Toutes ces hausses de quota sont le résultat d une croissance de la demande canadienne pour des produits laitiers. Au tout début, on aurait pu croire qu il s agissait d une situation temporaire entre autres pour augmenter les stocks de beurre qui étaient à la baisse. Pourtant, 3 ans plus tard on peine à augmenter ces stocks tant la demande est croissante année après année. On peut donc en conclure qu il s agit davantage d une réponse à un changement dans les habitudes de consommation plutôt qu à un manque de lait passager. Cette situation a apporté un vent d optimisme chez nos producteurs laitiers. Toute cette frénésie se répercute un peu partout dans nos campagnes. Il s agit là de ce que certains vont appeler un boom historique de l industrie laitière. Les projets agricoles fusent de partout, les firmes d ingénierie embauchent plus d employés afin de concevoir les nouveaux projets, les concessionnaires d équipements agricoles fracassent des records de vente et déjà on annonce que 2018 sera encore mieux. Disons-le, nos producteurs ont le vent dans les voiles. Pourtant, certains sont plus réticents à se lancer dans cette aventure et sont plutôt perplexes quant à toutes ces nouvelles d augmentation des marchés et d optimisme qui planent au-dessus de leur tête. Ils sont d ailleurs nombreux à nous rappeler que le prix du lait a chuté drastiquement depuis le début de 2015 et qu il se rapproche de son coût de production. Le prix du lait mensuel s est même logé en dessous du coût de production de la Commission Canadienne du lait à quelques occasions au cours des années 2015 et Cette baisse de prix a amené la marge de profit du secteur laitier à des niveaux plus faibles et plus fragiles rendant la gestion des finances quotidiennes plus compliquée par moment. Ces producteurs craignent que d autres baisses du prix du lait, et même une baisse du prix du quota à moyen terme, viennent entraver leur projet d expansion. Qui a raison? L avenir nous le dira. Le contexte actuel apporte son lot de questionnements légitimes pour les producteurs : est-ce que je produis ce quota à tout prix ou puis-je le vendre sans regrets? DIFFÉRENTS GROUPES DE PRODUCTEURS SELON UNE SITUATION DONNÉE Bien que la production laitière canadienne soit assujettie à la gestion de l offre et qu il y a un système pour tous, il s avère que les fermes laitières au Canada ne sont pas toutes semblables et c est ce qui fait leur charme. Il n y a donc pas une bonne réponse pour l ensemble des producteurs laitiers. Toutefois, on peut essayer de regrouper les producteurs selon leur situation et regarder plus en détail comment chaque groupe pourrait tirer son épingle du jeu. CRAAQ 1. Produire coûte que coûte! Il y a ces producteurs qui actuellement ne se posent pas de questions et qui vont produire tout le quota qui leur sera disponible peu importe s il faut agrandir l étable ou même faire de nouvelles constructions. Dans un tel contexte, on pourrait croire que ces producteurs sont irresponsables en agissant de la sorte. Pourtant, la réalité nous indique plutôt que la majorité de ces producteurs avaient déjà leur plan d expansion en tête depuis un bon moment. Les hausses de quota annoncées sont donc une bonne nouvelle pour eux puisqu elles leur permettront de remplir leur étable plus rapidement sans avoir à payer pour une partie du quota supplémentaire. Selon les résultats de 440 fermes provenant de Agritel banque de données, pour chaque kg/jour de quota qui est donné, la ferme a un paiement en moins de $/année (amortissement de 10 ans à 3,5 %) et un revenu supplémentaire à la marge de $/année (revenus bruts 19,35 $/kg charges variables et masse salariale 12,35 $/kg x 365 jours). Produire ce kg/jour de quota avec les infrastructures disponibles apporte donc une trésorerie positive à la ferme en plus d obtenir une économie d échelle sur certaines charges fixes. Il reste à savoir si le troupeau actuel peut absorber cette augmentation. Si ce n est pas le cas, l achat de vaches supplémentaires pourra être une option si la place est disponible. Évidemment, ce n est pas tout le monde qui a la place nécessaire pour faire ce quota. L agrandissement ou la construction d un nouveau bâtiment devra donc faire partie de l équation. À ce moment-ci, et avec les projets que j ai étudiés, il faudra prévoir des budgets de construction de l ordre de $ à $ par vache selon la grosseur du bâtiment planifié et des autres infrastructures d entreposage à ajouter. Un simple agrandissement coûtera beaucoup moins cher alors qu une construction complète sur un autre site coutera encore plus cher. Dans ce groupe, ce n est pas tout le monde qui peut se permettre d investir pareille somme. Une ferme laitière est capable d assumer un certain montant d annuité selon son efficacité globale. Plus elle sera efficace, plus elle pourra allouer un plus gros pourcentage aux paiements de la dette. Si ce ratio, unique à chaque ferme, est dépassé, la situation financière pourrait se détériorer et du coup amener un stress financier aux propriétaires. Mon expérience me dit d ailleurs que dans pareil cas, ce n est pas tant la grosseur de la dette qui est problématique, mais la capacité de la ferme à honorer ses paiements. Suite à une construction, l amélioration de la productivité des vaches et de la main-d œuvre, seront des clés de succès pour pallier aux paiements supplémentaires. Dans leur planification d expansion, les producteurs ne devront pas couper dans les éléments qui permettront ces améliorations afin de diminuer le coût de l investissement. Si tel était le cas, ça pourrait nuire à la santé financière de la ferme. Lors de la conférence, la famille Pasquier de la ferme Troitrèfles Inc. de Embrun en Ontario a raconté son cheminement. En 2013, la ferme était à sa capacité maximale et des rénovations majeures de l étable étaient sur la planche de travail. Les actionnaires voulaient se positionner pour le futur et l arrivée de la relève a permis de réfléchir sur une vision d entreprise pour les 10 prochaines années. Le résultat de cette réflexion a permis de réaliser un projet d expansion majeur en plusieurs étapes : Été 2014 : Construction d une nouvelle étable pour les vaches avec 2 robots de traite et la possibilité d en ajouter un troisième lors de l acquisition de quota supplémentaire. L objectif d acquisition de quota permettait d inclure le troisième robot dans 10 ans; Été 2015 : Aménagement de l ancienne étable pour les sujets de remplacement; Été 2016 : Réaménagement des structures d entreposage pour équilibrer les nouveaux besoins du troupeau en expansion. En plus de la hausse du quota, la ferme est restée fidèle à sa vision et a continué à acquérir du quota afin d arriver à ses fins plus rapidement. La hausse du quota depuis janvier 2015 a été bien accueillie à cette ferme puisque le projet d ajout d un troisième robot verra le jour en 2018 soit 6 ans plus tôt que prévu. Les actionnaires n avaient pas prévu que l expansion se ferait si rapidement. Toutefois, leur vision et leurs objectifs étaient déjà établis. Ils se sont ajustés à la croissance plus rapide de leur entreprise. CRAAQ 2. Faire plus avec ce que l on a sans investir des grosses sommes d argent! Il y a ceux qui vont essayer de faire mieux pour produire plus de quota mais qui ne sont pas prêts à tout changer pour en produire davantage. Ici, je parle de ces producteurs qui n ont pas encore atteint l optimum au niveau de l efficacité de leur entreprise. Certains croient à tort qu ils l ont atteint, pourtant, quand je regarde l évolution d un même groupe de fermes, je ne peux que constater qu il y a encore de la place à l amélioration puisque ce groupe s améliore d année en année. Les graphiques 1 et 2 démontrent bien que la productivité des vaches et de la main-d œuvre s est améliorées au fil des 5 dernières années et plus particulièrement depuis les hausses de quota. Ici, il s agit d un même groupe de 440 fermes provenant de la banque de données Agritel pour les années 2012 à Il s agit de fermes laitières principalement du Québec, mais aussi de l Est ontarien. 16% Graphique 1 : Augmentation cumulative d'un même groupe de 440 fermes 14,8% 12% 8% 8,4% 4% 0% 0% 1,7% 2,8% 2,7% 6,4% -4% 0,0% -0,4% -0,8% augmentation du nb de vaches Augmentation de la matière grasse livrée Le graphique 1 nous indique qu à chaque pourcent d augmentation du volume de matière grasse livrée au cours des 5 dernières années, l augmentation du nombre de vaches a été plus faible. C est donc dire que les vaches ont été en mesure de produire plus de lait d une année à l autre pour combler la production grandissante de matière grasse. La hausse du quota à partir de 2015 a accentué cette amélioration de productivité. Le graphique 2 confirme cette affirmation, la quantité de gras produite par vache par jour n a pas cessé d augmenter depuis les 5 dernières années et la quantité de lait par UTP réparti a elle aussi augmenté 4 années sur 5 durant le même temps. 1 UTP réparti équivaut à 3000 heures de travail dans le secteur laitier de l entreprise. Dans les deux graphiques, on peut voir que depuis les ajouts de quota en 2015, cette efficacité s est accrue plus rapidement. CRAAQ Graphique 2 : M.G. par vache par jour et lait / UTP 1,26 1, ,24 1,22 1,20 1,19 1, ,18 1,16 1,14 1,12 1, , , M.G. par vache par jour Lait par UTP Une amélioration de la productivité des vaches sera un point majeur pour permettre d augmenter le volume de lait sans changer la structure de la ferme. Le tableau 1 démontre cette capacité d une ferme à produire davantage de lait sans nécessairement agrandir l étable ou augmenter le nombre de vaches. En passant de litres de lait par vache à litres, le même quota est produit avec 22 vaches de moins. Imaginez les économies! Donc, si on ajoute les 20 % d augmentation de quota depuis 2015, la ferme de 70 kg/jour pourrait être en mesure de produire son nouveau quota (84 kg/jour) sans faire de changements à sa structure, mais en augmentant le lait de ses 80 vaches à litres. Tableau 1 : Augmenter pour diminuer avec un quota de 70 kg-jour à 4 kg m.g./hl. Lait par vache (litres) Kg de m.g. par vache/jour Kg de m.g. annuels Nombre total de vaches Différence de vaches Bien sûr, cette augmentation de lait par vache ne se fait pas toute seule. L augmentation de lait par vache est d abord une conséquence à une action positive envers la vache. Il faut donc déterminer quel est le premier élément limitant sur la vache et l améliorer pour provoquer une augmentation de lait sur celle-ci. Le confort des logettes, la lumière, la ventilation, la qualité et la quantité d eau sont tous des éléments qui auront un impact positif sur la productivité des vaches. Ils sont souvent négligés dans l examen que l on fait de son étable. Il pourrait s agir aussi de corriger certains points dans l alimentation ou dans la méthode de traite. Par exemple, une amélioration de la qualité des fourrages et une recette CRAAQ alimentaire adaptée pour la vache pourraient faire des miracles. Je le répète, le point très important à se rappeler : il faut identifier le facteur le plus limitant pour la vache et le corriger afin d améliorer la productivité de la vache. Une fois corrigé, on passe à l autre facteur et ainsi de suite. Corriger un facteur qui ne serait pas le plus important risquera de ne rien provoquer sur la productivité de la vache ou du moins que très peu d amélioration. Par exemple, mettre des matelas sous les vaches tout en laissant la dimension de la logette en dessous des normes standards de confort risque de ne pas répondre à votre objectif d amélioration. Ce serait le même constat en améliorant le confort des logettes, mais en n ayant pas suffisamment de débit d eau pour satisfaire les besoins de la vache. La correction d un élément limitant méritera un investissement plus ou moins grand et il faut bien sûr s assurer que les revenus supplémentaires générés permettront d amortir le coût de l investissement dans un laps de temps adéquat. Bonne nouvelle, si le principal facteur limitant est corrigé, l augmentation de la moyenne de lait par vache qui en résultera ne sera pas directement proportionnelle à l augmentation des charges variables par vache. Par exemple, ce n est pas parce qu une vache a une moyenne de lait 30 % plus élevée qu une autre vache qu elle va manger 30 % de plus. Même chose pour certains autres frais directs comme les coûts d approvisionnements laitiers, le contrôle laitier et les enregistrements. Autre point important, cette même vache ne demandera pas plus ni moins de temps selon sa production. Chose certaine, un troupeau de même race où les vaches donnent moins de lait va demander plus de main-d œuvre et une plus grande infrastructure en bâtiments et en entreposage pour un même quota de production. La ferme avec moins de lait par vache aura donc des charges totales plus élevées pour un même revenu de lait. C est cette situation que ce groupe de producteur voudra corriger : améliorer les revenus par vache en laissant les charges totales au même niveau. Le graphique 3 démontre ce constat. Il s agit toujours des résultats de l année 2016 pour un groupe de 419 fermes laitières conventionnelles de la banque de données Agritel. Selon les résultats de ce groupe, l amélioration de la moyenne de lait de 41 % a amené une amélioration du revenu par de vache de $ avec une augmentation des charges variables et de main-d œuvre de $. Ça laisse une amélioration de la marge sur charges variables et main-d œuvre de $/va par année. Il faut 1,5 vaches au groupe de 8000 litres et moins pour faire la même marge de profit par vache que le groupe de litres et plus. Il y a là un intérêt à examiner votre coût de production et vos revenus de lait par vache Graphique 3: Marge sur charges variables et maind'oeuvre par vache 8000 l/va l/va l/va 10000 l/va Marge sur charges variables et M-O Autres charges directes Litière Contrôle et régie Approv. laiterie Reproduction Vétérinaire et médicaments Masse salariale Mise en marché Alimentation Prix reçu pour le lait CRAAQ Dans un autre ordre d idée, ce groupe pourrait inclure les producteurs qui songent à faire plus de 2 traites par jour. En passant à la traite 3x par jour, l infrastructure de base ne changera pas et la moyenne de lait devrait augmenter d un certain pourcentage (10 à 15 %). La traite 3x par jour est certainement une façon de faire qui pourra augmenter le volume de lait produit par année avec très peu d investissement. Soyez averti, la gestion de cette troisième traite apporte son lot de casse-tête : la planification des traites, la gestion de la main-d œuvre et la régie en lien avec la troisième traite en sont quelques exemples. Peu importe les heures de traite choisies, il y en aura une en plein milieu de la journée et une autre durant la soirée voire la nuit. L augmentation du revenu suite à la troisième traite n est pas nette, elle aura son lot de charges supplémentaires à considérer dont la charge salariale. La gestion et la disponibilité de la main-d œuvre pour les traites seront des facteurs de succès importants dans cette façon de faire. Avant de se lancer dans un tel projet, il faudra s assurer que la moyenne de lait par vache soit maximisée avec 2 traites par jour et que rien d autre que la troisième traite pourra l augmenter. Avec ce que je vois, en bas de litres par vache, il y a certainement moyen de faire mieux avant de songer à la troisième traite. 3. Faire plus sans tout reconstruire, mais en se permettant d investir des plus grosses sommes d argent! Dans ce groupe, on prétend que les producteurs veulent produire plus de lait, mais les infrastructures sont trop petites pour le faire. Pour augmenter le volume de lait produit, ils devront réaménager certaines parties de leurs bâtiments ou construire un nouveau bâtiment pour loger les taures ou les vaches taries afin de faire plus de places aux vaches à la traite. C est le cas de Martine Turcotte et Christian Riendeau de la ferme N.L. Riendeau et fils de Ste-Martine en Montérégie. Cette ferme a été présentée lors de la conférence. Les propriétaires ont une vision claire de leur entreprise et ils ne souhaitent pas augmenter le nombre de vaches à la traite à plus de 73. Cependant, la hausse de quota leur permettra de mettre de l avant un projet d aménagement pour les vaches taries afin de leur donner un meilleur confort. Les places récupérées vont permettre de traire les 73 vaches souhaitées. Suite à cela, les futures augmentations de quota iront davantage pour l amélioration de la productivité des vaches et non pour en traite davantage. S il y avait d autres augmentations de quota dans les années à venir, Christian Riendeau se disait confortable à vendre les surplus qu il ne pourrait pas produire à court terme. L addition d une étable pour les taures ou pour les vaches taries devient intéressante dans la mesure où l étable actuelle pour traire plus de vaches est encore en bonne condition et répond aux besoins et aux normes de bien-être des animaux pour les années à venir. D ailleurs, «Le code de pratiques pour le soin et la manipulation des bovins laitiers» est un document important à consulter pour évaluer votre étable. Dans le cas de la ferme N.L. Riendeau et fils, l étable actuelle pour la traite est bien adaptée à la production laitière et l aménagement d un espace pour les vaches taries va répondre encore plus aux normes de soins souhaités. Rien ne sert d agrandir un problème si ce n était pas le cas, il faudra parfois attendre quelques années de plus et construire le bon bâtiment pour assurer la continuité de l entreprise. Dans ces projets, il faut penser à plus long terme et s assurer que le bâtiment ajouté est bien positionné sur votre site et récupérable en cas de changement de sa vocation. Si la construction d une étable n est pas dans les plans à court terme, l élevage à forfait pourrait être considéré dans vos réflexions. Il faudra s assurer que les mesures de biosécurité sont mises en place et qu un contrat en bonne et due forme soit signé entre les parties afin de stipuler les engagements et les obligations des deux parties. L élevage à forfait pourrait être un bon compromis, le temps de concrétiser des plans de construction qui répondront aux aspirations et aux objectifs des producteurs à plus long CRAAQ terme. Toutefois, l élevage des taures à forfait devrait faire partie de vos solutions à long terme puisqu il comporte des avantages intéressants auxquels vous pourriez prendre goût. Le défi est souvent de trouver l éleveur qui respecte vos objectifs de bien-être animal et qui élèvera vo
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