of 24

Novembre Enquête Nutritionnelle Anthropométrique. Zone de Santé de Mulongo. Province du Katanga République Démocratique du Congo.

0 views
All materials on our website are shared by users. If you have any questions about copyright issues, please report us to resolve them. We are always happy to assist you.
Share
Description
Novembre 2010 Enquête Nutritionnelle Anthropométrique Zone de Santé de Mulongo Province du Katanga République Démocratique du Congo Financée par SOMMAIRE REMERCIEMENTS... 3 RESUME... 4 INTRODUCTION...
Transcript
Novembre 2010 Enquête Nutritionnelle Anthropométrique Zone de Santé de Mulongo Province du Katanga République Démocratique du Congo Financée par SOMMAIRE REMERCIEMENTS... 3 RESUME... 4 INTRODUCTION... 6 OBJECTIFS DE L ENQUETE... 8 METHODOLOGIE Type d évaluation et taille de l échantillon Population cible Variables mesurées Indicateurs et valeurs utilisées Outils d analyse DEROULEMENT DE L ENQUETE RESULTATS Distribution de l échantillon selon l âge et le sexe Résultats anthropométriques Couverture de quelques services de santé Mortalité rétrospective CONCLUSION RECOMMANDATIONS ANNEXES Annexe 1 : Liste des paramètres de validité de l enquête Annexe 2 : Questionnaire anthropométrique Annexe 3 : Questionnaire sur la mortalité rétrospective par grappe Annexe 4 : Questionnaire sur la mortalité rétrospective par ménage Annexe 5 : Détermination des grappes Annexe 6. Calendrier des événements de Mulongo, Novembre REMERCIEMENTS Action Contre la Faim (ACF) tient à remercier le Médecin Inspecteur Provincial ainsi que les autorités sanitaires et administratives de leur soutien pour la réalisation de l enquête nutritionnelle dans la zone de santé de Mulongo, district sanitaire du Haut Lomami, en Province du Katanga. ACF remercie également les chefs des villages et des quartiers pour leur collaboration dans la récolte des données. Nous remercions, enfin, tout particulièrement les équipes qui ont participé à la réalisation de l enquête sur le terrain, pour leur patience et leur professionnalisme. Equipe de coordination : - Dr Paul SHISSO MUTOMBO, Médecin chef de zone de santé de Mulongo. - Dr Marcel MPOYO TAKATENGWA, Médecin superviseur de Mulongo - Jean ROSTAND KISUNGU KUHISA, Assistant terrain enquêtes nutritionnelles ACF/Mission Ouest. Chefs d équipes : Jacques PENSIENE MIDON Mireille SASA SABI Valérien MINGA WA MINGA Théophile KALENGA MUSHIMBI Joseph NGOMBE 3 RESUME Cette enquête nutritionnelle anthropométrique a été réalisée du 1 er au 5 novembre 2010 en collaboration avec le district sanitaire du Haut Lomami et la zone de santé de Mulongo. Les enquêteurs ont participé à une formation de trois jours, du 29 au 31 octobre enfants ont été mesurés et pesés. 2 enfants étaient absents lors du passage des enquêteurs dans les ménages sélectionnés. Après saisie, 11 données ont été exclues car elles présentaient des incohérences. L analyse nutritionnelle porte donc sur les données de 883 enfants. Tableau 1: Résultat de l enquête anthropométrique, ZS de Mulongo, novembre Référence Indicateur Résultats 1 NCHS OMS PB Z-scores % de la médiane Z-scores Taille = 65 cm (N=841) Malnutrition Aiguë Globale P/T -2 z et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Sévère P/T -3 z et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Globale P/T 80% et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Sévère P/T 70% et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Globale P/T -2 z et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Sévère P/T -3 z et/ou œdèmes Malnutrition Aiguë Globale (PB 120mm) Malnutrition Aiguë Sévère (PB 110mm) Taux de mortalité rétrospective sur les 3 derniers mois (/10,000/jour) Taux de mortalité rétrospective des moins de 5 ans (/10,000/jour) Couverture vaccinale contre la rougeole (N=806 enfants 9 mois) Couverture déparasitage au Mébendazole (N=753) enfants 12 mois) Confirmée par une carte Selon l accompagnant Pas vacciné Selon l accompagnant Pas de déparasitage 3,4% [2,3% - 5,0%] 0,1% [0,0% - 0,9%] 1,6% [1,0% - 2,6%] 0,1% [0,0% - 0,9%] 3,1% [2,1% - 4,4%] 0,2% [0,1% - 0,9%] 1,4% [0,6 % - 2,2%] 0,2% [0,0% - 0,6%] 0,47 [0,25-0,86] 0,45 [0,17-1,17] 7,1% [5,3% - 8,8%] 55,1% [51,7% - 58,5%] 37,8% [34,5%- 41,2%] 69,1% [65,8% - 72,4%] 30,9% [27,6% - 34,2%] Couverture de la Supplémentation en vitamine A (N= 883) Selon l accompagnant Pas de supplémentation 65,5% [62,3% - 68,6%] 34,5% [31,4 % - 37,7%] Le taux de malnutrition aiguë globale observé après enquête est en-dessous du seuil d alerte défini par la politique nationale de nutrition en RDC (5% de malnutrition en Z-score). Ce taux est significativement plus bas que celui obtenu lors de l enquête réalisée en 2009 (p=0,08) 2, alors que le taux de malnutrition sévère est similaire: 1 Résultats exprimés avec un intervalle de confiance à 95%. 2 Simple or Systematic Random Sampling Test, p=0,08 4 Tableau 2 : Comparaison des résultats des enquêtes nutritionnelles de la ZS de Mulongo, Octobre 2009 et Novembre Il est important de souligner que cette enquête a été réalisée presqu à la même période que la précédente (mois d octobre), période de soudure lors de laquelle la sécurité alimentaire des ménages est la plus vulnérable par rapport à d autres périodes de l année. En plus, les taux de mortalité rétrospective sur les 3 derniers mois sont en-dessous du seuil d alerte, respectivement pour la population de moins de 5 ans et pour la population totale. 7,1% d enfants enquêtés ont été vaccinés contre la rougeole avec carte à l appui. 55,1% d enfants enquêtés seraient vaccinés selon les déclarations de leurs mamans. L OMS stipule qu une couverture minimum de 80% est à atteindre pour prévenir une épidémie ; cette couverture n est pas atteinte même si l on considère vaccinés les enfants sans carte (62,2%). La dernière campagne de vaccination de masse réalisée par la zone de santé avec l appui du Programme Élargi de Vaccination (PEV) et de ses différents bailleurs des fonds (Unicef, OMS, etc.) a eu lieu en janvier Les taux de couverture pour la supplémentation en vitamine A et le déparasitage au Mébendazole ne sont pas très bons : 65,5 % et 69,1 % respectivement. La dernière campagne de supplémentation en vitamine A et déparasitage au Mébendazole a eu lieu en janvier Les résultats obtenus par cette enquête nutritionnelle démontrent une situation nutritionnelle satisfaisante dans la zone de santé. Au vu de ces résultats, le système de surveillance SNSAP qui avait conclu à une situation nutritionnelle d alerte n a pas été pertinent. RECOMMANDATION Renforcer le système de surveillance nutritionnelle dans la zone ; Sensibiliser les familles sur les thèmes clés de la nutrition et encourager la fréquentation aux consultations préventives ; Encourager les activités de sensibilisation sur l hygiène et l assainissement pour lutter contre l incidence des maladies diarrhéiques. Renforcer le mécanisme de gestion des activités vaccinales. 5 INTRODUCTION Données géographiques et démographiques La Zone de Santé de Mulongo est située le long du fleuve Congo dans le territoire de Malemba Nkulu, district sanitaire de Haut-Lomami, Province du Katanga. Elle est limitée : Au Nord par la zone de santé de Manono, Au Sud par la zone de santé de Malemba Nkulu, Au Nord est par la zone de santé de Kiambi, A l Ouest par la zone de santé de Luamba. Figure 1 : extrait de la carte «République Démocratique du Congo Zones de santé», Juin 2009, source : OCHA. Sa superficie est de km² et sa population est estimée à habitants, soit une densité moyenne de 24 habitants au km². Elle est composée en majorité du groupe ethnique Luba. Les langues parlées sont le Kiluba et le Swahili. La zone de santé de Mulongo connaît un climat tropical humide avec deux saisons : une saison sèche de mi-mai à mi-septembre et une saison des pluies de mi-septembre à mi-mai. Le relief de la zone est dominé par des plaines et quelques montagnes au Nord et à l Est. La végétation est constituée de savane boisée. Elle est traversée par le fleuve Congo appelé dans cette partie du pays fleuve «Lualaba», et abrite le lac Kabamba. Elle est accessible par la route, par le fleuve et par voie aérienne. La zone est desservie par le réseau de télécommunication Zain. 6 Situation socio-économique et sécurité alimentaire La pêche artisanale et l agriculture de subsistance constituent les principales activités de la zone, secondée par l élevage de petit bétail et de volaille, le petit commerce, la chasse et la cueillette. La pêche pratiquée dans la zone est artisanale et a lieu principalement dans le fleuve Lualaba et le lac Kabamba, réputés très poissonneux. La production de pêche, qui concerne surtout les poissons tilapia et capitaine, est importante, surtout en saison sèche quand le niveau des eaux baisse. Les mauvaises techniques de capture des poissons (usage des moustiquaires) font que cette production a diminué au cours des dernières années. L agriculture est pratiquée par la majorité de ménages enquêtés. Les cultures les plus importantes sont le manioc, le maïs, l arachide, le niébé, le riz et le voandzou. La grande partie de la production agricole, tout comme la production halieutique, est destinée à la vente vers les grands centres de consommation (la ville de Lubumbashi et les deux Kasaï). L élevage de petit bétail et de volaille dans la zone est de type familial. Il est pratiqué par la plupart des ménages dont la production est en général utilisée comme capital pour faire face à divers coûts (frais scolaires, soins médicaux, conflits familiaux, etc.). L élevage de gros bétail existe dans la zone mais est pratiqué par les grands fermiers. La mosaïque du manioc et les épizooties cycliques qui ravagent les animaux d élevage constituent deux autres facteurs qui diminuent la productivité dans la région. La chasse est aussi pratiquée mais peu développée dans la zone. Cette situation fait suite au manque d outils de chasse, à la rareté du gibier liée aux fréquents feux de brousse et à la déforestation. La viande issue de l activité de la chasse est généralement destinée à la consommation familiale. Le manioc est l aliment de base, suivi du riz. Il est consommé sous forme de pâte accompagnée de légumes feuilles. Les protéines d origine animale (poissons, chenilles, gibiers) sont rares dans le régime alimentaire de la plupart des ménages. Ces aliments sont consommés de façon saisonnière, lors des grandes cérémonies ou encore pour recevoir les invités de marque. Le maïs, généralement destiné à la fabrication de l alcool indigène, est actuellement consommé par quelques familles de la cité sous forme de pâte mélangée à la farine de manioc. Il a été introduit dans le régime alimentaire de cette population suite aux contacts avec les déplacés de guerre venant des zones périphériques. La zone connaît une période de soudure qui s étend de juillet à novembre. Pendant cette période, les activités préparatoires des champs sont en cours (défrichage, abattage, incinération, semi, etc.), la capture des poissons est faible et la sécurité alimentaire des ménages est la plus vulnérable sur le plan nutritionnel. Durant cette période, la plupart des ménages consomment un repas par jour. Situation sanitaire et nutritionnelle La zone de santé de Mulongo compte au total 24 aires de santé dont 20 sont fonctionnelles. 41 structures sanitaires assurent les soins de santé essentiels à la population dont : 1 hôpital général de référence, 2 centres de santé de référence, 17 centres de santé, 1 Unité Nutritionnelle Thérapeutique Intensive (UNTI) et 10 Unités Nutritionnelles Thérapeutiques Ambulatoires (UNTA). Ces structures sont tenues au total par 5 médecins, 17 infirmiers A1, 31 infirmiers A2, 15 infirmiers A3. Il existe dans la zone une école de formation médicale qui forme les infirmiers du niveau secondaire (A2) et un institut supérieur des techniques médicales pour la formation des infirmiers du niveau A1. Les pathologies les plus fréquemment rencontrées 3 dans la zone de santé sont reportées dans le tableau suivant : 3 Source : rapport SNIS 3 eme trimestre Tableau 3 : Données épidémiologiques, ZS de Mulongo, 3ème trimestre Pathologies Les activités vaccinales ont connu des difficultés d ordre logistique (ruptures de stock d intrants, difficulté d approvisionnement en carburant, insuffisance de moyens de transport). De plus, dans la zone, il existe une secte dénommée «Mukungwa» qui est hostile aux activités vaccinales, supplémentation en vitamine A et déparasitage au Mébendazole, arguant que les vaccins sont nocifs à la santé des enfants. La dernière campagne multi antigène (VAR, VPO) a été organisée du 27 au 30 octobre L approvisionnement en eau potable est problématique dans la zone de santé de Mulongo, en particulier durant la période d août à novembre. En effet, les sources tarissent alors, et la population utilise l eau du fleuve et du lac Kabamba. Cette situation est à la base d épidémies de cholera presque chaque année dans la zone. Le seul raccordement à un réseau d eau a été construit par les missionnaires «Gareganze», et il ne suffit même pas pour les besoins de l hôpital. Enfin, le niveau d hygiène et assainissement dans la zone est très bas : les latrines sont en nombre insuffisant, et ne répondent pas aux normes, et le lac est utilisé pour l évacuation des déjections. La zone n a aucune stratégie d assainissement et d évacuation des ordures. Interventions humanitaires Nombre de cas reportés La zone de santé de Mulongo bénéficie de l appui de : Nombre de décès reportés Paludisme IRA Diarrhées Simples Anémie Malnutrition UNICEF et OMS : dans la lutte contre les épidémies et la vaccination Missionnaires GARENGANZE: appui en médicaments, équipement médical et prise en charge du personnel de l hôpital Action Damien : dans la lutte contre la lèpre et la tuberculose ACF-USA : de juin 2009 à mai 2010, dans le support pour la mise en place du programme nutritionnel thérapeutique cas de malnutrition aigue sévère ont été admis et traités pendant cette période. La présente enquête est la deuxième à être réalisée par ACF dans la zone de santé de Mulongo : une enquête réalisée en octobre 2009 avait montré des prévalences de 5,0% (3,2% - 6,8%) et 0,1% (0,0% - 0,3%) de Malnutrition Aigue Globale et Sévère respectivement. Elle fait suite à l alerte lancée par le système de surveillance nutritionnelle (SNSAP : Surveillance Nutritionnelle Sécurité alimentaire Alerte précoce) mis en place dans la province du Katanga depuis juillet 2010, et qui classifie les zones de santé selon leur degré de vulnérabilité nutritionnelle en alerte, à suivre ou sous contrôle. Selon les critères de la SNSAP, Mulongo est une zone en alerte. En accord avec les partenaires impliqués dans la mise en place de ce système de surveillance, ACF a réalisé cette enquête nutritionnelle dans un souci de vérification de la pertinence des critères mis en place, et de suivi de la situation nutritionnelle. OBJECTIFS DE L ENQUETE Déterminer la prévalence de la malnutrition aiguë globale chez les enfants de 6 à 59 mois de la zone de santé de Mulongo; Evaluer la couverture de 3 services de santé basiques : la vaccination contre la rougeole, le déparasitage au Mebendazole et la supplémentation en vitamine A ; Evaluer le taux de mortalité rétrospective de la population sur les trois derniers mois précédant l enquête. 8 1. Type d évaluation et taille de l échantillon METHODOLOGIE La méthodologie d enquête utilisée est celle de sondage en grappes à 2 degrés. La taille de l échantillon a été définie par ENA de SMART selon les paramètres suivants : Population totale : habitants Enfants de moins de 5 ans: Prévalence de la Malnutrition Aigue Globale estimée : 11% Précision souhaitée : 3% Effet de grappe : 2 Nombre d enfants à enquêter : (+5%) = 869 Taux de mortalité estimé : 2 Précision souhaitée pour la mortalité : 0,75% Effet de grappe : 2 Période de rappel : 90 jours Population totale à inclure pour l échantillon de la mortalité : 2961 Nombre de grappes à faire par jour: 1 Nombre d enfants/ grappe : 30 Nombre de grappes : 29 Une enquête nutritionnelle de 29 grappes de 30 enfants âgés de 6 à 59 mois permet d obtenir une estimation représentative de la prévalence de la malnutrition aiguë, avec un intervalle de confiance de 95%. L enquête rétrospective de mortalité a été conduite dans tous les ménages tirés en appliquant la méthodologie, y compris ceux n ayant pas d enfants de 6-59 mois. L analyse a été réalisée avec le logiciel Nutrisurvey de SMART. Le premier degré de sondage est la grappe Chaque grappe sélectionnée est composée d un groupement d habitations. Il peut s agir d un village entier ou d un quartier. A partir du centre de la grappe, une direction est choisie au hasard en faisant tourner un crayon sur le sol. L équipe prend alors cette direction et marche jusqu à l extrémité du village. Elle choisit une deuxième direction au hasard et compte le nombre de maisons (x) qu elle rencontre à gauche et à droite jusqu à l extrémité de la zone enquêtée. Toutes les maisons sont numérotées à l aide d une craie. Un numéro entre 1 et x est tiré au sort à l aide de la table des valeurs aléatoires. Ce numéro correspond à la première maison que l équipe enquêtera. Les maisons suivantes seront choisies de proche en proche sur la droite à partir de la sortie de la dernière maison. La maison choisie est celle dont la porte d entrée est la plus proche de la dernière maison visitée. Lorsque l extrémité de la direction choisie est atteinte avant d avoir complété la grappe, on repart du centre du village et on choisit une nouvelle direction au hasard. Toutes les étapes sont alors à répéter jusqu à ce que l échantillon soit complet. Lorsque la grappe ne peut être complétée dans ce village, l équipe se rend dans le village le plus proche de l aire de santé sélectionnée pour compléter la grappe. Le second degré est la famille La famille est définie comme les personnes qui partagent le même plat. Si plusieurs familles vivent dans la même maison, elles sont enquêtées une par une, séparément. Tous les enfants de 6 à 59 mois de la famille sont mesurés et les données sont collectées dans le questionnaire «enfants de 6 à 59 mois» Si les enfants de la maison sont absents au moment où l équipe passe, il faut repasser à leur domicile avant la fin de la journée. S ils ne sont pas présents en fin de journée, ils ne sont pas remplacés. Si à la fin de l enquête, plus de 5% des enfants sont absents, une grappe supplémentaire est enquêtée pour compléter l échantillon. Si les enfants se trouvent au Centre de Santé, l équipe va les enquêter en fin de journée sur ce lieu. 9 Si un enfant dans une maison est un visiteur temporaire (présent dans le foyer depuis moins de 3 mois), il n est pas inclus dans l évaluation car il ne représente pas la situation nutritionnelle de la famille. Si des enfants sont dépistés selon les critères de malnutrition aigue modérée ou sévère, les familles sont sensibilisées sur les centres de référence existants à proximité. Si des problèmes de sécurité apparaissent dans un village sélectionné et que les équipes ne peuvent pas s y rendre ou que la population a fui, une nouvelle grappe est enquêtée. Pour l enquête de mortalité rétrospective, chaque maison sélectionnée selon la méthodologie, qu elle comprenne un enfant éligible pour l enquête nutritionnelle ou pas, est enquêtée, et le questionnaire de mortalité rétrospective rempli. La grappe est complète une fois que 30 enfants de 6 à 59 mois ont été enquêtés, quel que soit le nombre de familles enquêtées pour la mortalité rétrospective. 2. Population cible Les individus enquêtés sont les enfants de 6 à 59 mois et leurs familles. La situation nutritionnelle des enfants de 6 à 59 mois est considérée comme étant la plus sensible au niveau de la population et est donc utilisée comme indicateur. 3. Variables mesurées 3.1. Variables anthropométriques Le poids : Les enfants sont mesurés nus avec une balance de type Salter de 25 kg avec précision de 0,1 kg. La taille : Les enfants de plus de 85 cm sont mesurés debout. Les enfants de moins de 85 cm en position couchée. La taille est prise avec une précision de 0,1 cm. Le périmètre brachial (PB) : Le PB n est un indicateur de malnutrition que chez les enfants de plus ou égal à 65 cm. Il est mesuré au mm près sur le bras gauche, au milieu du coude et de l épaule. Les œdèmes : La présence d œdèmes est évaluée par une pression du pouce exercée sur le dessus du pied de l enfant pendant 3 secondes pour mettre en évidence le signe de godet. Pour être considérés comme des signes de malnutrition, ils doivent être bilatéraux et symétriques. L âge
Related Search
Advertisements
Related Docs
View more...
We Need Your Support
Thank you for visiting our website and your interest in our free products and services. We are nonprofit website to share and download documents. To the running of this website, we need your help to support us.

Thanks to everyone for your continued support.

No, Thanks