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La cancérologie, un kaléidoscope soulagien

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La cancérologie, un kaléidoscope soulagien
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  Editorial 1 © Springer 2010 - DOI 10.1007/s11944-010-001- - Onco magazine - trimestriel mai 2010 -  Vol. 4 - n° 2 Éditorial Pierre Marti Rédacteur en chef adjoint Longtemps la relation médecin malade a reposé sur une approche paternaliste fondéesur une éthique de la bienveillance. Aujourd’hui, le principe d’autonomie tend à s’imposer etconduit à une relation de type adulte-adulte entre médecin et patient. Il est demandé plusde participation du patient, plus de prise en compte de ce qu’est l’homme au-delà de la tumeurdans une démarche plus « humaine » respectueuse des valeurs, des projets et des croyancesde l’autre.Il convient que le patient soit entendu et donc écouté. Florence Barruel insiste surcette dimension essentielle de la prise en charge que constitue la prise en compte de lasubjectivité du patient, de ses croyances « profanes », forme de savoir sur la maladie qui luiappartient en propre. Le patient n’est pas vierge de connaissance sur le cancer lorsqu’ilrencontre le médecin, il possède sa propre représentation de la maladie qu’il convientd’appréhender dans la perspective d’une réelle communication. Connaissance de la maladien’est pas synonyme de connaissance du malade, sauf à réduire l’un à l’autre.Dominique Gros nous pose une question pertinente et donc embarrassante : est-onmieux soigné par un médecin qui ne vous aime pas ? Son article fait écho à celui de FlorenceBarruel en ce qu’il se place du côté du praticien cette fois et montre que sa subjectivité nesaurait être occultée dans la relation médecin malade. À être trop proche du patient, le médecinoscille entre deux écueils que sont le « tout faire » pour arriver au diagnostic et la peur dedécouvrir la pathologie redoutée, d’être le porteur de la mauvaise nouvelle. Si la froideur n’estpas de mise, la prise de distance émotionnelle paraît souhaitable, empathie oui, fusion non.Nicole Pélicier, dans l’interview qu’elle donne à Émilie Gillet, prend acte des progrèsréalisés dans le soutien psychologique aux patients tout en montrant le chemin qui reste àparcourir : augmenter l’offre en quantité mais aussi l’étendre en deçà et au-delà de la phasethérapeutique proprement dite. Le Plan Cancer II en fait un de ses objectifs : prendre en chargel’après cancer. Cela passe nécessairement par un renforcement des liens ville/hôpital et parune meilleure coordination des soins.Coordination de soins, prise en charge des patients au-delà de la phase thérapeutique« aiguë », écoute plus attentive… nécessitent des moyens financiers certes mais aussi et avanttout humains. Le site « lamaisonducancer.com » dont Bernard Giraudeau est le parrain alertesur la pénurie annoncée de médecins spécialistes du cancer et sur les conséquences négativesprévisibles pour les patients.Un élément de solution pourrait résider dans la proposition de Roselyne Vasseurplaidant pour l’instauration d’infirmiers coordonnateurs et infirmiers référents dans unedémarche de transfert de compétences plutôt que de transfert de tâches. Coordonnercertainement, pour autant doit-on multiplier les niveaux de coordination et le nombre desréférents ? Ces super-infirmiers s’apparentent quelque peu aux officiers de santé du XIX e sièclepar leur positionnement dans l’offre de soins, entre infirmier et médecin.Face au bouillonnement que traduisent ces articles il convient, tout en restant enprise sur l’actualité au travers des « Actus », de prendre du recul avec Jacques Rouëssé et sondeuxième volet de l’histoire de la cancérologie.La réalité c’est aussi ces lieux d’excellence où des personnels qualifiés et dévouésprennent en charge les patients. Avec l’Institut Paoli Calmette, nous poursuivons notre tourde France des établissements de santé phares.La prise en charge du patient porteur d’un cancer s’apparente à un kaléidoscopetant les facettes sont nombreuses, facettes souvent sombres voire noires mais Soulage nousapprend que la lumière existe dans le noir c’est pourquoi l’on peut parler de « kaléidoscopesoulagien ».   Pierre Marti, Daniel Serin Daniel Serin Rédacteur en chef       O    n    c    o     m    a    g    a    z     i    n    e     L    ’   a   c    t   u   a    l    i    t    é    e   n    o   n   c   o    l   o   g    i   e La cancérologie, un kaléidoscope soulagien 51
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