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HEBDOMADAIRE POLITIQUE BASQUE 29 mai 2008 N ,22. ETA, arrestations. à Bordeaux LANGUES REGIONALES PATRIMOINE DE LA NATION

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ETA, arrestations à Bordeaux HEBDOMADAIRE POLITIQUE BASQUE 29 mai 2008 N ,22 Réforme constitutionnelle LANGUES REGIONALES PATRIMOINE DE LA NATION éditorial Prenons langues... HILABETE bat eskas da
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ETA, arrestations à Bordeaux HEBDOMADAIRE POLITIQUE BASQUE 29 mai 2008 N ,22 Réforme constitutionnelle LANGUES REGIONALES PATRIMOINE DE LA NATION éditorial Prenons langues... HILABETE bat eskas da Eusko Legebiltzarrak herri galdeketari buruzko eztabaida egiteko eta erabaki bat hartzeko. Legebiltzarkideen gehiengoak herri galdeketa egitea onartzen badu, heldu den urrian izanen dute herri galdeketa, Euskal Autonomia Erkidegoko herritarrek. Baina gehiengo hori zinez dudakoa izanen da. Ostegun honetan argituko da zerbait gehiago, beharbada, Eusko Jaurlaritzak ostegun honetan onartuko baitu lege proposamena. Herri galdeketan bi galdera egiteko asmoa du Eusko Jaurlaritzak. Lege proposamen horretan bilduko lirateke bi galdera horiek. EHAK alderdiak ukanen du giltza. Alabaina, PP eta PSE-EE, kasu guzietan, herri galdeketa horren kontra daude, eta kontra bozkatuko dute. Bi alderdi horiek 33 legebiltzarkide dituzte, Hirukoak (EAJ, EA eta Ezker Batua) bezainbat. Gaineratekoak EHAKkoak dira. Galderak zein izanen diren eta horren arabera lortuko du, hain segur, Hirukoak EHAKren sostengua. Galdera batek alde «etikoa» hunkituko duela iragarri dute EAJkoek. Ikusi beharko da nola formulatuko den galdera hori. Iñigo Urkullu EAJko Euskadi Buru Batzarreko lehendakariak dio «ETA esplizituki kondenatzea» aipatuko duela. Beste iturri batzuek aipatu dute «indarkeriatik ateratzeko irtenbide elkarrizketatua» agertuko dela galderan. Galdera bat izan ala bestea, EHAKk ez du bide bera hartuko. Beste galdera «printzipio demokratikoei» buruzkoa izanen da, hots, Euskal Herriak bere geroaz erabakitzeko duen eskubideaz. Pentsa daiteke, kasu horretan ere, EHAK uzkur sar HITZA SOMMES-NOUS aux normes? Pas un débat de société, sur un quelconque thème, qui ne fasse référence à l Europe. La réforme, ce viatique de la vie publique française, n a de raison d être que par comparaison avec les pays voisins. L université, la recherche, voyez l Angleterre. La santé, la carte sanitaire, l hôpital, regardez la Hollande. Le code du travail, l entreprise, les charges sociales, nous ne sommes pas compétitif avec l Allemagne. Le chômage et son traitement, la réponse est dans la «flexsécurité» danoise. Les prisons, voyez la Suède. L enseignement, nous sommes presque les derniers de la classe des 27. La jeunesse, les séniors, la pub à la télé, l alimentation... les Français commencent à regarder au-delà de leurs frontières et non plus leur seul nombril. Peu à peu, ils trouvent leurs références dans la construction européenne à laquelle ils se sentent malgré tout appartenir. Cette appartenance a insidieusement modifié les comportements, les mentalités. «Les Français pensent pouvoir s en tirer avec des initiatives cosmétiques telles qu un débat sur les langues minoritaires au Parlement ou un projet de loi qui, faute d une révision constitutionnelle, se heurtera inévitablement à la censure du Conseil constitutionnel», disait l éditorial d Enbata la semaine dernière analysant, au cœur de l Europe, la marche de l Ecosse vers sa souveraineté. Cette «contamination» européenne a opéré, vis-à-vis du statut de nos langues, plus vite encore qu on ne l espérait. Voilà que vendredi 23 mai, saisissant l opportunité de la révision constitutionnelle où, malgré les apparences, un consensus droite/gauche semble se dessiner, l Assemblée nationale vote à la quasi unanimité un amendement à l article 1 er reconnaissant les langues régionales patrimoine de la Nation. On croit rêver! Il y a à peine deux semaines, le 7 mai, lors du débat à l Assemblée, la ministre de la Culture, Christine Albanel, promettait pour 2009, au nom du gouvernement, une loi sur le seul enseignement de nos langues tout en s opposant à une modification constitutionnelle. Nos députés basques, Jean Grenet et Daniel Poulou, trouvaient cela très bien, largement suffisant et jugaient même que la situation de l euskara en Iparralde pouvait servir de modèle. Brusque changement avec cet amendement constitutionnel proposé par le président de la Commission des lois, l UMP Jean-Luc Warsmann, approuvé par la ministre garde des Sceaux Rachida Dati et voté consensuellement par l ensemble des députés de droite et de gauche. Aurions-nous enfin obtenu gain de cause dans ce long combat pour la reconnaissance de l euskara? D abord, attendons que ce nouveau dispositif, désormais placé au cœur de la plus profonde réforme constitutionnelle depuis celle de 1962 où le général De Gaulle avait fait élire le Président de la République au suffrage universel, soit approuvé par le Congrès spécialement convoqué à Versailles début juillet. Rien n indique, à ce jour, que les parlementaires socialistes indispensables pour atteindre la majorité qualifiée de 3/5 ème voteront la réforme constitutionnelle malgré la prise de position favorable de dix sept d entre eux dérogeant aux consignes du parti. Ensuite, la constitutionnalité de nos langues, désormais patrimoine de la Nation, ne protègerait pas d une censure éventuelle du Conseil constitutionnel lorsqu il s agira d une loi portant sur l enseignement par immersion, c est-à-dire hors de la langue de la République découlant de l article 2 (amendement Toubon/Lamassoure de 1992). Ou encore lors de la ratification de la Charte européenne donnant à l euskara accès au tribunal ou dans les services publics et l administration. Bref, l entrée de l euskara dans la Constitution française, si elle est une énorme avancée, n est pas son officialisation. Après le temps du mépris et de l interdit, puis celui de la tolérance et du paternalisme, serait donc proposé une société de la cohabitation linguistique entre euskaldun et francophone. Voilà ce que la République peut aujourd hui démontrer à ses citoyens. Herri galdeketa eta galdera ager daitekeela, galdera horrek ez baititu Nafarroa eta Ipar Euskal Herria bere baitan hartuko. Baina EHAK malgutasunez ere joka daiteke, Euskal Autonomia Erkidegoarentzat urrats handia izan daitekeen horrek eragina ukan baitezake Euskal Herriko gainerateko lekuetan ere. Euskal Herriko egoera politikoa eta bake aukerak guziz blokatuak diren memento honetan, Ibarretxeren galdeketa hori pizgarri interesgarria izan daiteke. EAEko herritarren gehiengoak erraten badu indarkeriari aterabide negoziatua aurkitu behar zaiola eta herritarrei bere geroaz erabakitzeko eskubidea eman behar zaiela, kasik hila den bake itxaropenak hats berri bat har lezake. Oraino aiseago izanen litzateke gatazkaren konponbide itxaropenari hats berri baten ematea, baldin eta Hirukoa EHAKrekin ere mintzatuko balitz, eta lege proposamena, Joseba Egibar EAJko Eusko Legebiltzarreko bozeramaileak dion bezala, moldagarria balitz. Lizarra-Garazira itzultzea litzateke. Eta hori baitezpadakoa du Euskal Herriak. Gauzak konplikatzeko, ordea, EAJk barne kalapita gaitzak ditu, eta herri galdeketa horri buruzko informazio kontrajarriak botatzen dituzte EAJkoek. EAEko hauteskundeak hurbiltzeak ere bazterrak nahasten ditu. Beste alderdiek interes elektoralak ikusten dizkiote Ibarretxeri. Hein batez hala izan daiteke, baina hori bakarrik ikustea edo kritikatzea bera ere ez ote da interes elektoralekin jokatzea? Herri galdeketa hori obratzeak itxaropenari bide berri bat irekiko dio, aspaldian izan ez duena. Eta holako baten beharra badugu. 2 Enbata, 29 mai 2008 CETTE SEMAINE TARTARO s est étonné que, lors de l'arrestation le 20 mai à Bordeaux de quatre responsables d'eta, la presse espagnole se trouvait comme par hasard au rendez-vous. Qui l'avait prévenue? Si l'on ne se fait guère d'illusion sur le secret de l'instruction, on sait que dans ces cas-là il n'y a pas de police secrète. Lorsqu'on fait tout pour faire la une, on s'arrange pour arrêter toujours le numéro un! du coup de gueule de l'ancien président du PNV, Xavier Arzalluz, à l'encontre du gouvernement espagnol pour avoir arrêté Xavier Lopez Peña, dit «Thierry» qui, pour ETA, fut le négociateur avec Zapatero. Le vieux sage entendrait donc ménager les acteurs d'une possible issue politique au conflit à moins qu'il ne s'agisse de relations confraternelles entre ex-numéros un? du prétexte honorable utilisé par le député européen Alain Lamassoure pour quitter la présidence du Conseil des élus du Pays Basque: «On ne confie pas à un fraîchement battu (à Anglet) le soin de présider une Assemblée de fraîchement élus». N'a-t-on pas plutôt poussé vers la porte celui qui avait défendu le projet d'«un Pays Basque connu et reconnu» pour recaser le recalé du Conseil général, Jean- Jacques Lasserre? que, pour son entrée en piste dans la course au leadership du PS, Bertrand Delanoë s'affiche libéral et socialiste! Lionel Jospin, statue du commandeur de l'orthodoxie de gauche, applaudit. Imaginons quel aurait été son courroux si la délicate Ségolène avait osée se revendiquer «libérale» pas tant que ça, que, vendredi 23 mai lors d'un aller-retour ultra rapide en Angola, Sarkozy ait décidé «de tourner la page des malentendus du passé», c'est-à-dire celle de l'angolagate des ventes d'armes de papa Falcone et du fils Mitterrand. Il est vrai que «le potentiel économique de l'angola est immense» (2 ème producteur de pétrole d'afrique). Pour de l'or noir, il est prêt à blanchir les entorses aux droits de l'homme! pas tant que ça de la gaffe d'hilary Clinton, qui a déclaré que pour elle rien n'est encore perdu car «Robert Kennedy a bien été assassiné en juin». La délicate Hilary ne sait plus comment casser la baraque Obama! pas tant que ça, que le 61 ème Festival de Cannes consacre le talent de l'acteur Benicio Del Toro pour son incarnation de Che Guevara, à la grande colère de Bush, opposé au film. Che bien fait pour lui! POUR certains de ses adversaires, M. Demetris Christofias, le nouveau président de la République de Chypre, serait un «Fidel Castro méditerranéen». Certes, la formation qu'il dirige (AKEL, Parti progressiste des travailleurs) est communiste et assume la référence à Castro: «Oui, Fidel Castro est un héros», a ainsi déclaré le député Stavros Evagorou, «après tout, il a mené une révolution largement réussie»; certes, Demetris Christofias est connu pour avoir estimé que la disparition de l'union Soviétique était «un crime contre l'humanité» Pour autant, le nouveau Président, qui ne serait que «nominalement communiste» pour The Economist, ressemble bien plus à un social-démocrate pragmatique qu'à un révolutionnaire. Mais à défaut de faire de son île une «Cuba méditerranéenne», Demetris Christofias pourrait bien marquer l'histoire en obtenant sa réunification. Les rôles se sont inversés Chypre est en effet divisée depuis l'invasion par la Turquie de la partie nord de l'île en 1974, en réponse à un coup d'etat avorté instigué par la junte militaire au pouvoir à Athènes et destiné à rattacher l'île à la Grèce; mais déjà, en 1964, la capitale Nicosie avait été séparée en deux pour limiter les affrontements communautaires Cette division a, bien entendu, eu de sérieuses conséquences sur le développement des deux composantes de l'île puisque la partie Nord (République turque de Chypre Nord, RTCN, reconnue uniquement par la Turquie) s'est engluée dans son statut de paria international alors que la moitié sud a réussi à intégrer l'union européenne en Au cours des 30 années qui ont suivi la division de l'île, de nombreuses tentatives de réconciliation se sont heurtées à l'intransigeance de Rauf Denktash, fondateur et dirigeant de la RTCN. Mais les rôles se sont quelque peu inversés ces dernières années. Lors du référendum de 2004 sur le plan de réunification proposé par l'onu, le Premier ministre (et actuel Président) de la RTCN, M. Mehmet Ali Talat, fit en effet clairement campagne en faveur du oui tandis que dans la partie sud, le Président Tassos Papadopoulos enjoignait ses concitoyens à voter non ce qu'ils firent à une grosse majorité. Bien qu'ayant voté oui, la RTCN ne put donc profiter du billet européen de Chypre et la porte de l'ue se ferma brutalement (et assez injustement) devant son nez Résoudre le problème avant la fin de 2008 En infligeant une défaite inattendue à Tassos Papadoulos aux élections présidentielles de février dernier, les électeurs chypriotes ont donc écarté l'un des principaux obstacles à la réunification. De plus, son successeur Demetris Christofias n'a jamais fait mystère de ses intentions sur ce dossier puisqu'il a déclaré peu avant le scrutin que sa «priorité serait de sauver l'île, de la réunifier avec les Chypriotes turcs pour en faire une fédération bizonale et bicommunautaire». L'élection de Christofias a donc ressuscité la perspective d'une réunification que beaucoup croyaient définitivement enterrée après l'échec du référendum de Les quelques semaines qui viennent de s'écouler depuis l'élection de Christofias viennent confirmer cet optimisme. Les relations entre les deux présidents sont en effet cordiales; du même bord politique, ils se connaissent et s'estiment de longue date et Talat s'est montré fort enthousiaste au lendemain de l'élection de Christofias: «Je pense que ça gogoeta Réunification en vue à Chypre? David Lannes ne serait pas une surprise si nous résolvions le problème avant la fin 2008». Il y a quelques jours, la rue Ledra, fermée depuis 1964 et symbole de la division de Chypre a été rouverte; cette mesure, pour limitée qu'elle soit, est lourde de sens et avait à ce titre était refusée par l'ancien président Tassas Papadopoulos. A vrai dire, les temps sont vraiment fastes pour les partisans de la réunification qui peuvent se nourrir d'autre chose que de belles paroles et de mesures symboliques. La conjoncture actuelle est en effet telle que toutes les parties impliquées gagneraient à voir l'île se réunifier. Les Chypriotes grecs récupèreraient au moins une partie des terres qui leur avaient été confisquées par l'armée turque en 1974, obtiendraient le départ des soldats turcs encore en poste sur l'île et verraient le flux de colons turcs se tarir. Les Chypriotes turcs troqueraient quant à eux leurs guenilles de parias pour un costume tout neuf de membre de l'union européenne. Parallèlement, la Turquie serait débarrassée d'un obstacle insurmontable à son intégration à l'union européenne et cette dernière, tout comme l'otan, verrait disparaître avec plaisir un point de crispation qui empoisonne son fonctionnement de manière récurrente. Le chemin de la réconciliation sera cahotique Inversement, si aucune solution n'était trouvée, la situation s'enkysterait et la seule solution à terme serait alors une partition «officielle» de l'île; une solution qui ne satisferait personne pour les raisons que je viens d'évoquer. On le voit, les espoirs suscités par l'élection de Demetris Christofias sont énormes. Paradoxalement, ils pourraient constituer un danger pour le processus de négociations à venir (prévu en juin) car il y aura inévitablement de très nombreux déçus que les deux parties devront savoir gérer convenablement. L'exemple de la rue Ledra vient en effet de montrer que le chemin de la réconciliation sera chaotique: quelques heures à peine après son ouverture, la rue a été de nouveau fermée en raison d'un incident avec une patrouille chypriote turque. Mais elle a été rouverte depuis, et c'est cela que tout le monde veut retenir Enbata, 29 mai economie Le PIB d Euskal Herria supérie «Notre objectif n'est pas uniquement de collecter données et informations. Les données statistiques ne sont guère utiles si elles ne sont pas analysées». C'est en ces termes que Xabier Isasi, président de Gaindegia, a défini les missions de l'observatoire Gaindegia en présentant son rapport 2007 sur la situation socioéconomique d'euskal Herria qui, pour la première fois, couvre les sept provinces. Les données collectées sont analysées dans un ouvrage dirigé par Mikel Zurbano, docteur en économie. Elles sont, depuis début mai, disponibles en quatre langues (euskara, anglais, espagnol, français) sur le site de Gaindegia ( Organisées en 6 chapitres, les 25 séries de données couvrent la démographie et les territoires (7), l'économie (8) et la société (10). La troisième partie du document recueille les analyses d'experts qui apportent un éclairage approfondi sur les secteurs les plus significatifs. Anton Borja, professeur à Euskal Herriko Unibertsitatea, analyse la recherche, l'innovation et le développement; Helena Franco, également professeur à EHU, traite des infrastructures de transport, Ion Andoni del Olmo, professeur à EHU et Txema Mendibil, inspecteur des finances de Gazteiz, commentent les données sur le logement et Iñaki Conde, directeur d'ikaslan en Gipuzkoa, celles de la formation professionnelle. Koldo Nabaskues, directeur d'eka/ocuv, de son côté, traite du petit commerce. Dans sa présentation, Xabier Isasi souligne la difficulté d'une collecte qui couvre l'ensemble d'un territoire basque institutionnellement éclaté. Commentaire qui ne manquera pas de surprendre beaucoup de lecteurs, il précise que l'analyse fine des données montre que les similitudes entre les territoires sont plus nombreuses que les différences. Il précise également que les données économiques et sociales collectées montrent que la tendance est au développement des relations entre ces territoires. Euskal Herria batua avance à petits pas. Le PIB de la Communauté autonome d Euska «Une richesse économique élevée mais une répartition inégale UNE économie prospère, une création de richesse élevée, mais une répartition de la richesse qui a peu à voir avec la justice sociale». C'est la conclusion que Mikel Zurbano tire des données socio-économiques analysées dans le rapport 2007 de Gaindegia. Les données montrent que plus de trois millions de personnes vivent au Pays Basque, un chiffre largement supérieur à la population de certains petits Etats de l Union européenne. Notre taux de population est de 143,5 habitants par km 2, dépassant donc celui de l UE, qui est de 114,3. Avec l incidence que cela implique pour notre modèle d aménagement et d occupation du territoire. Les données montrent que c est sur le littoral du Bizkaia, Gipuzkoa et Labourd, respectivement, que l on trouve le taux de densité le plus élevé. Le PIB per capita en Euskal Herria est de , soit supérieur de à la moyenne européenne, et plus élevé que le PIB par tête du Japon. Les taux de productivité et l'investissement des entreprises montrent une économie aux fondamentaux solides. La productivité du travailleur basque s'élève à 117,9 comparée à l'indice 100 de l'union européenne et aux 98,7 de l'employé nippon. Avec 23,1%, le taux d'investissement en Pays Basque dépasse la moyenne européenne de 19,7%. On le savait depuis longtemps: les Basques sont travailleurs, impliqués et efficaces. Leur niveau de formation s'élève régulièrement et leur capacité à évoluer et innover n'a rien à envier à personne. Mais ces bons résultats en matière de productivité ne sauraient masquer des manques en termes d'emplois: le taux global de la population au travail est de 65,6% en Euskal Herria, contre 63,4% dans l'union européenne, celui des femmes ayant un emploi de 55,7% pour une moyenne européenne de 56,2%. Ces deux taux sont encore plus élevés au Japon et aux Etats-Unis. Mais un indicateur encore plus préoccupant est celui du taux de pauvreté. Une fois les transferts sociaux pris en compte, ce taux (15,4% de la population considérée comme pauvre) est sensiblement le même que le taux moyen dans l'union européenne. En clair, cela signifie que si Euskadi a une capacité de création de valeur ajoutée nettement supérieure à la moyenne européenne, la répartition de la richesse créée entre les citoyens de ce pays est plus inégalitaire que dans l'union. Une autre donnée tout aussi préoccupante: le vieillissement de la population. Aujourd'hui, le pourcentage des moins de 14 ans s'élève à 12,5% de la population et celui des plus de 65 ans à 18,2% dans l'ensemble des sept provinces, à comparer aux 18,2% de l'union 4 Enbata, 29 mai 2008 2008ko maiatzaren 29a Alda! gogoeta, eztabaida eta formakuntza tresna Hervé Kempf, journaliste au Monde, spécialiste réputé de l'envi
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