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PROCÈS-VERBAUX DKS SÉANCES PDF

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PROCÈS-VERBAUX DKS SÉANCES 155 Bois, avec les principes de Sluter, ces jolies statuettes? Je le crois, car si elles ne sont -pas signées, elles sont contemporaines du retable dont elles ont les caractères
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PROCÈS-VERBAUX DKS SÉANCES 155 Bois, avec les principes de Sluter, ces jolies statuettes? Je le crois, car si elles ne sont -pas signées, elles sont contemporaines du retable dont elles ont les caractères et la grâce ; comme elles, il est l'œuvre d'un sculpteur villageois ayant acquis «sinon la technique de ses maîtres, du moins la pratique de leurs ateliers 1».» Or, ce rétable est signé en toutes lettres Paquotle. l.f.p.d. (Puquotte l'a lait pour Dieu). Pourquoi, dans ces conditions, n'attrilmerait-on pas ces œuvres similaires et contemporaines, les angelots comme le retable, au môme auteur, à Paquotte? Ce sculpteur était certainement originaire du village de Marsannay-le-Bois. II existe, encore de nos jours, dans cette commune, «ne famille Paquotte ou Pacotte, qui y habite depuis un temps immémorial. Des actes anciens signalent l'existence de Paquotte aux xvin 0, xvn c et même xvi siècles ; on les désignait comme laboureurs et quelquefois comme carriers, car ils ont exploité quelque temps, paraît-il, les carrières du lieu-dit «aux Barraques». On peut donc conjecturer que l'un d'eux fréquenta une école slutérienne de Dijon distant seulement de douze kilomètres et fit pour l'église de son village, non seuement le retable, mais encore une série de statuettes dont celles qui nous occupent ont fait partie et ont seules échappé, en 1710, aux ennemis de l'art gothique. Cette supposition est possible, probable, et, à défaut de certitude, c'est une hypothèse qui mérite d'être signalée». LES ANCIENS SEIGNEURS DE MARIGNY-SUR-OUCHE (par M. l'abbé M. Chaume, membre résidant) «On ne sait rien de précis sur les origines féodales de Marignysur-Ouche. Le plus ancien texte où il soit fait positivement allusion à cette seigneurie (vers 1120, Arch. Côte-d'Or, H 11, cartul. 168, f 79, dans Ernest PETIT, DUCS capétiens, I, n 1(37) parle, au pluriel, des «seigneurs de Marigny», ce qui laisse entrevoir une situation complexe, analogue à celle de Blaisy ou de Mâlain, à la même époque.» Ces «seigneurs de Marigny» sont (en combinant les données fournies par deux chartes de Cîleaux, H 11, cartul. 168, et cari. 166, f 90, dans PETIT, n 166 et 167) :» 1. Aimon [de Dijon], clomnus Ifaijmo de Marriniaco Castro, sa femme Agnès et leurs fils Guillaume et Galon ; 1. M. AntiLoïc Hugucnin pense mome que ce rétable comportait primitivement sur ses quatorze socles ou consoles autant de statuettes auxquelles on n'a substitué des peintures à la détrempe, que lorsqu'ellesentdisparu dans les tourmentes du xvi siècle. 156 PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES» 2. Doon (Doo, Dodo), Garon (Varus, Waro) et Gui (Vuido), tous trois fils d'agnès et d'un premier mari dont le nom n'est pas cité ;» 3. Doon (Dodo, domnus Doo), marié à Ricancia, dont il a deux fils, Hugues et Aimon.» On peut supposer, d'après cette liste de noms, que Marigny était alors divisé en deux parts, la première constituant l'héritage d'agnès et de ses fils, et la seconde celui de Doon de Marigny, apparemment cousin d'agnès 1. II est séduisant de. reconnaître dans ce Doon de Marigny l'ancêtre des «le Blanc» de Marigny, que l'on trouve fréquemment, aix cours du siècle suivant, dans l'entourage des sires de Marigny. Hugues et Aimon, fils de Doon, sont cités jusque vers 1165 (cart. de la Bussière, cité par PETIT, II, n 386 ; Arch. Côted'Or, G 125, f 56 v ; H 12 carton 527). Puis viennent Gui le Blanc, Doon III et leur sœur Comtesse, cités en 1187 et au cours des années suivantes (Arch. Côte-d'Or, H* 2 carton 527 ; H 11 cartul. 168, 1 73 et 95). Gui le Blanc est le père d'hugues, de Jean, de Gui, de Thomas et d'ermengeard, cités en 1187 et 1210 ; Doon III est le père de Guillaume le Blanc et de Gertrude, cités de 1187 à 1223 (Arch. Côted'Or, Hi2 carton 535 ; H cartul. 168, I 73-74).» Doon II, Garon et Gui, fils d'agnès et de son premier époux ne reparaissent pas dans les chartes, d'ailleurs peu nombreuses, des sires de Marigny. Nous avions cru, tout d'abord, frappé que nous étions par le prénom extrêmement rare de Waro, Varus, retrouver leurs descendants dans Jes Gareau» qui possèdent Saint-Victor au xni e siècle, et que l'on aperçoit dans l'entourage des sires de Sombernon dès le milieu du xn 0 siècle (Thibaud Gctrellus ; Gui et Eudes Gctrellus, son fils, 1154). Mais la mention d'un Odo Wareilus aux côtés de Garnier de Sombernon, lors de la fondation de l'abbaye d'aseraule, point de départ de la Bussière, en 1131, rend illusoire cette probabilité.» Suivant une autre conjecture, Gui, lils d'agnès et de son premier époux, pourrait être identifié à un certain Gui de Montréal, Vuido de Monteregali, alias de Montereç/io qui apparaît à diverses reprises dans la région dijonnaise. D'autres Montréal, qui touchent de près à Gui, et qui portent le surnom de Cayn, Chain, Caijno, Caynus, Chag, Chaîne, Charma, Cagnen et même Caynard, figurent à la fois dans l'avallonnais et dans le Dijonnais ; et nous nous demandons si ce n'est pas à leur famille (autrefois étudiée par E. PETIT, Bulletin de l'yonne, 1865, p , et surtout, Ducs capétiens, V, p ) que se rattachent les abbés Galon II (vers ) et Anseri (vers ) de la Bussière. 1. Un lluçjo monachus qui crat de Marriniado, provisor de Longvic en 1102 KRArsD, Recueil, p ), pourrait être un proche parent d'agnès et de Doon I er. PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES 157 «Nous cilerons :» Galeran de Monleregio, qui figure vers 1103 dans l'entourage du duc Hugues II aux côtés d'aimon [de Marigny], [rater Galonis abbatis, d'hugues Chanlard et de Guerri (PÉRARD, p ) ;» Aimon de Divione cognbmento Chag, garant, avec Thierry de Fauverney, de Pierre Mauregard l'ancien, seigneur de Mirebcau (Chron. de Bèze, p. 396) ; sans doute identique à Haymo Caynardus de Divione (J. LAURENT, Cariai, de Molesme, II, p. 21, n 13) ; à Haymo Chayna, cité vers 1122 en compagnie de Doon de Marigny et d'hugues Chanlard (Arch. Côte-d'Or, H cartul. 168, i 167 v ) ; à Aymo Cagnen, qui approuve vers 1130, avec Humbert et Thierry de Fauverney, Guerri [de Dijon] et Hugiies Chanlard, la donation du moulin du Fossé, près Echevannes, par Arbert de Sombernon (PÉRARD, p. 91) ; à Haymo Cayno, témoin, en 1132, avec son fils Guillaume, Humbert et Etienne de Fauverney, Humbert du Fossé et Aimon le Roux de Dijon, de la fondation de l'abbaye de Tart (FYOT, Hisl. de Saint-Etienne, pr. 404) i ;» Gui Cayno, témoin, vers 1120, d'une donation d'aimon de Til- Châtel (PÉRARU, p. 90) ; sans doute identique à Gui de Montréal, ci-a près ; «Eudes Caynus, cité entre 1132 et 1143, aux cotés d'aimon le Roux, de Guillaume de Marigny et de Guillaume d'orgeux, dans la charte notice de la fondation de Tart (FYOT, Hist. de Saint-Etienne, pr. 404) ; témoin entre 1125 et 1157 d'une donation faite par Henri Canlate de biens sis à Quetigny (Arch. Côte-d'Or, G 125, l' 35) ;» Gui de Monleregali, témoin vers 1150 d'une donation faite à Saint-Etienne sur Mareilly-sur-Tîlle par Eudes le Gras de Vergy (Arch. Côte-d'Or, G 363) ; témoin avec son frère Chayn ou Cayin, et avec Guillaume d'orgeux, en 1151, d'une donation faite à Cîteaux sur Tarsul (H cartul. 168, 1 62 v ; cartul. 16!), f 49) ; témoin, vers 1165, d'une charte de Guillaume de Marigny en faveur de l'hôpital de Til-Châtel (G 132) ;» Caina de Monteregali et son neveu Galeran, bienfaiteurs de Reigny entre 1145 et 1164 (QUANTIN, Cartul. de l'yonne, II, p. 173) ;» Galon de Monteregio, moine de la Bussière, témoin d'une donation de Guillaume I er de Marigny (Cartulaire cité par E. PETIT, II, n» 386);» Haimo Chaîne de Monteregali, cité à diverses reprises de 1171 à 1208 (Arch. Côte-d'Or, H cartul. 166, f 60 ; IW carton 538 ; H carton 5 18, etc.). 2. Un Aimon Validant (sans doute Aimon, fils de Galeran) figure dans une charte de Sninl-Klienne do 1150 environ (G 363). Serait-ce noire personnage? 158 PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES» I. La lignée des sires de Marigny-sur-Ouche remonte à Aimeline ou Anneline, domna Annelina, veuve aux environs de l'an 1100, et qui, vers cette date, affranchit une serve de Daix (l or carlul. de Saint-Étienne, Arch. Gôte-d'Or, G 125, n» 95 ; PÉRARD, p. 80). Le nom de son mari est inconnu : on devine seulement, par les situations qu'occupent leurs enfants, qu'il appartenait à la catégorie des miliies Divionenses ; ses biens patrimoniaux ou ceux de sa femme étaient situés à Daix, Corcelles-les-Monts, peut-être aussi à Barges et à Saulon.» L'affranchissement précité noiis fournit les noms des quatre fils d'anne] in e :» a) Galo, Walo, chanoine de Saint-Etienne dès 1102, abbé de Losne vers 1105 et jusqu'en 1113, prieur régulier de Saint-Etienne de 1117 à 1124, chanoine régulier jusque vers 1145 où il devient moine de Saint-Bénigne (1 er cartuî. de Saint-Étienne, Archives Côte-cVOr, G 125, passim). Suivant Ernest Petit (II, p. 286), il serait mort abbé de la Bussière, aux environs de 1170.» b) Guerri, Verrions, Widricus Divionensis, l'un des chevaliers de l'entourage de Hugues II, duc de Bourgogne, cité de 1102 à 1130 environ ; par sa mère ou par sa femme, il touchait d'assez près (cf. une charte mutilée de Saint-Etienne, G 125, n 87) à la vicomtesse de Dijon, Lucie de Beaune, femme de Jobert I er de la Ferté. Jobert, fils de Guerri, figure aux côtés de son père dans une charte de Saint- Bénigne (PÉRARD, p. 220).» c) Hugues, surnommé Chanlard, Hao, Hugo Canlardus, cité de 1102 à 1145 environ, moine en 1117 (Arch. Côte-d'Or, H 78 carton 1047) ; père d'aimon (H cartul. 168, f 84 ; G 125, f ; Gallia christiana, IV, pr., col ) et de Ponce, qui devient seigneur de Duesme par son mariage avec Guillemette de Châfillon. Sur les Chanlard de Duesme, on consultera utilement l'abbé GHOMTON, Saint Bernard el le château de Fontaine-lez-Dijon, I, p et II, p D'autres rejetons de la même souche conservèrent longtemps d'importants domaines dans la région de Saulon, de Barges et de Tart : Ponce Chanlard IJ, en 1218, approuve la donation d'une part des dîmes de Rouvre à l'abbaye de Tart (Arch. Côte-d'Or, H 73 carton 1052) ; Renaud Chanlard, en 1239, cède à Cîteaux ses dîmes de Barges (cartul. de Cîteaux 168, f 29) ; Jean Chanlard et son frère Aimon, en 1247, cèdent à Cîteaux une terre sise à Kixin (ibid., v ) ; Hugues Chanlard II, mort avant 1264, est le mari de Sibille, dame de Mellecey-lez-Montagu, dont il a trois enfants : Ponce III, Guillaume et Elisabeth (B 1260).» d) Aimon, qui suit. PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES 159» II. Aimon I er, Aijmo de Divione, Haimo Divionensis, Haimo de Marriniaco caslro, apparaît fréquemment dans les chartes clijonnaises dit premier quart du xn siècle (cf. le catalogue d'actes dressé par E. PETIT, à la fin du tome I er de ses Ducs capétiens). Diverses chartes de Cîteaux nous le montrent possessionné à Bretigny et à Gémigny, près de Vlllebichot et de Saint-Bernard, ainsi que dans le voisinage de Gilly-lez-Vougeot (Arch. Gôte-d'Or) H 11, l' 7!) et 80). Elisabeth, dame de Vergy, femme du comte Savari, ses fils Simon et Hervé, seigneurs de Vergy, Arnoul Cornu, qui sera l'un des fondateurs de l'abbaye de Tart, l'assistent dans ses donations.» De sa femme Agnès (mère, en premières noces, de Doon, Garon et Gui), il a deux fils : Guillaume, dont il sera question ci-après, et Galon. Ce dernier, qualifié «clerc» dans la charte où son frère Guillaume l'ait don à Saint-Bénigne de l'église de Corcelles-les-Monts (Arch. Gôte-d'Or, H 1 carton 21), apparaît plus tard comme monachus Divionensis, c'est-à-dire comme religieux de Saint-Bénigne (cartul. de la Bussière, cité par E. PETIT, II, n.'586).» III. Guillaume I 01 ', seigneur de Marigny dès 1132 (charte de fondation du monastère de Tart, dans FYOT, Hist. de l'abb. de Saint- Etienne, pr., 404) ; connétable de Bourgogne en 1151, mort vers De sa femme Aélis ou Alix, il a cinq enfants connus : Eudes, Aimon II. Barthélémy, Elisabeth et Agnès (charte de Theuley, dans la collection Moreau, vol. 873, ; chartes de la Bussière, Arch. Gôte-d'Or, H 12 cartons 529, 532 et 531). Après le décès de son époux, Aélis se remarie avec Artaxid de Ghastellux (cartul. de la Bussière, cité par E. PETIT, II, n 386).» Les chartes parvenues jusqu'à nous montrent qu'aux biens hérités de ses ancêtres, et sis aux alentours de Cîteaux, dans l'arrière- Côte et dans la vallée supérieure de l'ouche, Guillaume en avait joint toute une série d'autres, localisés aux environs de Spoy, de Bourberain et de Saint-Jean-de-Losne. On peut supposer que ces nouvelles possessions provenaient de sa femme Aélis, qu'il faudrait rattacher, par suite, soit aux Til-Chàtel, soit aux Montsaugeon.» Les personnages que l'on rencontre habituellement auprès do Guillaume I er de Marigny sont, avec les Ghanlard et les Montréal, Aimon le Roux de Dijon, Humbert-Arnaud, Baudoin et Humbert de la Porte, et surtout Guillaume d'orgeux, fils de Gandin de Dijon. Eudes, seigneur de Marigny en 1167 et jusqu'après 1171, paraît dans plusieurs chartes de Cîteaux (Arch. Côte-d'Or, H 11 cart. 166, f et!)3 ; cartul. 168, f«81). Aimon le Roux et Guillaume d'orgeux, qui figurent à ses côtés comme ils avaient figuré aux côtés du connétable Guillaume, paraissent le toucher de fort près. Une charte de Cîteaux relative à Bretigny, près de Gilly (H u cartul. 166, f 93 v , publ. dans E. PETIT, II, n 161), 160 PKOCÈS-VEBBAUX DES SÉANCES déclare que Odo de Mariniaco et Willelmus de Urjol spoponderunl... de his garantiam se portaluros ubicumque nécessitas exegeril, et maxime erga malrem suam, et maritum ejus, cl jratres suos et sorores. Guillaume d'orgeux serait-il issu d'une première union d'aélis? et y aurait-il lieu de le distinguer du Guillaume d'orgeux qui assiste entre 1132 et 1143 aux premières donations faites à l'abbaye de Tart? lyb. Aimon II, seigneur de Marigny, succède à son frère Eudes, entre 1171 et 1186 et meurt après 1191, revêtu, comme l'avait été son père, de la charge de connétable de Bourgogne. De sa femme Elisabeth on Isabeau, «dame de Rolle», fille d'hugues II et sœur d'etienne de Mont-Saint-Jean (remariée en 1196 à Guillaume de Champlitte, et en 1201 à Bertrand de Saudon, Areh. Côte-d'Or, H 12 carton 529), il laisse six fils :» a) Guillaume II, qui suit ;» b) Eudes, mentionné de 1190 à 1239, seigneur de Daix (Arch. Côte-d'Or, G 309, pièce de 1232 ; et G 126, f 146) et de Saulon (H , cartul. 167, 1 5 et 6, n 31, 33 et 34) ; mari d'agnès, dont il a trois fils : Àimon, Eudes et Jean (H 11 cartul. 168, i' 7 v , n 15) ;» c) Aimon, mentionne en 1190 (H 11, cartul. 168, 1 94, n 16);» d) Hugues, archidiacre de Beaune ( ) et prévôt cl'autun ( ) ;» e) Jean, chanoine d'autim ( ) et prévôt de Bligny ( );» /) Etienne, mentionné jusqu'en 1229, seigneur de Perrigny (Yonne) ; père de Marguerite, dame de Magny-lez-Avallon (mariée à André de la Brosse, seigneur de Villiers-le-Bois, Arch. Côte-d'Or, H 1, carton 58), et d'elisabeth, alias Isabeau, dame de Perrigny. Ces deux dames possèdent encore du chef de leur père, et sous la suzeraineté des sires de Marigny, des biens importants situés à Flacey, près de Saint-Julien, à Echevannes, près de Til-Châtel, et à Corcelles-les-Monts, près de Dijon. Deux autres enfants d'isabeau de Rolle, Marguerite (mariée en 1226 à Artaud III de Chastellux) et Symonette, dame de Bouhey (mariée en 1226 à Girard de Sanvignes, veuve en 1234), paraissent être issues de l'union d'isabeau avec Bertrand de Saudon (Arch. Côte-d'Or, H , cartul. 168, f 108, n 34 ; H* 2, carton 530).» V. Guillaume II, seigneur de Marigny en 1197 et jusqu'après 1240 (Arch. Côte-d'Or, H 16, carton 619), épouse successivement Marguerite ( ), dont on ignore la maison (Arch. Côte-d'Or, H 11, cartul. 168, 1 74, n 3 ; f 95, n» 18 ; H, cartons 527 et 535), et Damerons (1234), fille d'eudes de Saulx et veuve de Guillaume de CMteauneuf (Arch. Côte-d'Or, H 11, cartul. 168, f 96, n» 25 ; cf. CHOMTON, Saint Bernard..., Il, p et 174). De cette dernière, PROCÈS-VERBAUX DES SÉANC1LS 161 il laisse un fils unique, Guillaume III, seigneur de Marigny après lui, et une fille, Alix, mariée d'abord à Hugues de Vergy, puis à Mile de Frolois ( ).» VI. Guillaume III, seigneur de Marigny en 1252 et jusqu'après 126!) (Arch. Gôte-d'Or, H*, carton 19), épouse en 1211 Yolande, «fille de la dame de BaufTremont» (PÉRAHD, p. 449), et par conséquent issue d'une première union d'agnès de Vergy, fille de Guillaume, sénéchal de Bourgogne. Trois enfants naissent de ce mariage :» a) Guillaume IV ;» b) Aimon ou Emonin, frère de l'hôpital de Jérusalem, à Beaunc (Arch. Côte-cl'Or, H 113, carton 1221, publié dans E. PETIT, V, n 3582) ;» (') Béatrix, mariée en 1296 à Guillaume de Loc d'or.» VII. Guillaume IV, seigneur de Marigny, écuyer, cité en 1279, 1280, 1283 et Sa femme se nommait Alixant ou Elissent de Borbailleyo (Arch. Côte-d'Or, B 1005 ; H 12, carton 527).» Après le décès de Guillaume IV, sa sœur Béatrix gage au duc Robert II, en 1296, tout ce qu'elle possède dans la châtellenie de Marigny (Arch. Côte-d'Or, B 10487) et qui lui est advenu par succession duclit Guillaume. Mais Robert II se dessaisit de cette gagerie dès 1298 (Arch. Gôte-d'Or, B 10424) au profit de 'Jean de Frolois, cousin germain de Guillaume et de Béatrix.» A la même époque (Arch. Côte-d'Or, B 10488, pièce de 1299 relative à Bouhey), une autre portion de la seigneurie de Marigny est détenue par Guillaume, sire de la Rochc-Nolay *, et sans doute 1. Fait remarquable, pendant tout le xni c siècle, les sires de la Roche-Nolay interviennent, dans les affaires des sires de Marigny en qualité de suzerains de ceux de leurs fiefs qui mouvaient originairement de Vergy. Cf. entre autres, l'approbation que Guillaume de la Roche et son frère Philippe font, en 1267, des conventions passées au sujet de Bouhey entre Guillaume III de Marigny et les religieux de la Bussière (Arch. Côte-d'Or, M 13, carton 530 ; publ. dans E. Petit, V, n 3581) ; et l'approbation que Hugues de la Roche et son fils Gui font, en 1234, de la donation de biens sis à Bouhey, faite par Simonette, sœur de Guillaume II de Marigny, et veuve de Girard de Sauvignes (Arch. Côte-d'Or, H 12, carton 530). En 1216, Vergdctn de Vergy, dame de la Roche, fait don à Cîteaux d'un homme de Corcelles-les Monts (Arch. Côte-d'Or, H , cartul. 168, f 7, n 42). Serait-ce un indice que les sires de la Roche-Nolay tenaient leurs droits des Vergy? et que les Marigny- sur-ouche n'étaient, à l'origine, que des chevaliers de l'entourage des Vergy? - Peut-être. Signalons, en faveur de cette dernière hypothèse, le fait qa'elisabeth de Vergy, femme du comte Savari, assiste aux donations d Aimon I er et d'agnès (il est vrai, dans la région de Gilly et de Chambolle) : et que des milites Vergiacenses, à la lin du xi siècle et au début 162 PROCÈS-VEBBAUX DES SÉANCES par ses frères. Eudes de la Roche, sire de Nolay ( ), fils de Gauthier de la Roche et neveu de Guillaume, acquéreur de Bouhey avant 129!) (B 10488), est le père ou l'aïeul de Marguerite, femme de Jacques de Vienne, sire de Longvy, possesseur de Marigny en 1360 (Arcll. Côte-d'Or, B 10508). Jeanne de Vienne, fille de Jacques et de Marguerite épouse Philibert II de Montagu (f 1406), petit-fils par son père Hugues, sire de Couches (f ap. 1382), de Philibert I or de Montagu (t vers 1335) et de Marie de Frolois, lille de Jean. 13e Philibert II de Montagu et de Jeanne de Vienne est issu Jean de Montagu (f 1441), qui transmet Marigny à sa fille Philippine, femme (depuis 1436) de Louis de la Trénioille, comte de Joigny.» Après Philippine, Marigny revient à son frère Claude de Montagu, seigneur de Couches (t 1470), puis passe à Claude de Blaisy, son cousin germain, fils d'alexandre de Blaisy et de Catherine de Montagu.» Claude II de Blaisy ( ), fils de Claude I er, est le père de Suzanne de Blaisy, mariée à Christophe de Rochechouart-Chandenier, à partir duquel la succession des seigneurs de Marigny n'offre plus de difficultés». Séance du 11 avril 1934 La séance est ouverte à 17 h. sous la présidence de M. E. Fyot, vice-président. Le procès-verbal de la dernière séance est adopté. M. G. Grémaud donne lecture d'une lettre de M. Henry Corot, membre non résidant, annonçant la reprise, au 1 er mai prochain, des
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