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'Heraclitus and Hippocratic medicine in Plato's Symposium (185e-188e, 201d-212a)', Besançon, Cleisthenes Workshop on Ancient Greek Thought and Practices from Homer to Plato, 30-31/03/2016

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'Heraclitus and Hippocratic medicine in Plato's Symposium (185e-188e, 201d-212a)', Besançon, Cleisthenes Workshop on Ancient Greek Thought and Practices from Homer to Plato, 30-31/03/2016
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   " Atelier Clisthne Ñ Besan•on Ñ 31/03 et 01/04/2016 Christian Keime Ñ ck465@cam.ac.uk HŽraclite et la mŽdecine hippocratique dans le  Banquet   de Platon (185e-188e, 201d-212a) Il s'agira de comprendre comment Platon, dans le  Banquet  , utilise HŽraclite et les Žcrits hippocratiques pour Žlaborer deux thŽories philosophiques contradictoires d' eros : le discours d'ƒryximaque et le discours de Diotime rapportŽ par Socrate. L'objectif final est de mieux saisir la singularitŽ du discours philosophique chez Platon.  Le discours d'ƒryximaque (185e-188d) La plupart des thses prŽsentŽes par le mŽdecin ƒryximaque dans son Žloge d' eros  trouvent leurs sources dans les Žcrits hippocratiques contemporains ou antŽrieurs au  Banquet  : la mŽfiance ˆ l'Žgard des plaisirs (  Ancienne  MŽdecine 14), l'opposition au caractre Žtabli des maladies par des opŽrations de rŽplŽtion et de privation (  Nature de l'homme 9), la nŽcessitŽ d'une connaissance universelle du monde (  Airs, eaux, lieux  2), l'idŽe que la !"#$%   &'!()*+  Ð identifiŽe ˆ !,   -(.!)*,  Ð doit servir de paradigme aux autres !"#$') , y compris la mantique (  Du rŽgime ,   11-12); enfin et surtout l'idŽe que la santŽ, ˆ laquelle doit tendre le bon eros , est un Žtat de mŽlange et d'harmonie dŽpourvu de toute tension et toute diffŽrence entre les ŽlŽments constituants (  Ancienne MŽdecine 14,  Du rŽgime  8). C'est sur ce dernier point que le mŽdecin cesse d'tre le porte-parole fidle de la tradition: afin d'appuyer sa thse de l'harmonie comme abolition des diffŽrences et des tensions, ƒryximaque soumet la pensŽe dÕHŽraclite ˆ une reformulation audacieuse: le philosophe, selon lui, ne peut avoir soutenu sŽrieusement que la tension demeurait dans l'Žtat d'harmonie (187a-b, cf. DK 22 B 51) Ñ cette reformulation convoque probablement la thŽorie empŽdoclŽenne de lÕamour (31 B 17 DK, v. 7-8, cf. Platon, Sophiste , 242d-243a). En outre, pour faire l'Žloge d' eros  tout en restant fidle ˆ la tradition hippocratique, Eryximaque s'engage dans une dŽmarche paradoxale, en passant sous silence des aspects fondamentaux d' eros  pourtant bien ŽtudiŽs par les textes hippocratiques: la sexualitŽ et la gŽnŽration. En effet pour montrer qu' eros  est bon, le mŽdecin doit l'identifier avec ce qui, d'un point de vue mŽdical, constitue le souverain bien: la santŽ. Or l'idŽal de santŽ, comme le montre la polŽmique insistante avec HŽraclite, suppose l'absence de toute tension, l'absence de dŽsir mme. Ainsi, loin d'tre seulement un pastiche pŽdant et naf, le discours d'ƒryximaque est un discours fondamentalement problŽmatique. Le problme posŽ par Platon ici est: comment peut-on ˆ la fois (i) parler d' eros  en mŽdecin, (ii) montrer qu' eros  est bon et (iii) rendre compte objectivement de son essence. En dŽpit de l'habiletŽ extrme du raisonnement, ƒryximaque ne parvient pas ˆ satisfaire la troisime condition: pour faire l'Žloge d' eros  il doit nŽgliger la vŽritŽ Ð c'est le reproche que Socrate adresse ˆ tous les discours prŽcŽdents quand il entame son propre Žloge (198d-e).  Le discours de Socrate-Diotime (201d-212a) La thŽorie de Diotime que Socrate prŽtend rapporter reprend et rŽsout le problme posŽ par le discours ƒryximaque. Diotime propose une imitation provocante de ce qu'a dit ƒryximaque et des thŽories scientifiques auxquelles il s'est reportŽ: elle rappelle en particulier lÕidŽe dÕun  eros  universel qui fait le lien entre les dieux et les hommes (202e-203a), mais elle rŽintroduit dans sa thŽorie ce quÕƒryximaque a occultŽ : les notions hŽraclitŽennes de tension et de contradiction d'une part (203a-d), la sexualitŽ et la gŽnŽration d'autre part (206d-e). J'essaierai de montrer que si Diotime parvient ˆ rŽintroduire dans l'Žloge ces caractŽristiques essentielles d' eros , c'est parce qu'elle s'appuie sur une conception diffŽrente du souverain bien vers lequel doit tendre eros. Dans le discours de Diotime, le bien n'est plus un Žtat d'harmonie statique, il s'agit de l'immortalitŽ (206a-c). Puisque l'homme ne peut atteindre cet Žtat mme, il doit sans cesse s' efforcer de s'en rapprocher, et le meilleur moyen de faire cela, c'est de se reproduire . Ainsi, les caractŽristiques essentielles d' eros  (la tension et le dŽsir de procrŽer), stratŽgiquement omises par l'Žloge d'Eryximaque, deviennent dans le discours de Socrate ce par quoi eros  est digne d'Žloges: c'est ce qui permet ˆ l'homme de parvenir au bonheur. C'est donc ˆ la lumire d'une nouvelle   # conception du bien que l'Žloge de Socrate peut rendre compte avec plus de vraisemblance de la nature de son objet (cf.  RŽpublique VI 508e : la connaissance du bien est la condition de la connaissance des essences). On notera pour autant que cette dŽfinition alternative du bien est tout aussi tributaire de la tradition mŽdicale que la dŽfinition d'Eryximaque: ˆ l'instar de l' eros  de Diotime, la mŽdecine grecque se dŽfinissait comme un moyen de parvenir ˆ une forme d'immortalitŽ (voir les traditions relatives ˆ Esculape et ˆ la figure mythique de Zalmoxis, cf. Charmide  156d). Ainsi, contrairement ˆ ƒryximaque, Socrate, gr‰ce ˆ une conception adŽquate du bien, parvient ˆ la fois (i) ˆ parler d' eros  en mŽdecin, (ii) ˆ en faire l'Žloge et (iii) ˆ en rŽvŽler la nature essentielle .  Enjeux de l'Žtude Ce cas d'Žtude permettra de rŽflŽchir ˆ ce qui, chez Platon, caractŽrise essentiellement le discours philosophique par rapport aux autres traditions intellectuelles reprŽsentŽes dans les dialogues Ð notamment les cinq premiers discours sur eros  prononcŽs dans le  Banquet  . Le discours de Socrate-Diotime ne se distingue pas par les thmes et les mŽthodes argumentatives qu'il emploie Ð il emprunte ces derniers ˆ des sagesses indŽpendantes de la tradition philosophique. Son trait caractŽristique n'est pas non plus de reformuler ces sagesses en les transposant (Dis) ou en les renversant (H. Joly), puisque ƒryximaque propose une reformulation des thŽories qu'il emprunte tout aussi audacieuse que Socrate. La singularitŽ du dialecticien est plut™t de mettre sa reformulation des thŽories traditionnelles au service d'un questionnement nouveau sur la nature du bien (  RŽpublique VII 532a-b). Le discours philosophique a donc peut-tre ceci d'srcinal qu'il ne cherche pas l'srcinalitŽ dans les thmes et les procŽdŽs qu'il emploie, mais plut™t dans le questionnement qui le traverse (Dixsaut). On rŽflŽchira finalement ˆ la signification de la forme dialogue chez Platon: si la dŽmarche philosophique ne consiste pas dans la production d'un discours inoui mais plut™t dans la reformulation intelligente des discours traditionnels, la forme dialogue, avec la "fonction auteur" particulire qu'elle induit (Foucault, Laks) et les procŽdŽs de reformulation qu'elle autorise entre les personnages (Bakhtine, Corrigan & Glazov Corrigan), s'avre tre la forme d'expression nŽcessaire de la dŽmarche philosophique, et non l'habillage littŽraire contingent d'un contenu philosophique prŽexistant. PLAN de l'Žtude   I. Le discours d'ƒryximaque 1. RŽminiscences mŽdicales 2. Les Žcarts a. par rapport au corpus hippocratique (sur eros ) b. par rapport ˆ HŽraclite (sur l'harmonie) II. Le discours de Socrate 1. Une nouvelle conception du bien 2. RŽsurgence des caractŽristiques essentielles d'  Eros   TEXTES T1. DIRE LE BIEN ET/OU DIRE LA VƒRITƒ (Platon,  Banquet  , 198d-e) Dans ma sottise, je m'imaginais en effet qu'il fallait dire la vŽritŽ sur chacune des choses dont on fait l'Žloge, que cela servait de point de dŽpart et qu'il fallait, parmi ces vŽritŽs, choisir les plus belles pour les disposer dans l'ordre qui convient le mieux. (...) Mais en fait, selon tout apparence, ce n'est pas la bonne fa•on de faire l'Žloge de quelque chose; il faut plut™t doter l'tre considŽrŽ des qualitŽs les plus grandes et les plus belles possibles, qu'il se trouve les possŽder ou non ; et si c'est faux, cela n'a aucune importance. -/0   12$   /,(   34    ' 5678!7(9':   ;1%$   <7=$   !"#$%&   #'()*+   47(>   ?*@A!BC   !BD   -/*.1)'EB1F$BC , *'>   !BD!B   12$   34@(#7)$ , -G   'H!I$   <2   !BJ!.$   !,   -.##*/!0   -*87/B1F$BC:   K:   7H4(74FA!'!'   !)LF$') á (...) !M   <2   N(' , K:   OB)*7$ , BH   !BD!B   P$   !M   *'8I:   -4')$7=$   Q!)BD$ , 588,   !M   K:   1F/)A!'   5$'!)LF$')   !R   4(@/1'!)   *'>   K:   *@88)A!' , -@$   !7   S   BT!.:   O#B$!'   -@$   !7   1+ á 7&   <2   U7C<V , BH<2$   N( ' P$   4(W/1' . (Pour tous les extraits du  Banquet  : texte J. Burnet, trad. L. Brisson modifiŽe)   $ T2. LE DISCOURS D'ƒRYXIMAQUE (Platon,  Banquet  ,    185e-188d) I. C'est fort bien ˆ mon avis d'avoir distinguŽ  deux ƒros; mais cette distinction ne concerne pas seulement les ‰mes des tres humains qui recherchent de beaux tres humains; elle se retrouve aussi dans les autres choses qui recherchent toute sorte d'autres choses, que ce soit dans le corps des vivants dans leur ensemble, dans les plantes qui poussent dans la terre et pour ainsi dire en toutes choses . Notre art [ 186b ], la mŽdecine , nous permet, me semble-t-il, de constater ˆ quel point ce dieu est grand et Žtonnant et comment il Žtend son pouvoir ˆ toutes choses, aussi bien aux choses humaines quÕaux choses divines. CÕest par la mŽdecine que je commencerai mon discours, de fa•on ˆ donner ˆ cet art la place dÕhonneur. II. En effet, la nature  des corps comporte le double ƒros que je viens dÕŽvoquer. Car, dans le corps, ce qui est sain  et  ce qui est malade , cÕest, tout le monde lÕadmet, quelque chose de diffŽrent et de dissemblable. Or le dissemblable dŽsire et aime le dissemblable. Ainsi donc, lÕamour inhŽrent ˆ la partie saine est diffŽrent de lÕamour inhŽrent ˆ la partie malade. Ds lors, de mme quÕil est beau Ð Pausanias le disait ˆ lÕinstant Ð dÕaccorder ses faveurs aux tres humains vertueux, [ 186c ] et honteux dÕaccorder ses faveurs aux dŽbauchŽs , de mme, quand il sÕagit des corps eux-mmes, favoriser  ce quÕil y a de bon  et de sain  dans chaque corps est beau et cÕest ce quÕil faut faire, et cÕest cela que lÕon appelle mŽdecine, tandis que cela est honteux pour ce qui est mauvais et malsain et quÕil faut dŽfavoriser , si lÕon veut suivre les rgles de lÕart. Car, pour le dire en un mot, la mŽdecine est la science des opŽrations de remplissage et dÕŽvacuation du corps que provoque ƒros ; et celui qui sait distinguer  dans ces cas [ 186d ] quel est le bon ƒros et quel est le mauvais, celui-lˆ est le mŽdecin le plus accompli. III. De mme, celui qui sait opŽrer les changements qui permettent dÕacquŽrir un ƒros ˆ la place de lÕautre, qui donc sait comment faire na”tre ƒros dans les corps o il ne se trouve pas, alors quÕil devrait sÕy trouver, et qui dans le cas contraire sait comment lÕen faire partir quand il sÕy trouve, celui-lˆ est sans doute un bon praticien . Il doit bien sžr tre en mesure de faire appara”tre lÕaffection  et lÕamour  mutuels entre les choses qui dans le corps sont le plus en conflit . Or les choses qui sont le plus en conflit, ce sont celles qui sont au plus haut point des opposŽs : le froid et le chaud, le piquant et le doux, le sec et lÕhumide [ 186e ] et toutes choses analogues. CÕest parce quÕil a su Žtablir entre ces choses amour et concorde  que notre anctre, AsclŽpios, a fondŽ notre art , comme vous le rapportez, vous les potes, et comme jÕen suis persuadŽ, moi. IV. La mŽdecine est donc, comme je viens de le dire, tout entire gouvernŽe [ 187a ] par ce dieu, et il en va de mme pour la gymnastique et pour lÕagriculture. La musique  est dans le mme cas, la chose est claire pour quiconque y consacre un minimum de rŽflexion. CÕest sans doute aussi ce que veut dire HŽraclite, mme si son expression nÕest pas celle qui convient. Ç LÕunitŽ, dit-il en effet, se constitute en sÕopposant elle-mme ˆ elle-mme, comme cÕest le cas pour lÕaccord de lÕarc et celui de la lyre. È Or il nÕest vraiment pas raisonnable de dire que lÕaccord  consiste en une opposition  ou quÕelle rŽsulte dÕune opposition qui continue de subsister. En fait, HŽraclite voulait sans doute dire la chose suivante : ˆ partir dÕune opposition antŽrieure  [ 187b ] entre lÕaigu et le grave, un accord se rŽalise ultŽrieurement  gr‰ce ˆ lÕart musical. Car, si effectivement lÕaigu et le grave continuaient de sÕopposer, il ne pourrait y avoir I. XM   12$   /,(   <)48BD$   7Y$')   !M$   O(.!'   <B*7=   1B)   *'8I:   1*)#2/%0* Z   [!)   <2   BH   1\$B$   -A!>$   -4>   !'=:   UC#'=:   !I$   5$L(]4.$   4(M:   !B^:   *'8B^:   588,   *'>   4(M:   N88'   4B88,   *'>   -$   !B=:   N88B): , !B=:   !7   A]1'A)   !I$   4_$!.$   E`.$   *'>   !B=:   -$   !a   /a   bCB1"$B):   *'>   K:   O4B:   7&47=$   3+   45/*   !678   69/* , *'L7.('*"$')   1B)   <B*I   3-   !&8   :0!;*-&8 , !&8   <=)!2;08   [ 186b ] !2>+$8 , K:   1"/':   *'>   L'C1'A!M:   *'>   -4>   4W$   Q   L7M:   !7c$7)   *'>   *'!d   5$L(]4)$'   *'>   *'!,   L7='   4(_/1'!' .   e(GB1')   <2   "4?   !&8   :0!;*-&8   8"/.$ , f$'   *'>   4(7A67g.17$   !h$   !"#$%$ . II. i   /,(   @A/*8   !I$   A.1_!.$   !M$   <)48BD$   O(.!'   !BD!B$   O#7)Z   !?   (,;   B(*C8   !BD   A]1'!B:   *'>   !?   +6/6D+   Q1B8B/BC1"$.:   j!7(\$   !7   *'>   5$\1B)\$   -A!) , !M   <2   5$\1B)B$   5$B1Bc.$   34*%E=)7   -0F   3;G .   e88B:   12$   Bk$   Q   -4>   !R   3/)7)$R   O(.: , N88B:   <2   Q   -4>   !R   $BA]<7) . OA!)$   <l , mA47(   N(!)   n'CA'$c':   O87/7$   !B=:   12$   5/'LB=:   *'8M$   #'(cE7AL')   !I$   5$L(]4.$ , [ 186c ] !B=:   <d   "-6#H/!6*8   '&A#(\$ , BT!.   *'>   -$   'H!B=:   !B=:   A]1'A)$   !B=:   12$   "(0%678   ?*_A!BC   !BD   A]1'!B:   *'>   B(*)*+678   *'8M$   >0;IJ)/%0*   *'>   <7= , *'>   !BD!\   -A!)$   o   p$B1'   !M   &'!()*\$ , !B=:   <2   *'*B=:   *'>   $BA]<7A)$   '&A#(\$   !7   *'>   <7=   ">0;*/!)7+ , 7&   1"887)   !):   !7#$)*M:   7Y$') . 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Or, la conciliation de ce qui sÕoppose est impossible tant que lÕopposition subsiste ; par ailleurs, on ne peut rŽaliser un accord avec ce qui sÕoppose et qui refuse toute conciliation. Oui, et il en va de mme pour le rythme qui na”t du rapide et [ 187c ] du lent, lesquels, dÕabord opposŽs, sÕaccordent par la suite. Et de mme que tout ˆ lÕheure cÕŽtait la mŽdecine, cÕest ˆ prŽsent la musique qui introduit lÕaccord entre tous ces termes en produisant lÕamour mutuel et la concorde . Autrement dit, la musique est elle aussi, dans lÕordre de lÕharmonie et du rythme, une science des phŽnomnes qui ressortissent ˆ lÕamour. Il nÕen reste pas moins que, mme si, dans la constitution dÕun accord et dÕun rythme, on arrive sans aucune difficultŽ ˆ discerner  lÕintervention de lÕamour, le double ƒros, lui, nÕy intervient pas encore. V. Mais quand il faut, ˆ lÕusage des hommes, mettre en Ïuvre [ 187d ] le rythme et lÕharmonie soit en composant (ce que nous appelons composition lyrique), soit en utilisant de fa•on correcte des chants et des pomes dŽjˆ composŽs (ce que nous appelons Žducation ), cÕest alors que les choses deviennent difficiles et que nous avons besoin de quelquÕun qui sache bien son mŽtier. On voit en effet revenir ici le mme argument : sÕil faut cŽder, ce doit tre ˆ des tres humains dont les mÏurs sont bien rŽglŽs et dans le but de devenir meilleur si ce nÕest pas encore le cas ; et cÕest lÕamour de ces hommes-lˆ qu'il faut favoriser et sauvegarder , cÕest ˆ dire le bel ƒros, lÕƒros cŽleste, lÕƒros de la Muse [ 187e ] Ouranie. LÕautre est celui de la Muse Polymnie, lÕƒros vulgaire quÕil faut offrir avec prudence ˆ ceux ˆ qui on lÕoffre, de manire ˆ en cueillir le plaisir  sans provoquer aucun dŽr•glement . De mme, dans notre art, cÕest une affaire importante que de bien user des dŽsirs  relatifs ˆ lÕart culinaire, de manire ˆ en cueillir le plaisir  sans se rendre malade. Ainsi donc en musique, en mŽdecine et partout ailleurs, aussi bien dans les choses humaines que dans les choses divines, pour autant que cela est permis, il faut   contr™ler  lÕun et lÕautre amour, [ 188a ] puisquÕils sÕy trouvent tous les deux. VI. ƒtant donnŽ que lÕarrangement des saisons de lÕannŽe est aussi plein de ces deux ƒros, chaque fois que les attributs dont je viens de parler Ð le chaud et le froid, le sec et lÕhumide  Ð rencontrent dans leurs rapports mutuels lÕƒros qui est bien rŽglŽ, chaque fois quÕils sÕaccordent et quÕils se mlent  de fa•on raisonnable, ils viennent apporter lÕabondance et la santŽ aux hommes, aux animaux et aux plantes ; ils ne leur causent aucun dommage. Mais chaque fois que lÕƒros qui sÕaccompagne de dŽmesure prŽvaut  en ce qui concerne les saisons de lÕannŽe, il provoque de nombreuses destructions et de nombreux dommages. [ 188b ] En effet, les ŽpidŽmies se plaisent ˆ provenir de tels phŽnomnes, et il en va de mme pour la masse disparate des maladies  qui frappent les animaux et les plantes : gelŽe, grle, nielle du blŽ, proviennent de lÕexc•s et du dŽr•glement qui sÕinstallent dans les relations mutuelles quÕentretiennent de tels phŽnomnes qui relvent dÕƒros. Il est une science de ces phŽnomnes, qui sÕintŽresse aux mouvements des astres et des saisons  de lÕannŽe ; elle a pour nom astronomie . VII. Il y a plus. Les sacrifices  dans leur ensemble et ce qui ressortit ˆ la divination  Ð cÕest-ˆ-dire ce qui permet la communication  entre les dieux [188c] et les hommes Ð nÕont dÕautre but que ceux-lˆ : sauvegarder  ƒros et le guŽrir . En effet, toute impiŽtŽ se pla”t ˆ na”tre ainsi : au lieu de cŽder ˆ lÕƒros dont les mÏurs sont bien rŽglŽes, de lÕhonorer et de le rŽvŽrer en toute action, cÕest ˆ lÕautre ƒros que lÕon cde dans les rapports que lÕon entretient avec ses parents, vivants ou morts, et avec les dieux. t$   7u%Z   w   /,(   W;=6+I0   /E=@N+I0   -A!c$ , AC1b.$c'   <2   V=6#6(I0   !):  Ñ Q1B8B/c'$   <2   -*   <)'b7(B1"$.$ , j.:   t$   <)'b"(.$!') , 5<g$'!B$   7Y$')Z   <)'b7(\17$B$   <2   'k   *'>   1h   Q1B8B/BD$   5<g$'!B$   }(1\A')  Ñ mA47(   /7   *'>   Q   {CL1M:   -*   !BD   !'#"B:   *'>  [ 187c ] 6('<"B: , -*   <)7$%$7/1"$.$   4(\!7(B$ , TA!7(B$   <2   Q1B8B/%A_$!.$   /"/B$7 . Xh$   <2   Q1B8B/c'$   4WA)   !Bg!B): , mA47(   -*7=   w   &'!()*l , -$!'DL'   w   1BCA)*h   -$!cL%A)$ , O(.!'   *'>   V=Q+6*0+   588l8.$   -14B)lA'A'Z   *'>   OA!)$   'k   1BCA)*h   47(>   }(1B$c'$   *'>   {CL1M$   -(.!)*I$   -4)A!l1% . '>   -$   1"$   /7   'H!a   !a   ACA!_A7)   }(1B$c':   !7   *'>   {CL1BD   BH<2$   #'874M$   !,   -(.!)*,   1*0(*(+M/-)*+ , BH<2   Q   <)48BD:   O(.:   -$!'DL_   4.   OA!)$Z  V. 588d   -47)<,$   <"‚   4(M:   !B^:   5$L(]4BC:   *'!'#(VAL')  [ 187d ] {CL1R   !7   *'>   }(1B$cƒ   ~   4B)BD$!' , „   <h   178B4B)c'$   *'8BDA)$ , ~   #(]17$B$   •(LI:   !B=:   474B)%1"$B):   1"87Ac   !7   *'>   1"!(B): , „   <h   40*1)I0   -*8lL% , -$!'DL'   <h   *'>   #'874M$   *'>   5/'LBD   <%1)BC(/BD   <7= . n_8)$   /,(   …*7)   Q   'H!M:   8\/B: , [!)   !B=:   12$   *BA1cB):   !I$   5$L(]4.$ , *'>   K:   t$   *BA1)]!7(B)   /c/$B)$!B   By   1l4.   p$!7: , <7=   #'(cE7AL')   *'>   @E#H!!)*+   !M$   !Bg!.$   O(.!' , *'>   Br!\:   -A!)$   Q   *'8\: , Q   BH(_$)B: , Q   !V:   €H('$c':  [ 187e ] 1BgA%:     †(.:Z   Q   <2   nB8C1$c':   Q   4_$<%1B: , „$   <7=   7H8'6Bg17$B$   4(BAb"(7)$   Bs:   t$   4(BAb"(‚ , [4.:   t$   !h$   12$   <16+O+   'H!BD   *'(4]A%!') , "-6#0/I0+   <2   1%<71c'$   -14B)lA‚ , mA47(   -$   !a   w17!"(ƒ   !"#$‚   1"/'   O(/B$   !'=:   47(>   !h$   •UB4B))*h$   !"#$%$   34*%E=I0*8   *'8I:   #(VAL') , mA!d   N$7C   $\ABC   !h$   <16+O+   *'(4]A'AL') . '>   -$   1BCA)*a   <h   *'>   -$   &'!()*a   *'>   -$   !B=:   N88B):   4WA)   *'>   !B=:   5$L(.47cB):   *'>   !B=:   L7cB): , *'Ld   [AB$   4'(7c*7) , @E#0-!26+   ?*_!7(B$   !M$   O(.!'Z   O$7A!B$  [ 188a ] /_( . 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Ds lors, la [ 188d ] divination  a pour mŽtier dÕŽtablir un lien dÕamour entre les dieux et les hommes, parce quÕelle sait quels sont chez les hommes tous les rapports amoureux qui tendent ˆ assurer lÕobservation des lois divines, cÕest-ˆ-dire la piŽtŽ. !B^:   -(I$!':   *'>   &'!(7g7)$ , *'>   OA!)$   'k   w  [ 188d ] =0+!*-O   @*#I08   L7I$   *'>   5$L(]4.$   <%1)BC(/M:   !R   -4cA!'AL')   !,   *'!,   5$L(]4BC:   -(.!)*_ , [A'   !7c$7)   4(M:   L"1)$   *'>   7HA"67)'$ . LE CORPUS HIPPOCRATIQUE T3. [Hippocrate],  Ancienne MŽdecine ,    14 Estimant en effet que ce nÕest pas le sec ni lÕhumide ni le chaud ni le froid ni aucun autre de ces principes qui cause du dommage ˆ lÕhomme Ð ou dont lÕhomme a besoin Ð, mais ce qui, en chaque aliment, est   fort  et surpasse  la nature humaine, ils estimrent donc que ce qui Žtait nuisible, cÕŽtait ce que la nature humaine ne pouvait pas dominer, et voilˆ ce quÕils cherchrent ˆ retrancher. Or, ce quÕil y a de plus fort, dans le doux, cÕest le plus doux, dans lÕamer, le plus amer, dans lÕacide, le plus acide, et dans chacune de toutes les substances prŽsentes, le degrŽ extrme . Il y a en effet dans lÕhomme du salŽ, de lÕamer, du doux, de lÕacide, de lÕacerbe, du fade, et mille autres substances possŽdant des propriŽtŽs diverses sous le rapport de la quantitŽ et de la force. Ces substances, tant quÕelles sont mŽlangŽes et tempŽrŽes lÕune par lÕautre, ne sont pas manifestes et ne font pas souffrir lÕhomme ; mais quand lÕune dÕentre elles se sŽpare et sÕisole, alors elle devient manifeste et fait souffrir lÕhomme. DÕautre part, en ce qui concerne les aliments, tous ceux qui ne nous sont pas appropriŽs et incommodent lÕhomme quand ils sont ingŽrŽs sont, chacun pris ˆ part, de lÕamer intempŽrŽ ou du salŽ ou de lÕacide ou toute autre substance intempŽrŽe et forte ; et cÕest la raison pour laquelle nous sommes dŽrangŽs par les aliments comme par les substances qui se sŽparent ˆ lÕintŽrieur du corps. En revanche tout ce que lÕhomme mange ou boit (rŽgulirement), de tels aliments participent manifestement moins que tout autre ˆ une telle humeur intempŽrŽe et prŽdominante , comme par exemple le pain de blŽ, la galette dÕorge et autres aliments analogues dont lÕhomme a lÕhabitude dÕuser en trs grande quantitŽ et journellement, ˆ lÕexclusion de ceux qui sont assaisonnŽs et prŽparŽs en vue du plaisir  et de la satiŽtŽ. Ces aliments, bien quÕils pŽntrent en trs grande quantitŽ en lÕhomme, causent, moins que tout autre, trouble et sŽparation des qualitŽs contenues dans le corps, et plus que tout autre, force, accroissement et nourriture, pour cette seule raison quÕils sont bien tempŽrŽs et ne contiennent rien ni dÕintempŽrŽ ni de fort, mais forment dans leur totalitŽ une unitŽ simple. €H   /,(   !M   G%(M$ , BH<2   !M   3/(M$ , BH<2   !M   L7(1M$ , BH<2   !M   UC#(M$ , BH< « N88B   !BC!".$   BH<2$   w/%A_17$B)   BŒ!7   8C1'c$7AL')   BŒ!7   4(BA<"7AL')   BH<7$M:   !BC!".$   !M$   N$L(.4B$ , 588,   !M   :/>E;?+   ?*_A!BC   *'>   !M   -;2//6+   !V:   bgA)B:   !V:   5$L(.4c$%:Z   Br   1h   ‰<g$'!B   *('!"7)$ , !BD!B   68_4!7)$   w/lA'$!B , *'>   !BD!B   -El!%A'$   5b78"7)$ . A#C(\!'!B$   <"   -A!)   !BD   12$   /8C*"B:   !M   /8C*g!'!B$ , !BD   <2   4)*(BD   !M   4)*(\!'!B$ , !BD   <2   •G"B:   !M   •Gg!'!B$ , ?*_A!BC   <2   4_$!.$   !I$   -$7\$!.$   <   "-=K Z  [4] !'D!'   /,(   ?](.$   *'>   -$   !R   5$L(]4q   -$7\$!'   *'>   8C1')$\17$'   !M$   N$L(.4B$ .   †$)   /,(   -$   5$L(]4q   *'>   }81C(M$   *'>   4)*(M$   *'>   /8C*^   *'>   •G^ , *'>   A!(Cb$M$   *'>   48'<'(M$ , *'>   N88'   1C(c'   4'$!Bc':   <C$_1)':   O#B$!'   48VL\:   !7   *'>   &A#g$ . X'D!'   12$   =)=*(=2+0   -0F   -)-;$=2+0   588l8B)A)$   BŒ!7   b'$7(_   -A!)$ , BŒ!7   8C4"7)   !M$   N$L(.4B$Z   [!'$   <"   !)   !BC!".$   54B*()La , *'>   'H!M   -b « ?.C!BD   /"$%!') , !\!7   *'>   b'$7(\$   -A!)   *'>   8C4"7)   !M$   N$L(.4B$ . 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(texte et trad. J. Jouanna) T4. [Hippocrate],  Nature de l'homme ,    9 Voici ce quÕil faut savoir en outre : les maladies causŽes par la rŽplŽtion  sont guŽries par la vacuitŽ ; celles qui proviennent de la vacuitŽ sont guŽries par la rŽplŽtion. Celles qui proviennent de lÕexercice sont guŽries par le repos ; celles qui sont causŽes par une trop grande inaction sont guŽries, elles, par lÕexercice. Pour rŽsumer toutes ces notions, le mŽdecin doit sÕopposer  au caractre Žtabli des maladies, des constitutions, des saisons et
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