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Vélocio Vénéjan

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Vélocio Vénéjan Pour cette 60 ème édition de la Vélocio, 15 volontaires du club sont partants. Trois équipes sont constituées, trois capitaines de route sont nommés et les parcours sont tracés.
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Vélocio Vénéjan Pour cette 60 ème édition de la Vélocio, 15 volontaires du club sont partants. Trois équipes sont constituées, trois capitaines de route sont nommés et les parcours sont tracés. Après deux désistements dont un sur blessure (Francis Nicolas), Francis Latchurié emmènera Gérard Chauvet, notre vétéran récidiviste, Jean-Claude Cazes et Jean-Claude Lamagat sur un parcours de 393 km. Jean-Jacques Granara, Alain Plas, Pascal Mari et Gilbert Maubecq composent l'équipe d'andré Payrastre. La troisième équipe est la mienne avec Jean-Philippe Delapierre comme capitaine de route, François Glasser et Christian Mannone. Chaque équipe choisit son parcours. Francis retient l'option par la côte pour limiter le dénivelé : Canal du Midi, Baraigne, Carcassonne, Béziers, Agde, Sète, Aigues-Mortes, Arles, Roquemaure. L'équipe d'andré prévoit de faire 398 km en passant par Caraman, Revel, Mazamet, Saint Pons-de- Thomières, Clermont l'hérault, Saint-Martin de Londres, Uzès, Orange et Bollène. L'équipe de Jean- Philippe prend une option plus au nord : Baziège, Villefranche, Revel, Soual, St Juéry, Millau, St Hippolyte du Fort, Alès et Vallérargues soit 417 km. Dès le 28 janvier Francis nous organise presque 20 sorties pour être prêts le jour J, soit le 15 avril. Les deux premières sorties sont annulées pour cause de pluie. Pour la troisième il pleut encore et seuls Francis et moi partons pour la concentration de Muret à Mauzac. Les six semaines suivantes sont plus favorables. La pluie s'invite de nouveau lors des brevets fin mars. Ainsi les brevets de Castanet et de Muret seront validés en semaine! Au total, quelque km sont prévus. Dès le premier week-end de janvier François, Jean-Philippe, Christian et moi sortons les samedis matins. A la faveur de sorties de plus en plus longues, j'engrange les kilomètres. Le week-end qui précède le départ, je programme de faire le brevet de Muret avec François et Jean-Philippe. Suite à la pluie, les autres fléchards l'avaient programmé en semaine. Avec François nous partons de Saint- Orens à vélo. Ce qui nous fait une bonne sortie de 265 km. Le lendemain (en partie avec François) je fais la sortie de Gardouch au départ de St-O soit 155 km de plus. Cela représente une Vélocio en deux jours. La semaine avant la Vélocio, Christian fait un pèlerinage à Pernes-les-Fontaines, dans le Vaucluse d'où il nous envoie une photo de la plaque commémorative de la maison natale de Vélocio. Paul de Vivie, dit Vélocio, est né le 29 avril 1853 à Pernes-les-Fontaines dans le Vaucluse. Il enfourcha sa première bicyclette en 1881 (à 28 ans), un grand bi. Son commerce de soierie l'amena souvent en Angleterre où il put apprécier la haute qualité de l'industrie du cycle. Prévoyant l'avenir de cette activité en France, il fonda en 1882 la manufacture de cycles. Il contribua à l'amélioration du dérailleur. Amateur de grandes randonnées, il fut à l'origine des Diagonales de France. Il fut également l'initiateur de grandes rencontres amicales comme Pâques en Provence. Il inventa le nom de cyclotourisme. Renversé par un tramway le 27 février 1930 il mourut le 4 mars 1930 (à 76 ans) à Saint-Étienne, d'une fracture du crâne. Il fut précurseur en diététique en démontrant à son époque qu'on pouvait rouler longtemps (il faisait des étapes de 40 heures), en suivant quelques règles élémentaires de pratique et d'hygiène. Il fut un fervent adepte du végétarisme et prouva qu'on pouvait pédaler énergiquement et vivre longtemps avec ce régime alimentaire. Ses sept commandements pour rouler bien et longtemps : - haltes rares et courtes, afin de ne pas laisser tomber la pression. - repas légers et fréquents : manger avant d'avoir faim, boire avant d'avoir soif. - ne jamais aller jusqu'à la fatigue anormale qui se traduit par le manque d'appétit et de sommeil. - se couvrir avant d'avoir froid, se découvrir avant d'avoir chaud et ne pas craindre d'exposer l'épiderme au soleil, à l'air, à l'eau. - rayer de l'alimentation, au moins en cours de route, le vin, la viande et le tabac. - ne jamais forcer, rester en dedans de ses moyens, surtout pendant les premières heures où l'on est tenté de se dépenser trop parce qu'on se sent plein de forces. - ne jamais pédaler par amour-propre. Le vendredi matin, je porte mes affaires pour le retour en bus sur le parking devant l'école Henri-Puis. Au retour je fais un gâteau au chocolat car mes coéquipiers comptent dessus pour accompagner les pauses nocturnes. Mon sac à dos pèse 5 kg. Mon parcours est chargé dans le GPS (tracé Openrunner n ). Les cartes sont tamponnées. Tout est prêt. Le jour J je me réveille un peu avant la sonnerie du réveil. J'arrive à la mairie pour 7 h 45. Mes coéquipiers ne tardent pas à arriver. Malgré sa blessure à l'épaule qui l'empêche de partir, Francis Nicolas est présent pour nous soutenir. Nous prenons quelques photos des deux équipes qui partent à 8 heures : celle de Francis et la nôtre. Alain et Jean-Jacques sont déjà présents bien qu'ils ne partent qu'à 9 heures. Mme Le Maire avait promis de venir mais à 8 heures elle n'est pas arrivée donc nous partons. Elle arrivera 5 minutes plus tard. Au vu de mon entraînement et de ma petite expérience de la Vélocio, je suis sereine. Il fait 11, le temps est gris et le vent d'ouest souffle à 14 km/h. Dès la sortie de Saint-Orens nous sommes seuls car l'équipe de Francis part par la rue de Canteloup à Labège pour rattraper le canal. Bizarrement tous les cyclos du club qui ont prévu de faire un bout de chemin avec nous prennent ce chemin. Nous partons donc seuls en direction de Labège par la D 16 puis Baziège. L'ambiance est très détendue et nous avons le vent favorable donc ça roule tout seul. A 9 heures, premier arrêt à Villefranche-de-Lauragais pour le premier des sept pointages imposés par Mme Hugon. En bon capitaine de route Jean- Philippe part à la recherche du premier coup de tampon au Café de France mais le gérant ne retrouve pas son tampon! Nous nous rabattons sur un commerçant plus ordonné. Nous repartons en direction d'avignonet puis nous traversons Revel en pleine effervescence avec son marché, ses habitants qui surgissent de partout tout comme les voitures qui nous voient à peine. A la sortie de la ville un monsieur nous encourage. Nous prenons la direction de Castres. Nous entrons dans le Tarn et nous traversons Lescout et Soual. Second pointage à Soual dans un café. Il est 10 h 45. Nous avons pédalé 2 h 35 et parcouru 69 km à 27 km/h. Le ciel est toujours gris, il ne fait que 12. Nous prenons un café et les dernières viennoiseries : un croissant et un pain au chocolat. Nous regrettons de ne pas avoir de poumpet, spécialité de Soual. Le Poumpet est une pâtisserie de forme rectangulaire, assez plate, à base de pâte feuilletée, de sucre et de citron. Cette spécialité incontournable de la région appelée poumpet, feuillât ou Soualais a été importée par les sarrasins lors de l'invasion de l'europe. C'est à l'origine un gâteau arabe. Il est devenu la spécialité de Mazamet, Sémalens, Lavaur, Soual et d'autres villages du sud du Tarn. Alors que nous remplissons nos bidons au bar, André Darles passe en voiture! Nous repartons au bout de 25 minutes d'arrêt avec 20 minutes d'avance sur notre plan de route. Nous quittons la route de Castres et sa N 186 pour prendre la direction d'albi via Cambounet-sur-le- Sor puis Vielmur-sur-Agout. Nous montons ensuite à Lautrec par une côte de 3 km mais la hauteur prise de nous permet pas d'apercevoir le patrimoine de ce village : nous n'en voyons que les toitures! Lautrec Classé parmi les plus beaux villages de France pour son site médiéval et son superbe patrimoine architectural : la collégiale de Saint Rémy (monument historique classé du XIV e siècle), la porte et les fortifications de la Caussade, les maisons à colombages, le moulin à vent, les halles du XV e, les silos souterrains, les puits... Du haut de son piton rocheux, le Calvaire de la Salette offre une vue superbe sur la vallée de l'agoût, la Montagne Noire et les Pyrénées. Le terroir lautrécois est aussi la principale région de France pour la production de l'ail rose. Nous mettons le cap sur la banlieue d'albi car nous devons pointer à St-Juéry. Il est 13 h 15, nous avons parcouru 120 km. Jean-Philippe a prévu que nous nous arrêtions y manger mais François et moi avons regardé le profil altimétrique et une grosse côte nous attend juste après. Pas question de la faire sur la digestion donc nous décidons de manger au village suivant. Alors que mon GPS est réglé sur le profil altimétrique, au fur et à mesure que nous approchons, la côte fait un vrai pic (voir ci-dessous)! Je n'ai jamais vu un tel mur! Mettre tout à gauche suffira-t-il sachant que nos vélos ne sont pas équipés de roues à crémaillères! Heureusement que nous ne savions pas que nous devions monter 126 m sur une distance de 600 m soit du 21 % de moyenne! Même le mur de Huy en Belgique, ne fait pas ce pourcentage moyen : 9.8 % sur 1.3 km mais 26 % sur un virage ce qui fait quand même de ce passage l'un des plus ardus d'europe! Nous ne nous sommes pas inscrits à la Flèche Wallonne, seulement le Flèche Vélocio! Sortie du tunnel de Puech Mergou Tout à coup nous voyons se profiler un tunnel!! 987 m de tunnel pour esquiver le mur grâce au tunnel de Puech Mergou! Pourquoi Openrunner n'avait-il pas intégré cette information d'autant qu'il n'y a pas d'autres possibilités que de prendre le tunnel? Nous allumons nos lumières et nous traversons ce tunnel très étroit. 800 m après la sortie, nous espérons un autre tunnel pour escalader le second pic! Nos vœux sont exaucés et le tunnel de Maillebroc (387 m) sur la commune de Marsal nous attend! D'autres tunnels plus courts nous attendent sur le parcours et nous découvrons que François n'y est pas à l'aise. Nous nous mettons à rêver d'un tunnel pour éviter les 10 km de montée entre Millau et la Cavalerie Tunnel de Puech Mergou m Tunnel de Maillebroc m Jean-Philippe nous fait remarquer que nous aurions pu nous arrêter manger à St-Juéry Nous continuons de longer le Tarn et nous ferons notre halte à Ambialet car Christian nous indique que c'est un endroit touristique donc il y aura de quoi boire un café. Nous repartons pour 20 km supplémentaires. Nous nous arrêtons au bord du Tarn devant le café fermé! Nous avons pédalé 5 h 20 et parcouru km pour un dénivelé de 980 m. Jean-Philippe donne de nos nouvelles à Francis qui a déjà mangé et qui pédale avec le soleil et le vent favorable. François partage un bidon avec Jean-Philippe car nous ne trouvons même pas de cimetière. Nous ne nous éternisons pas car nous n'avons pas très chaud. Ambialet est situé sur une barre rocheuse très dure qui a interrompu le cours du Tarn, l'obligeant à faire une courbe de trois kilomètres pour revenir à quelques mètres de son point de départ. Dans sa partie la plus étroite, la presqu'île n'a plus alors qu'une trentaine de mètres de large ce qui fait qu'ambialet a la particularité d être construit sur l isthme le plus étroit d Europe. La presqu'île ainsi formée est une crête rocheuse pentue. Elle est dominée par un prieuré et une église romane du XI e siècle construits sur son aiguille schisteuse à 295 m d'altitude. Fief des Trencavel au Moyen Âge et site cathare. Ambialet - Sa presqu'île et son prieuré Nous repartons avec l'intention de nous arrêter boire un café lorsque nous en trouverons un et de faire le plein d'eau. Nous finissons par trouver de l'eau que nous espérons potable sur une aire de pique-nique. Nous suivons le Tarn qui fait la limite entre le département du Tarn et celui de l'aveyron. Pas ou peu de traces de vie humaine. Lorsque nous rencontrons une voiture nous sommes tout surpris! L'exploit a été lorsque deux voitures se sont croisées! A Brousse le Château nous sommes en Aveyron et toujours seuls au monde au milieu d'un paysage un peu déprimant sous la grisaille. Devant le monument aux Morts de Brousse le Château Au village nous espérons trouver un semblant de vie mais à part deux cyclotouristes de Troyes venus en camping-car pour quelques jours et ravis de pouvoir discuter avec les congénères que nous sommes, il n'y a personne. Nous échangeons un moment et en profitons pour manger un peu. Nous continuons de suivre le Tarn. Mis à part quelques improbables pêcheurs installés sous des tentes, nous ne trouvons pas le moindre café. Nous nous demandons même comment il peut exister un camping à Le Batut! Nous devions nous arrêter à Broquiès mais c'est encore un village où les cafés ont fermé depuis bien longtemps. A 17 heures, nous arrivons à Le Truel, une petite commune de moins de 400 habitants. L'un d'entre-nous repère, in extremis, un bar! C'est un établissement multiservices qui fait snack, alimentation, presse mais surtout du café! C'est le premier café depuis St-Juéry que nous avons quitté voilà 65 Le Truel km! Nous avons fait 184 km en 7 h 10. Trop contents de boire un café certains en prennent deux. Christian qui craint de ne pas avoir prévu assez à manger, achète un pain d'épices. Requinqués nous repartons. Nous sommes à 35 km de Millau. Les paysages vont commencer à avoir du charme. Après Pinet nous arrivons dans les Raspes du Tarn qui rappellent les paysages des Gorges de l'ardèche. Nous nous arrêtons ensuite à Saint-Rome du Tarn Cascade des Baumes à Saint-Rome du Tarn Les Raspes du Tarn à une vingtaine de kilomètres à l'ouest de Millau pour prendre une photo devant la Cascade des Baumes : le ruisseau de Lévezac se jette du haut de la falaise de tuf (roche calcaire friable) dans le Tarn en une chute de 18 mètres de haut. C'est de cette cascade que l'acteur Vincent Perez a sauté dans le film Fanfan la Tulipe . Nous arrivons à Peyre, village bâti sur le flanc d un roc colossal qui domine abruptement la rive droite du Tarn. Dans la falaise de tuf, des grottes et des cavernes ont été creusées pour abriter les tribus de nos plus lointains ancêtres. Aujourd'hui la plupart des maisons sont troglodytiques tout comme l église de base romane et fortifiée au XVII e siècle. Peyre établit un trait d'union étonnant entre la beauté de ses vieilles pierres et la prouesse technologique que représente le viaduc de Millau. Entrée dans Peyre Intérieur de l'église de Peyre Comme par magie le soleil fait sa première apparition de la journée à 18 h 45 juste avant d'apercevoir le viaduc de Millau. Nous le contemplons puis nous nous apprêtons à pédaler dessous mesurant alors toute sa majesté et la prouesse que représente sa construction. Le viaduc de Millau en quelques chiffres : Ouvert à la circulation le 16 décembre mètres de long. 7 piles. Hauteur de la plus haute pile 245 m. 154 haubans : 11 paires par pylône. Largeur du tablier 32 m soit l'équivalent de 17 hommes, bras tendus. Poids du tablier d'acier tonnes soit éléphants d'afrique. Hauteur maximale 343 m soit 19 mètres de plus que la Tour Eiffel. Hauteur des pylônes 87 m soit un immeuble de 29 étages. Volume de béton tonnes soit l'équivalent du poids à charge d'environ 5 fois le porte-avions Charles de Gaulle à pleine charge. Pente 3,025 %. Coût de la construction 400 M. 3 ans de construction. Nous traversons ensuite les faubourgs de Millau où nous devons pointer. Il est aux alentours de 19 h 30. Nous trouvons une boulangerie pour les coups de tampons. Nous appelons la pizzeria pour prévenir de notre heure d'arrivée. Puis nous nous engageons dans la montée vers la Cavalerie. François nous demande de revêtir nos gilets jaunes et nous allumons nos lampes arrière. Je partage mon bidon avec Jean-Philippe qui est encore à sec. Nous montons régulièrement pendant 8 km avant d'enchaîner sur un faux plat montant de 14 km. Au détour des virages nous ne nous lassons pas d'admirer le viaduc magnifiquement mis en valeur par les derniers rayons du soleil. Nous découvrons ensuite le plateau du Larzac qui assure un vrai dépaysement. Dommage que la nuit tombe déjà car nous ne profiterons plus du paysage! La pizzeria est à la sortie de La Cavalerie. Il est 20 h 45. Nous avons parcouru 244 km en 10 h et m de dénivelé. Nous sommes bien contents de faire une pause. Faute de pâtes au menu, chacun commande une pizza. J'oublie de demander une formule sans fromage pour un plat plus digeste. François dévore sa calzone en un temps record. Christian, Jean-Philippe et moi ne terminons pas nos assiettes. Les pizzas sont bonnes mais peu compatibles avec la nuit qui nous attend. A l'exception de François, nous prenons un dessert (tarte industrielle aux pommes ou aux abricots avec de la Chantilly!!). Pendant le repas, nous prenons des nouvelles de l'équipe de Francis par textos. Nous nous demandons si nous serions capables de faire la Vélocio si la météo nous était défavorable ce qui nous amène au cas des cyclistes qui s'engagent sur Paris-Brest-Paris... Comment faire km en moins de 80 heures soit plus de 3 jours et donc 3 nuits? Comment enchaîner 3 Vélocio? Comment se reposer? Visiblement nous ne sommes pas prêts! Nous nous contenterons donc, modestement, de la Vélocio! Nous nous couvrons pour la nuit : cuissard long, veste thermique du club et les surchaussures car je crains le froid humide lorsque nous descendrons dans les Gorges de la Vis. A 22 h 15 nous repartons. Il fait trop noir pour tester le vélo-rail du Larzac : dommage car nous nous serions bien amusés! Le profil de notre parcours nous est favorable puisque le gros des montées est passé. Nous sommes dans le Parc Naturel Régional des Grands Causses inscrit au patrimoine mondial de l'unesco. Je suis frustrée que cette partie qui doit présenter de jolis paysages se fasse de nuit. Il faudra revenir pour profiter des paysages Nous traversons L'Hospitalet du Larzac, Le Caylar puis Saint-Pierre de la Fage où nous devons envoyer une carte postale à Mme Hugon. Nous cherchons une boîte aux lettres dans ce petit village de 300 âmes. Le vent souffle en rafales et nous nous disons que la Vélocio avec de mauvaises conditions climatiques serait une autre paire de manches! Nous repartons sans traîner sous les rafales direction St-Maurice de Navacelle. Nous quittons l'aveyron pour le département de l'hérault. Nous avions prévu une pause mais nous préférons reporter un peu car une grosse descente de 6 km avec une succession de virages en épingle à cheveux nous attend pour plonger dans les Gorges de la Vis. Nous redoublons de vigilance sauf Christian qui fonce. Je suis alors bien contente de mettre mon éclairage en position maximale! Non sans surprise c'est à ce moment que le thermomètre affiche sa température la plus basse : 4. Une fois sur le plat, dans la forêt domaniale de la Vis nous rencontrons un sanglier qui se demande ce que nous faisons à cette heure à vélo! Nous ne nous arrêtons pas pour lui répondre Plus loin ce sont deux bestioles que nous prenons pour des petits blaireaux ou des ragondins mais nous ne longeons pas de cours d'eau Comme Jean-Philippe a prévu de rouler plus lentement la nuit, nous en profitons pour nous ménager de nombreuses pauses. Vers minuit, nous nous arrêtons à Groniès où nous trouvons deux bancs. François en profite pour s'allonger. Nous avons tous un peu de mal à digérer nos pizzas. Alors que nous ne sommes arrêtés que depuis 15 minutes et que nous nous demandons comment on peut vivre dans ces petits villages, une dame nous demande de partir car nous l'empêchons de dormir depuis une demi-heure! François lui répond que nous n'allons certainement pas rester là! Nous repartons au bout de 20 minutes pariant que la dame va demander au Maire de déplacer les bancs à cause des noctambules! Nous quittons les Gorges de la Vis direction Ganges où nous sommes à 20 km de St-Martin de Londres, l'endroit où nous avions pris notre repas du soir bien gras l'an dernier. Nous arrivons dans le département de notre destination : le Gard. A 2 heures du matin nous faisons un nouvel arrêt à Saint- Hippolyte du Fort car nous devons encore écrire à Mme Hugon. Le compteur affiche 329 km, m de dénivelé. Alors que nous voyons un sac qui semble abandonné, Jean-Philippe pense prévenir les s
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