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La Vie Associative LA PLACE DES ASSOCIATIONS DANS LA SOCIETE. Emploi: les activités associatives au service d'une économie d'intérêt général

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Conférence Permanente des Coordinations Associatives Numéro 5 - Octobre 2003 La Vie Associative Que serait la vie sans les associations? La Conférence Permanente des Coordinations Associatives a engagé
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Conférence Permanente des Coordinations Associatives Numéro 5 - Octobre 2003 La Vie Associative Que serait la vie sans les associations? La Conférence Permanente des Coordinations Associatives a engagé cette année deux actions de fond pour la défense et la promotion de la vie associative. Dessin réalisé par des enfants participant aux activités du centre socio-culturel Val Rhonne La première, que nous présentons et illustrons par ce bulletin, tient à l'élaboration d'un grand débat interne au mouvement associatif sur la place et le rôle des associations dans la société française. En effet, un an après le choc du 21 avril 2002 et au plus près des réalités vécues par la population, nous avons souhaité mieux comprendre pourquoi la vie associative implique tant de nos concitoyens (21 millions selon la dernière enquête de l'insee) sans pour autant trouver une vraie reconnaissance de la part des pouvoirs publics et un intérêt plus constant de la part des médias. Il est vrai que nous ne disposons pas des mêmes moyens d'auto-promotion ou d'auto-justification que les entreprises ou des acteurs du champ politique. Nous sommes les acteurs discrets du travail dans la durée. Est-ce à dire que la somme de ces actions n'est pas significative politiquement et ne représente pas un intérêt pour la société toute entière? De puissants mouvements de désintégration sociale sont à l'œuvre dans nos sociétés, de la mort programmée de l'etat providence à la crise structurelle du marché du travail, le vivre ensemble tel qu'on a pu l'imaginer hier est mis à mal. Les solutions alternatives à l'individualisme, au repli sur soi, à la société assurantielle ou au tout sécuritaire peinent à émerger d'une manière crédible. A bien des égards, le principe libéral mais collectif de l'association, de l'auto-organisation des citoyens, est à reconsidérer plus globalement. Ce potentiel n'a d'ailleurs pas échappé à nos voisins britanniques et allemands, il est d'actualité dans les futurs pays membres de l'union européenne, il est enfin réalisé par des millions de personnes dans les pays émergents ou en développement du monde. Nous vous invitons donc à débattre avec nous du sens et des plus-values de l'action associative sur les thèmes centraux aujourd'hui de l'intégration et de la citoyenneté, de la prévention et de la sécurité, de l'emploi et de la décentralisation. Ce numéro se veut complémentaire des positions de fond proposées par la CPCA sur son site Internet, des textes et des propositions qui devront aboutir à une véritable plateforme interassociative à la fin de l'année Enfin, avec la réflexion s'impose le temps de la mobilisation, c'est l'objet de la campagne nationale de soutien à la vie associative que la CPCA a lancé dès le mois de septembre à la demande de ses associations membres, de très nombreuses fédérations, réseaux et associations locales inquiètes de voir leurs engagements auprès des usagers, des bénévoles remis en cause dans le contexte de crise budgétaire. Une situation vécue difficilement depuis déjà plusieurs années, de gel républicain en collectif budgétaire en passant par la fin ou la limitation des dispositifs d'emplois aidés. Les associations réclament aujourd'hui une nouvelle considération, mais surtout l'assurance de pouvoir mener à bien les projets d'intérêt général et collectif qu'elles ont conçus par et pour des millions de Français. Vous pouvez participer à cette campagne en signant la pétition carte à pouces diffusée en des milliers d'exemplaires au travers des centaines de réseaux partenaires. Vous pouvez également débattre et échanger avec les acteurs de la vie associative tout au long de la quinzaine en partenariat avec les radios associatives, qui sont le relais de la campagne Que serait la vie sans les associations? partout en France tout le long du mois d'octobre. Hubert Prévot LA PLACE DES ASSOCIATIONS DANS LA SOCIETE Prévention et sécurité: le sens de l'action associative Emploi: les activités associatives au service d'une économie d'intérêt général L'Etat décentralise, les associations s'organisent Intégration: pour que chacun trouve sa place, le rôle indispensable des associations Sommaire La place des associations dans la société Pour que chacun trouve sa place : le rôle indispensable des associations L'intégration : une action au quotidien. Rencontre avec Madame Mohamad, salariée de l'association CIMS (Centre d'information et de médiation sociale) Interview : Chiquita Ohin fondatrice de MIVA FED Femmes, tourisme et culture p3 p4 P4 Prévention et sécurité: le sens de l'action associative JE REAGIS! Sécurité et citoyenneté à Strasbourg Sécurité en France et aux Etats-Unis : deux façons différentes de faire société Emploi: les activités associatives au service d'une économie d'intérêt général Interview de Viviane Tchernonog Débat : L'emploi-aidé doit-il correspondre à une demande sociale solvable? p7 p10 P7 L'Etat décentralise, les associations s'organisent p13 Val Rhonne un centre, une expérience de décentralisation peu commune Interview : P. LIGNEAU professeur honoraire à l université de Poitiers, vice-président de l UNIOPSS Les Chances et les risques de la décentralisation P10 Ce bulletin est réalisé avec le soutien de la DIES Conférence Permanente des Coordinations Associatives Responsable de publication : Hubert Prévot Equipe de rédaction : Julien Adda, délégué général Chrystel Mouysset, chargée de communication Conception graphique : Chrystel Mouysset Coordinations de la CPCA : ANIMA FAC : vie étudiante - CADECS: développement économique et social -CCOMCEN : éducation nationale - CELAVAR : développement rural - La Ligue de l enseignement - CNAJEP : Jeunesse-éducation populaire - CNL-CAFF : droits des femmes - CNOSF : mouvement sportif - COFAC : vie culturelle et communication -Coordination Environnement - Coordination Justice-Droits de l Homme - Coordination Sud : Solidarité Internationale - FONDA : développement associatif - UNAF : vie familiale - UNAT : tourisme social - UNIOPSS : action sociale et santé. Siège : 14, Passage Dubail Paris. Tél Fax ISSN P13 FAUTE DE FINANCEMENTS SUFFISANTS LA CPCA NE PEUT EDITER CE DOCUMENT EN COULEUR ET EN QUALI- TE D IMPRIMERIE. NOUS ESPERONS QU IL NE PERDRA PAS L INTERET QUE VOUS Y PORTIEZ. NOUS DEVRONS DONC PROCHAINEMENT PASSER A UNE FORMULE PAYANTE CE QUI MODIFIE LE SENS PRE- MIER DE NOTRE ACTION D INTERET GENERAL AU SERVICE DE LA VIE ASSOCIATIVE LA PLACE DES ASSOCIATIONS DANS LA SOCIETE Les représentants des grandes coordinations nationales d'association réunis en Assemblée le 21 mai ont voulu prendre la parole pour exprimer leurs profondes préoccupations devant les évolutions à l'œuvre dans notre pays et pour rappeler sur quel socle de valeurs partagées elles fondent leur action dans la société. Il est notoire que nous sommes dans une période marquée par l'individualisme, le chacun pour soi, l'incivisme où nous faisons appel à la force publique et à l'autorité pour régler tous les problèmes sans avoir à faire preuve de sens des responsabilités où se vit le repli sur des groupes fermés, protecteurs, mais parfois sectaires et décourageant les initiatives personnelles. D'une manière générale ce phénomène est le produit d'un certain individualisme économique dans le cadre d'une mondialisation financière inhumaine, beaucoup de nos concitoyens estiment en effet qu'une économie marchande est à même d'apporter le maximum de satisfactions personnelles à ceux qui veulent bien se donner la peine d'en accepter les rudes logiques. Les laissés pour compte de ce système étant remis aux bons soins d'âmes charitables et de collectivités locales bien intentionnées. Des millions de Français, militants politiques et élus, militants syndicaux et professionnels, acteurs associatifs ne partagent pas cette soumission à un système qui ignore les réalités territoriales et génère les exclusions conduisant à l'augmentation des tensions et des conflits auxquels répondent une suite de réactions, des mesures sécuritaires voire répressives à leur tour génératrices de problèmes lancinants comme l'engorgement des tribunaux et la surpopulation carcérale. Aujourd'hui la voix de ces Français semble trop souvent couverte par le tintamarre médiatique fondé sur la glorification de la réussite individuelle et de l'argent. Témoins privilégiés de notre temps, souvent force de propositions, nous avons choisi de clarifier nos préoccupations autour de quatre domaines: emploi, prévention-sécurité, immigration-intégration et décentralisation. A ces quatre questions correspondent des soucis très légitimes et souvent des intentions louables. Le droit à la sécurité et aussi constitutionnel que le droit à la liberté ou le droit de propriété; la décentralisation si elle permet de mieux préparer les décisions et d'adapter plus finement les interventions aux besoins réels est tout à fait soutenue par le monde associatif et personne ne conteste la nécessité de politiques pour l'emploi ou pour le contrôle des flux migratoires. Mais les associations souhaitent analyser les méthodes mises en œuvre dans ces domaines. D'une manière générale faire application des principes de solidarité, d'action collective et concertée, de participation des principaux intéressés non seulement à la prise de décision mais à l'application sur le terrain des décisions est une condition d'une efficacité dans la durée. Il nous importe donc aujourd'hui de réévaluer l'action associative, sans faux-fuyants ni fausse modestie, de nous assurer des moyens de réflexions et d'interventions effectifs pour faire connaître nationalement et localement nos propositions. Il sera sans nulle doute nécessaire d'activer de nouveaux partenariats au sein du mouvement associatif, auprès des partenaires sociaux et du champ politique. 3 Intégration Pour que chacun trouve sa place: le rôle indispensable des associations Face à la distanciation des liens sociaux, à la remise en cause des vecteurs traditionnels d'intégration, une politique de lutte contre l'exclusion sociale, en faveur de l'intégration économique et citoyenne est nécessairement globale, cohérente et pérenne. (...) Les associations sont aujourd'hui, dans ces conditions, en particulier au plan local, une action collective vecteur d'intégration par la constitution de groupes d'appartenances dans lesquels peuvent se retrouver des personnes isolées et en difficulté. En effet, les associations créées par les habitants et pour les habitants, représentent des groupes libres où il est possible de s'exprimer, de se confronter, de faire part de ses difficultés, de ses projets, de se former par la pratique, de s'intégrer par un emploi de proximité et d'utilité sociale. (...) En ce sens, pour ces populations marginalisées, l'association est une idée neuve. Elle doit leur être proposée et être soutenue dans la durée. Cela suppose l'ouverture de la société à l'action citoyenne et un réel soutien humain et financier des pouvoirs publics pour le développement de leurs actions. Texte complet et propositions sur le site Internet de la CPCA ou sur demande. L'intégration : une action au quotidien Rencontre avec Madame Mohamad, salariée de l'association CIMS (Centre d'information et de médiation sociale) L'association CIMS est née en novembre 2000 sur l'initiative d'habitants du quartier de la Cavée et de la ZAC du Moulin de Creil. Suite à des incidents dans le quartier plusieurs personnes, dont Madame Mohamad que nous avons rencontré, ont souhaité apporter une réponse à cette violence notamment par une action en faveur de l'intégration des immigrants. Aujourd'hui, l'association accueille, informe, oriente et aide des personnes étrangères dans des démarches administratives et sociales. Elle a pour ojectif premier l'accompagnement des personnes rencontrées. Ainsi elle trouve tout naturellement sa place dans le quartier, et des personnes non migrantes en situation difficile poussent également la porte de l'association. En moyenne, dans la semaine, on voit une centaine de personnes, 15 à 20 personnes par jour soit plus de demandes par an. Les bénéficiaires peuvent venir simplement pour demander un conseil, pour participer aux activités de l'association ou bien pour un accompagnement personnel . CIMS pas besoin de faire de la publicité, on vient à l'association surtout par le bouche à oreille. . L'activité de l'association s'est développée de façon exponentielle. De fait, aujourd'hui 6 permanentes de nationalités différentes, 4 CEC et 2 CES, assurent avec les bénévoles cette mission d'accueil et d'accompagnement. Les salariées sont certes des personnes qualifiées mais avant tout, elles ont connu le parcours de l'intégration étant elles-mêmes d'origine étrangère. Elles ont été confrontées, comme les personnes qu'elles accompagnent, à la barrière de la langue, à la nécessaire et parfois difficile démarche d'intégration sociale. Le multiculturalisme de l'équipe constitue certainement une de ses forces. Par ailleurs, le fait que les médiatrices soient d'origines diverses, permet à de nombreuses personnes de faire un premier pas vers l'association, reconnaissant en elles une personne de leur communauté. Il y a ici des mères qui savent qu'il y a dans le personnel des personnes comme elles, une Algérienne, une Pakistanaise, une Africaine, une Turque, une Marocaine, cela les rassure quelque part, elles laissent leurs enfants venir faire de l'informatique ici nous dit madame Mohamad. Les médiatrices interviennent à plusieurs niveaux de la vie quotidienne et sociale des bénéficiaires. La santé : les médiatrices de l'association poursuivent une action de médiation dans les hôpitaux afin de permettre un dialogue entre les médecins traitants et les patients qui ne maîtrisent pas le français. Les administrations : les médiatrices accompagnent les bénéficiaires dans leur démarches auprès de nombreuses administrations, la CAF, la CPAM, la CRAM, le CMPP de Créil, l'anpe, les Assedics L'éducation : les médiatrices multiculturelles interviennent souvent dans les établissements scolaires. Les parents sont parfois dépassés par les nouveaux besoins de leurs enfants et par la différence entre l'éducation dans leur pays d'origine et l'éducation française. Elles interviennent notamment lorsqu'il y a des troubles dans le comportement des enfants afin de rendre le dialogue possible entre établissements et parents. Parfois l aggravation des situations est ainsi évitée. La justice : l'association travaille en partenariat avec le tribunal de Senlis à la demande de ce dernier. Les médiatrices sont intervenues en 2002 dans une vingtaine d'affaires. Parmi les autres activités en faveur de l'intégration, on peut évoquer les cours d'alphabétisation, le soutien scolaire, les ateliers de couture, des cours de gymnastique, la recherche d'emploi 4 Intégration Mais alors est-ce que l'action de l'association ne se résume pas à de la médiation sociale auprès des diverses administrations et à de la prestation d'interpréterait? Sa réponse à cette question est simple, à travers toutes ces démarches, qui peuvent paraître uniquement administratives, elle vise l'autonomie des personnes. Cette autonomie passe par l'apprentissage de la langue et l'accession à un travail ; grâce à l'action de l'association, certaines femmes ou certains hommes ont trouvé un emploi. Un homme voulait faire de la distribution de prospectus, mais ne savait pas lire le nom des rues. Je l'ai accompagné pour la première fois avec ma voiture, je lui ai expliqué comment essayer de repérer le nom des rues et il a réussi. Grâce à ce travail, il gagnait correctement sa vie et a pu créer son propre commerce. Je pense aussi à cet homme qui est ici depuis plus de 10 ans et ne parle toujours pas français. Il dit qu'il n'y avait pas d'association comme la nôtre avant sur le quartier et qu'il ne savait pas à quelle porte frapper. Il souhaite lui aussi créer sa propre entreprise mais ne sais pas comment s'y prendre. Quel est le bon moment? Auprès de quelle administration entreprendre les premières démarches? Il est Rmiste a droit à certaines aides. Notre rôle est de l'aider à faire valoir ses droits et à lui apporter l'information dont il a besoin. Mais avant tout, cela passera par l'apprentissage du français, car il a des savoirs faire mais pas la langue. Les permanentes de l'association cherchent à valoriser les expériences que chacun a pu avoir dans son pays d'origine. Elles obligent chacun à aller puiser ses propres ressources et à ne pas s'avouer incompétent même sans diplômes. Un désir d'intégration qui vient souvent des femmes Le désir d'intégration vient beaucoup des femmes. Elles désirent une intégration sociale mais également professionnelle. Alors qu'elles n'osent pas se risquer dans des domaines qui leurs sont étrangers, parce qu'elles manquent de confiance en elles, l'association tente, à travers les divers ateliers notamment, de valoriser leurs aptitudes. Elles découvrent ainsi qu'elles sont capables de s'intégrer socialement et professionnellement. Le manque d'emploi de proximité demeure malgré tout un frein à ce désir d'intégration professionnelle. Pour Madame Mohamad l'intégration repose donc avant tout sur l'autonomie des personnes et elle se gagne à travers de multiples évènements quotidiens autant de petites réussites qui permettent de se dépasser afin d'aller encore plus loin la fois d'après. Par exemple, nous connaissons une femme qui depuis son arrivée en France, il y a 5 ans, n'était quasiment jamais sortie de chez elle, elle avait peur des voitures. Je l'ai accompagnée quelquefois et aujourd'hui elle vient à pied pour l'atelier couture. Elle ne parlait pas un mot de français. Les filles ont dit 'il faut que tu parles' alors à chaque fois qu'elle nous demande ce dont nous parlons, elle apprend un mot, une expression. Toujours cette même personne avait besoin d'une attestation CAF pour l'école de son fils, elle voulait que je m en occupe. Mais je lui ai donné un mot explicatif pour qu'elle puisse elle-même demander de l'aide. Je l'ai accompagnée au bus, deux heures après elle est revenue avec 4 attestations et s'est rendue compte qu'elle pouvait le faire sans moi. Ce sont des petites choses importantes qui aident à s'autonomiser et qui permettent par la suite de se sentir capable de réaliser des choses plus importantes. Le communautarisme, une non réponse au besoin d'intégration Madame Mohamad reconnaît qu'il existe toujours une tendance au communautarisme, comme un réflexe naturel de retrouver ceux de son pays d'origine dont on se sent plus solidaire. Par exemple on a fait une fête et il y avait plusieurs, Algériennes, plusieurs Pakistanaises et une seule Africaine, cette dernière cherchait d'autres Africaines par réflexe en se demandant pourquoi les autres étaient plusieurs et elle toute seule? Pour l'association, toute personne qui rentre au local est avant tout creilloise, certaines ont déjà passé plus de temps en France que dans leur pays d'origine. A CIMS une façon concrète de ne pas céder au communautarisme est, autant que faire se peut, de renvoyer les bénéficiaires vers une médiatrice d'une autre culture ou parlant une langue différente de la leur. Nous essayons d'éviter l'accompagnement des personnes de notre langue à partir du moment où elles parlent un tout petit peu français. Autrement, elles auraient tendance à aller vers la personne salariée de leur langue d'origine et ne feraient aucun effort pour parler français. Nous voulons ainsi créer de la mixité, elle est essentielle dans l'activité quotidienne de l'association. 5 Intégration L'écoute, facilitateur de l'intégration Ce qui différencie CIMS d'un simple service public de médiation est la possibilité de laisser le temps pour l'écoute. Le local est un lieu où les gens peuvent venir déposer leur souffrance. On peut venir à n'importe quel moment même si ce n'est que pour discuter. C'est pouvoir dire 'je vais mal'. Déjà quand une personne a franchi la porte de sa maison pour s'exprimer
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