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Introduction. Balise PICOFA

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Introduction Faciliter la mobilité du bétail en Afrique de l Ouest dans l espace et dans le temps. Les différentes étapes d un dispositif de sécurisation de pistes Arnaud FRANCOIS, Marie AARNINK et Cédric
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Introduction Faciliter la mobilité du bétail en Afrique de l Ouest dans l espace et dans le temps. Les différentes étapes d un dispositif de sécurisation de pistes Arnaud FRANCOIS, Marie AARNINK et Cédric TOUQUET 1 L élevage de ruminants en Afrique de l Ouest se caractérise par son extensivité. Longtemps considérée comme archaïque et dévastatrice pour l environnement, il faudra attendre les années pour voir des auteurs tels que Horowitz (1979), Sandfords (1980), Scoones (1994) démontrer, tout au contraire, que cette extensivité est indispensable et parfaitement adaptée au climat structurellement instable en Afrique de l Ouest. Stratégie optimale pour accéder aux différentes ressources en eau et en pâturage disséminées ici ou là en fonction des pluies, la mobilité est garante de la survie des troupeaux, d un accroissement de la productivité (Thébaud, Corniaux, 2011). Cette mobilité est donc un élément-clef de fonctionnement des systèmes tant pour les mouvements saisonniers des éleveurs que pour la commercialisation du bétail (Thébaud, Corniaux, 2012). Bien que de plus en plus reconnue et protégée par la plupart des législations (exemple de la Charte pastorale malienne), la mobilité des animaux est néanmoins confrontée à de nombreux obstacles tels que l extension des superficies cultivées au détriment des ressources pastorales, la mise en culture des bas-fonds et la réduction des couloirs de passage. Face à ces enjeux, de nombreux programmes de développement ont axé leur intervention sur une sécurisation du foncier pastoral en réalisant des aires de pâtures et de repos, des points d eaux (barrage, puits à usage pastoraux) et en balisant des pistes à bétail. Balise de gauche (PICOFA), balise de droite (PAPE) Le travail de balisage des pistes est donc relativement commun pour qui veut intervenir sur la filière agropastorale et les différentes étapes marquant ce processus renvoient généralement à 3 phases : (I) l identification/diagnostic, (II) la sécurisation et le balisage et (III) la légalisation des ressources à travers la prise d arrêtés par les autorités compétentes (communes ou tribunaux administratifs selon les textes en vigueur). Balise PICOFA Si ces 3 premières étapes assurent une matérialisation dans l espace de ces couloirs, elles ne permettent pas leur pérennisation. L étape 3 de légalisation est importante mais pas suffisante surtout lorsqu on connait le pluralisme normatif et juridique existant en Afrique de l Ouest. Dès lors, bien souvent de nouveaux programmes de développement balisent et sécurisent des couloirs qui l avaient été par des programmes antérieurs. Afin de limiter cet éternel recommencement, il nous semble primordial d ajouter une quatrième phase au dispositif de sécurisation de pistes : la phase de suivi. En nous basant sur les leçons tirées des différents projets concernant l agropastoralisme mis en œuvre par Acting For Life depuis , nous détaillerons, dans un premier temps, les 3 premières phases du processus de sécurisation de pistes puis, dans un second temps nous définirons les modalités de fonctionnement tant au niveau organisationnel que budgétaire (coût du suivi et 1 Arnaud FRANCOIS, Coordinateur des programmes agropastoraux, Marie AARNINK, Coordinateur administratif et financier Afrique et Cédric TOUQUET, Chargé de programmes Afrique. Acting For Life, 1050 avenue de l Europe, Le Bourget Cedex. 2 Projet d Appui à la Productivité de l Elevage (PAPE) au Mali, Burkina-Faso et Bénin, Janvier 2010-Octobre 2011, budget de 3,8 millions d euros, cofinancement UE-AFL. Programme Régional d Appui à la Productivité de l Elevage (PRAPE) au Sénégal, Mali, Burkina-Faso, Bénin et Togo, Janvier 2012-Février 2015, budget de 2,8 millions d euros, cofinancement AFD- UE-AFL. Projet d Appui à la Préservation des Ecosystèmes et de la Biodiversité grâce à l agropastoralisme (PAPEBA) au Togo, Février Juin 2016, budget de euros, cofinancement AFD-UE. possibilités de financement) de cette 4 e phase indispensable pour entrevoir une inscription à la fois dans l espace et dans le temps d un foncier pastoral sécurisé. L identification/ diagnostic Généralement l action d identifier est définie comme «la reconnaissance d une appartenance à une certaine espèce» (Dictionnaire culturel le Robert, 2005). Dans le cas qui nous intéresse ici, l espèce correspondrait aux itinéraires empruntés par les agropasteurs. L identification serait donc la reconnaissance des couloirs pratiqués par les agropasteurs. Cette précision faite nous pourrions aisément passer à la phase suivante tant la démarche semble évidente. Et pourtant sa mise en oeuvre sur le terrain l est beaucoup moins tant les chemins menant à la reconnaissance peuvent être divergents. La reconnaissance peut être tout simplement assimilée à sa version officielle. Autrement dit, il s agit de reprendre les parcours officiels datant dans la plupart de cas de plusieurs années et de les matérialiser sur le terrain par la pose de balises. C est notamment ce type d approches que privilégiera le Programme d Investissement Communautaire en Fertilité Agricole (PICOFA, ) intervenant au Burkina-Faso. Sur les 1050 km de pistes prévus initialement, 800 kilomètres seront réalisés. Quantitativement, nous pouvons dire que les résultats sont probants. Cependant, au niveau qualitatif, notamment dans la région de l Est du Burkina-Faso, le constat est plus amer. Une année après leur pose, la plupart des balises se situait au milieu de champ. L absence d identification des pratiques au niveau local n a pas permis l actualisation des parcours. Cela a engendré au mieux un investissement inutile et au pire contreproductif en brouillant notamment les couloirs balisés par d autres programmes de sécurisation tels que celui mené par le RECOPA 3 dans le cadre du Projet d Appui à la Productivité de l Elevage (PAPE). L identification passe donc obligatoirement par un temps suffisamment long au niveau local et implique un véritable travail de récolte de données afin de dresser une cartographie la plus fidèle possible des couloirs pratiqués. Cependant, pour être complète ces données doivent être croisées entre les deux principales catégories d acteurs à savoir les habitants des territoires d accueils et les utilisateurs (bouviers) de ces pistes à bétail. Cette caractéristique est parfois ignorée notamment pour des raisons pratiques lorsque la mobilité touche plusieurs pays. Pour des questions de faisabilité, l identification est faite au niveau des autochtones sans être confrontée aux pratiques puisque les principaux concernés résident dans un autre pays. Ce problème s est posé concernant le Togo, pays d accueil de la transhumance burkinabé et béninoise dans le cadre du PAPEBA. Pour contourner cette difficulté et assurer un croisement des données, une première identification a été élaborée au niveau des agropasteurs locaux et a conduit à dresser une carte provisoire des couloirs pratiqués. Cette première identification sera dans un second temps présentée et confrontée aux connaissances des principaux acteurs de la transhumance burkinabé et béninois dans le cadre de visites d échanges organisées dans ces deux pays. Cette implication des principaux acteurs de la transhumance est primordiale car en plus de permettre un croisement des données et conforter l identification, elle facilite la phase de diagnostic. En effet, à l exception d une identification consistant à matérialiser des anciennes cartes ne correspondant plus à aucune pratique, il y a généralement un écart entre la cartographie des couloirs pratiqués et la cartographie des couloirs retenus en fin de processus pour être balisés. Cette distorsion s explique par le fait qu en l absence d aménagements pastoraux et de couloirs délimités, la mobilité animale engendre des tensions sur les ressources telles que l accès aux points d eau, les dégâts occasionnés dans les champs au niveau de couloirs trop étroits Ces tensions entraînent le paiement d amendes mais aussi l abattage de têtes de bétail voire des pertes de vies humaines 4. Les stratégies des agropasteurs pour amoindrir ces difficultés sont des stratégies par dépit telles que les pâtures de nuit ou celles effectuées au sein d aires protégées posant parfois autant de problèmes qu elle n apportent de solutions. 3 L antenne de l Est du Réseau de COmmunication sur le Pastoralisme (RECOPA) est un partenaire historique d AFL. 4 En décembre 2013 un grave conflit est survenu entre des transhumants et des agriculteurs dans le canton de Borgou en Région des Savanes au Togo. Ce conflit s est soldé par 6 morts et des centaines de têtes abattues. 2 Poser un diagnostic revient à postuler que tout acteur, quand il a la liberté de choisir, opte pour des actions limitant les désagréments. Dans le cas qui nous intéresse, il s agit donc de comprendre les causes des différents conflits identifiés et les mesures qui permettraient de les corriger, notamment pour les conflits de type structurels 5 (aménagement de points d eau, double accès animal et anthropique pour des points d eau; création de zones tampons au niveau des aires protégées ). Premier diagnostic réalisé par le partenaire RAFIA pour la Région des Savanes (PAPEBA) Localités Tchimouri (1) Djabidjoaré (2) Téliga et Diélo (3) Observations Tensions fréquentes liées aux cultures de contre-saison (haricots). Grave conflit survenu en 2010 ayant causé la mort de deux agriculteurs. Tensions fréquentes liées au retard de récolte. Borgou (4) Conflit grave survenu en 2013 (6 morts), Nagbéni (5) Koumbéloti (Barrage) (6) Village de Natongou, tensions fréquentes liées aux cultures de contre-saison (pastèque, meon, haricot, maïs) le long de la rivière. Problème d accès au point d eau entraînant des traversées nocturnes. Zone stratégique avec un point d eau permanent pour les animaux entrant par la préfecture de l Oti. Tensions permanentes liées aux cultures maraîchères tout autour du barrage et à la volonté des autorités de Mango d interdire l accès au bétail afin de développer Cette nécessité du diagnostic en lien avec notre postulat semble frapper du sens commun. Et pourtant, cette évidence ne l est pas pour tous. L agropastoralisme notamment à travers les grandes transhumances est bien souvent associé aux peuls. L activité est donc dans la plupart des cas perçue à travers une grille de lecture ethniciste. Dans les cas de transhumances transfrontalières, cette distinction se retrouve accrue car associée aux catégories sociales de l autochtonie et de l allochtonie. Cette ethnicisation conduit à une essentialisation des différences. La logique, les façons d être et de faire sont perçues comme intrinsèquement distinctes et dans la plupart des cas jugées comme inférieures, illogiques, néfastes. A partir de cette grille de lecture, la pâture de nuit, pourtant très risquée pour les agropasteurs, devient au mieux incompréhensible au pire motivée par une volonté de pâturer sur les terres cultivées sans être inquiétés. Les conflits s exprimant ici où là vont s expliquer par la nature belliqueuse des peuls. 5 Nous pouvons distinguer deux types de conflit : les conflits conjoncturels et structurels. Les conflits structurels sont liés à des questions d aménagement du territoire, de partage de ressources. Même si de longues négociations doivent être menées pour les régler, ces conflits demeurent aisément identifiables et des solutions techniques peuvent être proposées (aménagement de points d eau, barrage à double usage ). Les conflits conjoncturels sont beaucoup plus pernicieux et peuvent mélanger plusieurs registres (rapport de pouvoir au niveau local) bien différents du registre officiel (conflit agriculteur/éleveur autour du partage des ressources). Il n est d ailleurs pas certain que les conflits conjoncturels soient les moins graves. 3 Si nous couplons ces représentations avec une définition restrictive de la piste de transhumance comme voie de communication en occultant les besoins habituels d un troupeau à savoir se déplacer, s abreuver, pâturer, se reposer, vous pouvez rapidement proposer après diagnostic une cartographie des couloirs à sécurisés. Il suffit pour cela d occulter toutes les zones où des difficultés se posent. Ces 2 cartes illustrent parfaitement notre propos. En effet, toutes deux résultent d un processus d identification des couloirs concernant la région Centrale au Togo. La première carte (figure 1) représente un travail mené par la Direction Régionale de l Agriculture, de l Elevage et de la Pêche (DRAEP) de la région Centrale. Elle résulte d une demande du ministère et est en soi une proposition de couloirs à sécuriser pour faciliter la transhumance transfrontalière. La seconde carte (figure 2) représente un travail réalisé pour la même région par le partenaire ETD dans le cadre du PAPEBA. Cette carte répond à la fois à la démarche d identification et de diagnostic (les zones de tension sont cerclées en rouge). Ce travail marque une première étape avant d entrer dans une phase de négociation pour proposer des couloirs acceptés par l ensemble des parties. Ce travail fera l objet d une seconde cartographie qui sera quant à elle une proposition de couloirs à baliser. L exercice de comparaison entre ces deux cartes ne laisse aucun doute sur la connaissance par la DRAEP des zones de tension. En effet, toutes ces zones ont été retirées de la carte proposée au ministère. Si ce travail devait aboutir à un balisage, celui-ci ne correspondrait à aucune pratique sur le terrain et ne résoudrait donc aucun des conflits identifiés par le partenaire. La sécurisation et le balisage Tout de suite après, l étape d identification/ diagnostic réalisée, la pose de balise devrait commencer. Or, d une part une piste peut être sécurisée sur la base de concertations entre les différents usagers sans nécessairement poser des balises, et, d autre part, il y a toujours, au préalable de cette matérialisation, toute une phase complexe et longue de négociation. De manière quelque peu schématique nous pouvons distinguer deux types d approches dans la phase de négociation, une approche par le haut «top down» et une approche par la base «bottom up». L approche top down suppose une imposition des tracés au niveau local par un recours aux autorités administratives. Si nous estimons à la suite d Agnew (2010) que le «territoire est un espace de pratiques, approprié par un groupe social ou une institution qui en contrôle l accès et l usage des ressources qu il contient», cette approche semble pertinente. En assurant la reconnaissance par la plus haute autorité déconcentrée de l Etat (Préfet par exemple), le tracé existe de fait par sa reconnaissance légale. De plus, cette approche permet une mise en œuvre assez rapide. Cependant, même si comme nous le verrons dans la phase suivante, l étape de légalisation est indispensable, elle n est absolument pas suffisante pour assurer une reconnaissance au niveau local du tracé notamment au regard des logiques sociales. En effet, les espaces sociaux dans lesquels s inscrivent ces activités sont des espaces régis par des rapports d interconnaissance 6 reposant sur des échanges généralisés7. Et les représentants de l Etat ne vivent pas en autarcie au sein des populations administrées. Ils participent également pleinement à ces échanges généralisés en s appuyant notamment sur le pouvoir plus ou moins grand octroyé par leur fonction. Comme le rappelle Olivier de Sardan et Blundo «le «favoritisme» régnant dans les services publics est inséré dans des circuits plus larges de faveurs et de contre-faveurs qui quadrillent toute la vie sociale et rendent difficile, voire impossible, son exclusion de la seule vie professionnelle, sauf à exiger une rupture entre vie sociale courante et vie professionnelle. Or, c est au contraire la vie professionnelle qui se modèle sur la vie sociale, dans la mesure où l institution disparaît peu à peu derrière les gens, les procédures derrière les personnes, les organisations derrières les acteurs.» (2001 : 29). Si la plus haute autorité déconcentrée de l Etat demeure dans sa fonction, les acteurs remplissant cette fonction changent. Or, ce sont bien ces derniers en tant qu individu mais au nom du pouvoir que 6 A la suite d Henri Mendras, nous pouvons dire qu une collectivité d interconnaissance renvoie à l ensemble des relations caractérisées par le fait que «chacun est lié à chacun par une relation bilatérale de connaissance globale et a conscience d être connu de même façon». (1995 :97). A la suite de Sally Falk Moore, les relations sociales peuvent être qualifiées de multiplexes, c est-à-dire «the same persons were involved inrelationships with each other in multiple contexts : kinship, religion, economy (2004 :72). Comme le souligne Jacky Bouju «la conception populaire du pouvoir repose sur une théorie de la force [ ] impliquant des droits (prédation) mais aussi des devoirs (redistribution)» (1998 : 60). Si ces dons répondent à des logiques d entraide et de solidarité, ils impliquent également «un échange inégal entre un supérieur qui aide et un inférieur qui, en retour ou en attendant l aide escomptée, doit obéissance et prestations diverses (travail, services, corvées, domestiques)» (ibid, p.11). Ainsi, ce n est pas la richesse en tant que telle qui octroie le pouvoir, c est surtout la redistribution qu elle autorise permettant aux donateurs de mettre les donataires à «l ombre de leur main» (Mauss, 1988 :162). 4 leur confère leur fonction qu il convient d approcher pour emporter leur faveur. Cette courtisanerie est toujours précaire et doit être constamment réactualisée à chaque changement de Préfets. Ainsi, au gré des relations de chacun, il sera toujours possible de revenir sur les décisions prises par un préfet. Cette précarité du pouvoir administratif se retrouve décuplée par plusieurs éléments dont l absence de moyens pour surveiller et contrôler le territoire, la difficulté au-delà des balises à matérialiser le foncier pastoral 7, et les stratégies d accaparement du territoire au niveau local. Comme le rappelle Gonin «Dans les espaces dont l appropriation peut leur être potentiellement contestée, les lignages autochtones installent en leur nom des migrants agricoles. Ceux-ci défrichent et cultivent la brousse ; les récoltes leur reviennent mais la propriété de la terre reste aux autochtones.» (Gonin 2014 : 286). Dès lors, Les acteurs déguerpis le long des couloirs ne sont pas systématiquement les propriétaires terriens. Pour contourner ces difficultés, il convient de privilégier une approche «bottom-up» à l approche «top-down», la concertation à l arbitraire et une investigation suffisamment longue pour identifier les véritables propriétaires terriens à une identification expéditive. Même s il demeure difficile de proposer une méthodologie unique concernant l approche de négociation des pistes, nous pouvons à travers les différents projets mis en œuvre dégager les différentes phases suivantes : a) Atelier de concertation pour présenter le diagnostic territorial et le tracé des couloirs pratiqués, b) Parcours de la piste avec les autorités locales, les représentants des éleveurs et des agriculteurs. Recensement des agriculteurs présents sur la piste. Vérification de la propriété des parcelles. c) Réunion avec les exploitants concernés par le tracé, d) Séance de délimitation de la piste et marquage avec les exploitants, les propriétaires terriens, les associations des éleveurs. Signature des contrats de cession de parcelles, e) Marquage provisoire végétal ou à la peinture, f) Forum au niveau de chaque commune pour présenter les résultats, g) Levée GPS, Sortie de reconnaissance officielle avec l administration, les ST, les coutumiers et les représentants des producteurs, h) Signature de PV de reconnaissance de l infrastructure par l autorité, i) Ciblage des tronçons stratégiques pour le balisage. Ces étapes indispensables pour la réussite d un processus de sécurisation de pistes ne s enchaînent pas automatiquement. I
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